Je l'ai joué avec ma table hier soir. Les joueurs sont toujours sur le chemin du retour du monastère de Tuath, et après avoir fait un arrêt à Gévon, poursuivent leur route de retour vers Déarg.
La partie a repris à Gévon. L'accueil des villageois avait été plutôt froid, heureusement que le marchand Verber avait plutôt sauvé la mise. Finalement, les PJ décident de ne pas traîner trop sur place, d'autant plus que l'automne de plus en plus présent n'incite pas trop à traîner pour franchir les montagnes qui leur permettront de rentrer en Taol-Ker.
Après un repas vite expédié le midi avec les villageois, et quelques nouvelles frasques sexuelles du barde (qui a montré le contenu de son pantalon à une serveuse qui refusait ses avances !!
La dernière fois, j'avais bien insisté sur la dureté des voyages dans la péninsule, notamment en montagne alors que l'automne est bien installé, et qu'on doit fuir précipitamment un endroit sans l'équipement adéquat. Cette fois, sans écarter cette partie du voyage qui me semble quand même intéressante dans cet univers, j'ai préféré me concentrer sur le canevas.
Le barde était toujours malade du précédent scénario, mais n'a pas reçu de soins suite à une dispute entre lui et le médecin concernant la lecture et la possession du livre de Jalan. Ils ont bivouaqué une nuit dans des conditions plus clémentes que les jours précédents, et ont poursuivi leur route le lendemain dans un sous-bois.
La confrontation avec les oiseaux
Lors de la deuxième journée de marche, la météo est moins clémente que la veille : crachin, humidité en sous-bois... l'ambiance dans le groupe est moins à la discussion, ils cheminent silencieusement, les sons sont étouffés. Après une rapide pause casse-croûte, l'après-midi reprend dans le sous-bois, ils ont maintenant hâte de rentrer à Déarg... jusqu'à ce qu'ils prennent conscience que de plus en plus d'oiseaux sont présents autour d'eux. Ils ne s'inquiètent pas tout de suite de la situation, et continuent d'avancer. Mais les oiseaux sont de plus en plus nombreux, d'espèces différentes (même si il y a quand même beaucoup de corbeaux ^^), et les suivent du regard.
Là, ils commencent à se poser des questions, mais ne voient pas trop de solutions à la situation, qui n'est pas non plus menaçante : ils ne voient pas l'intérêt de rebrousser chemin, et se voient encore moins couper à travers bois en traînant la mule du médecin derrière eux.
Alors que l'orée du bois commencent à se préciser, la nuée attaque (merci les caracs de la p74 ! ). Étant donné qu'ils ne sont pas trop portés sur le combat, je n'ai pas trop voulu bourriner sur les caracs des oiseaux (j'ai gardé celles du livre, qui sont celles de 10 oiseaux), mais j'ai quand même réussi à instaurer la panique de la façon suivante :
- je leur ai laissé entrevoir un échappatoire dans les montagnes proches ("quelques centaines de mètres, difficile à estimer avec un champs de vision restreint par les oiseaux qui volent autour de votre visage") ;
- la mule a fini par paniquer, et se cabrer : du coup, gros stress du médecin (c'est SA mule, et de la varigale arrivée à la rescousse) pour la faire avancer ;
- je leur ai fait tirer des jets de prouesse pour leur éviter de trébucher étant donné les conditions et leur précipitation : difficulté standard dans un premier temps, puis au round suivant difficulté compliquée en cas d'échec, ce qui entraînait alors une chute... et là attention, pour le coup je me suis lâché, c'était 1D5 points de dommages !
Après 6 ou 7 rounds à maltraiter mes PJ (ils avaient avancé d'environ 100/150m), ils ont donc été soulagés d'entendre les trompes de Dorn et Kynan éloigner les oiseaux. Ça tombe bien, c'est ce que je voulais.
Dans le repaire de Dorn
C'est donc tous plus ou moins amôchés (sauf la varigale) que le groupe s'est réfugié chez le couple de mineurs. Étant donné qu'ils ne sont pas très portés sur le combat, j'ai préféré ne pas ajouter d'adversaires supplémentaires avec leurs deux enfants.
L'accueil est très chaleureux, et les PJ ne se méfient pas. Dorn leur propose tout de suite l'hospitalité, j'ai présenté Kynan comme une femme soumise (ce qu'elle n'est pas en réalité selon moi), qui s'affaire tout de suite en cuisine pour préparer une plus grosse quantité de soupe que prévue.
Là, j'avoue que j'ai eu un peu de mal sur la suite, parce que j'ai été confronté à un dilemme important : je ne voyais pas comment mes PJ s'en sortiraient, si ils tombaient complètement dans le piège... mais ils étaient naturellement trop confiants ! J'ai donc commencé par leur faire tirer des jets de perception, pour essayer de leur glisser quelques indices... chose très maladroite bien entendu, car à partir de là, ils ont commencé à se méfier de tout ! Seul le barde a voulu goûter l'eau-de-vie de Dorn, et le médecin n'a même pas voulu goûter au plat de Kynan...
Ils se sont finalement couchés dans la cuisine, en mettant en place des tours de garde ! Kynan et Dorn ont quant à eux rejoint leur chambre attenante.
Confrontation avec Dorn et Kynan
Lors du tour de garde de chacun des PJ, je leur ai fait tirer les jets de vigueur pour savoir si ils succombaient au sommeil, ce qu'ils ont tous surmontés...
Comme le barde ne dormait pas, je leur ai quand même fait tirer des jets de discrétion en opposition avec la perception du barde, pour savoir si leur embuscade serait couronnée de succès... ce qui ne fut pas le cas ! Heureusement pour le barde, qui n'y aurait sans doute pas survécu le pauvre. Il donne donc l'alarme, reçoit un premier coup de Dorn, réplique, puis reçoit un deuxième coup de la part de Kynan cette fois. Vive les points de survie, ceux-ci lui ont permis de ne pas mourir des suites de ce deuxième coup de gourdin !
Le médecin et la varigale sont alors entrés dans la danse : voyant que la situation tournait en sa défaveur, Dorn a cherché à rejoindre la grotte sacrificielle. Cela a permis à mes joueurs de reprendre le dessus (seule Kynan était en attitude de combat, mais défensive, Dorn étant en mouvement), le combat a été expédié en 3 rounds, premier combat véritablement rapide et violent qu'ils aient vécu !
Kynan en est morte, mais ils ont réussi à assommer Dorn (je n'ai d'ailleurs pas trouvé de règles spécifiques dans le livre I Univers dans le feu de l'action, y en a-t-il ?
Épilogue
Le médecin voulait garder Dorn vivant pour le torturer (sa spécialité
Après un temps de recherche dans la mine, ils ont fini par trouver ladite grotte, et ont vu les symboles qui recouvraient les murs. Là, j'ai simplement dit au barde que ça ressemblait aux symboles utilisés par les démorthèn...
D'où une question qu'ils se posent maintenant : KWUÂ ?? Les Démorthèn, ils font des sacrifices humains ? Mais c'est dégueu tout ça !
Après ça, le retour vers Déarg s'est terminé sans anicroches (fin de soirée, tout le monde était claqué...).
On devrait poursuivre sur Loch Varn, enfin !
Commentaires et remarques