Aliath a écrit :[...] et j'avoue que je sèche sur le conseil, les osags, et les factions extrémistes...
Des idées?
Sinon, pour répondre à ça, il existe quelques pistes disséminées à différents endroits du forum.
-
les osags et leurs conseils : l'aide de jeu sur les osags n'est pas terminée (faudra d'ailleurs que je m'y remette), mais tu y trouveras déjà pas mal de matériel, justement sur... Les osags, leurs structures, leurs traditions, leurs conseils, la place des démorthhèn dans leur société, etc...
http://www.esteren.org/forum/viewtopic.php?f=18&t=817
- les factions extrémistes/bizarres : j'avais développé la faction des
Aislingar (= Berserkr)/Aistear(= rêveurs), une faction démorthèn puissante dont les pouvoirs sont basés sur l'oniromancie, et qui a fini par être détruite lors des guerres osag. L'avantage de cette faction, c'est qu'elle colle parfaitement avec les idées de souillure de Corann Rinh, les Dréin et les féondas.
La tradition des rêveurs
Les suivants de cette tradition perdue croyaient que le monde des rêves était le royaume des morts, des esprits et des "Dieux", et que chacun y était lié.
Cette conception revêtait également une forte connotation totémique.
Au cours de l'Agaceann qui précède l'âge adulte, chaque enfant devait passer un rituel initiatique au cours duquel des rêves, envoyés par les esprits, lui révèleraient sa véritable nature sous la forme d'un animal, et plus rarement d'un végétal ou d'un minéral.
A cette occasion, ceux qui avaient la vision violente d'un animal particulièrement puissant et féroce étaient en général destinés à devenir Berserkr, et étaient tenus en très haute estime. Ceux qui faisaient des rêves ésotériques ou prophétiques, particulièrement ceux qui rêvaient d'un arbre, étaient destinés à devenir Rêveurs, et étaient considérés avec plus de déférence encore.
C'est également à cette tradition que Tri-Kazel doit le fameux Turga'ch, ainsi que le rituel mortuaire selon lequel un masque est posé sur le visage du défunt.
Le Turga'ch, cet élément qui peut venir à bout des féonds, mais se brise comme du verre s'il est mal travaillé, n'était pas un métal. Il s'agissait en réalité des rêves qu'un guerrier plaçait dans son arme. Ces rêves symbolisaient tout ce qui faisait le guerrier : son honneur, son courage et sa foi.
Cet élément a indirectement survécu à travers les Reliques du Temple, qui ont un processus de création similaire, puisqu'il s'agit de puissants fragments de foi, tellement pure et intense qu'elle s'est matérialisée dans une enveloppe physique sous la forme de cristaux à la blancheur éclatante.
Le rituel mortuaire quant à lui consistait à placer un masque en pierre, en bois ou en métal sur le visage du défunt, afin que les rêves de ce dernier conservent un ancrage dans le monde matériel, et que "l'âme" ne se dissolve pas peu à peu dans le néant.
Cette tradition, différente mais complémentaire du courant démorthèn axé sur le respect des esprits de la nature, faisait autrefois partie du mouvement démorthèn dans son ensemble, et y jouissait d'une grande considération.
Elle joua par ailleurs un rôle déterminant lors de l'Aergewin, apportant à l'humanité la puissance du Turga'ch, des Berserkr et des Rêveurs pour combattre les féondas. C'était du reste la combinaison des pouvoirs de toutes les traditions démorthèn qui rendait possible le rituel permettant de sceller les féonds.
Cependant, cette tradition paya un lourd tribut en vies à l'Aergewin : les berserkr mouraient par centaines en première ligne tandis que les rêveurs, aux esprits plus sensibles, succombaient plus facilement à la corruption et à la folie.
Pire encore, de nombreux défunts, dont les rêves étaient attachés à leur masques, se relevèrent pour combattre leurs anciens alliés aux côtés de l'engeance féonde, sur laquelle ils semblaient exercer une certaine autorité. Personne ne fut en mesure d'expliquer ce phénomène, qui semblait étrangement épargner les démorthèn et les rêveurs.
A l'issue de ce conflit titanesque, la tradition des rêveurs était brisée : ses effectifs avaient été décimés, une partie de son savoir était irrémédiablement perdu et sa réputation avait subi des blessures qui ne guériraient jamais.
Lors de la phase de reconstruction qui suivit, des dissensions se firent parmi le mouvement démorthèn. Certains jugeaient en effet les rêveurs responsables de l'Aergewin, tandis que d'autres pointaient du doigt le phénomène des morts qui revenaient à la vie. La confiance mutuelle, si forte auparavant, se changea en méfiance, bien que l'unité du courant démorthèn tint bon, tant bien que mal.
L'influence des rêveurs décrut encore dans les siècles qui suivirent. A cause de l'ignorance, et des anciennes légendes, ils souffraient d'une triste réputation auprès des habitants de la péninsule, qui s'en méfiaient, de manière souvent injustifiée les confondant même parfois avec des Morcails.Il ne resta bientôt plus que quelques tribus particulièrement traditionnalistes à suivre ce courant.
Puis vinrent les guerres Osag.
Elles portèrent le coup de grâce aux rêveurs, qui se rangèrent derrière ceux qu'ils considéraient comme les opprimés et les résistants, à savoir les chefs Osags qui luttaient pour leur indépendance.
Ils furent vaincus en même temps que les clans, et les rares survivants furent trahis une dernière fois par leurs alliés d'hier. En effet, les démorthèn prirent la décision de les expulser officiellement du mouvement, au terme d'un grand conseil particulièrement bref. Le souci de se placer du côté des vainqueurs en soutenant l'autorité royale naissante joua sans doute beaucoup dans cette décision. Les rêveurs, déjà marginalisés, constituaient un bien faible sacrifice au regard de la survie de la tradition démorthèn.
Désormais, les rêveurs étaient traités de Morcails, et pourchassés comme tels. Quelques générations plus tard, la tradition avait complètement disparu, ne survivant que dans quelques légendes et rituels dont tout le monde avait oublié la signification.
- Autre idée de faction extrémiste/bizarre : la faction des
"enfants de Mère la vie" de l'image d'une reine possède en réalité
l'art du Liadh, ce qui lui permet de communiquer directement avec "l'âme de la Nature/Esteren". Cela rejoint la théorie selon laquelle les féondas sont en quelque sorte des "anticorps" créées par une "Gaïa Esternienne" lorsque les humains se comportent comme des parasites (en exploitant le Flux, en utilisant trop la magie, etc). Cette théorie avait également été évoquées dans nos spéculations, et cela pourrait faire une bonne base pour tes scénarios, puisqu'elle fait le lien entre Flux, féondas et Morcails.
- autre idée encore pour les factions extrémistes/bizarres : dans sa campagne "le faux qui s'incarne est la légende", Elwe avait développé une
faction démorthèn dédiée à la justice, ainsi qu'un Dréin au passé humain, qui constituent tous deux d'excellentes sources d'inspiration. (D'ailleurs, les scénars de sa campagne sont assez bons, et certains peuvent être joués en one shot).
http://www.esteren.org/forum/viewtopic.php?f=16&t=425
Voilou...
Edit : j'avoue que ce post contient une certaine dose d'auto-promotion.