Tosheros a écrit : De nos jours on entends plus beaucoup ce genre de sons, mais il y a une douzaine d'années comment on les entendait les gens qui nous parlaient depuis un téléphone portable?
Heu... J'irais peut-être pas jusque là...
Tosheros a écrit : De nos jours on entends plus beaucoup ce genre de sons, mais il y a une douzaine d'années comment on les entendait les gens qui nous parlaient depuis un téléphone portable?
Ah, non, je ne suis pas du tout d'accord! Pour moi, Ciany est employée, et pas interlocutrice d'un call center/une hotline!Tosheros a écrit :Elle entend des vooooooooix
Et de temps en temps elle a des envies de meurtres irrépressibles, moi quand j'appelle la hotline de mon FAI pour demander pourquoi ma box marche plus et qu'ils me mettent sur disque d'attente pendant deux heures, je les éprouve moi aussi très fort...
pour ma part, je vois plutôt un choix entre "rendre le surnaturel flashy ou non", tout en ne remettant pas en question le fait que ce surnaturel existe.Elwe a écrit : Si tu regardes dans les scénarios de la gamme, les auteurs donnent souvent le choix d'incorporer ou pas le surnaturel. Pourtant l'histoire est unique. On a donc deux solutions : soit les PJ sont toujours confrontés à des évènements à l'origine surnaturelle mais sans jamais la voir, soit il n'y a pas de surnaturel, les PJ interprètent juste comme telle des évènements qu'ils ne peuvent comprendre.
J'aurais plutôt tendance à dire que ce qui définit un Morcail, c'est l'usage qu'il fait de son pouvoir, et non les instruments qu'il utilise (les oghams, qui peuvent éventuellement être corrompus à la longue).A ce propos, on dit bien que les oghams des Morcails sont différents de ceux des demorthens car il faut qu'ils plient les esprits à leur volonté. Quel meilleur moyen que d'utiliser la substance qui a un effet sur eux, et que les demorthens n'utiliseront donc jamais ? Voilà encore un élément étayant cette théorie.
Encore plus intéressant!Pour revenir à l'origine Temple/Magience, je pense qu'il y a vraiment un lien avec l'écoulement du temps. Les magientistes ont une technologie "d'un autre age", leur arrivée d'un endroit fréquenté par des barbares peut laisser supposer un "truc" avec le temps, ...
C'est ça.Arthus a écrit :Si j'ai bien tout compris,
...
Ce résumé est-il correct, dans les grandes lignes?
Quand tu regardes les scénarios, choisir de ne pas utiliser le surnaturel ne le rend pas moins flashy : il passe carrément à la trappe ! ^^pour ma part, je vois plutôt un choix entre "rendre le surnaturel flashy ou non", tout en ne remettant pas en question le fait que ce surnaturel existe.
Effectivement, les deux explications se valent.J'aurais plutôt tendance à dire que ce qui définit un Morcail, c'est l'usage qu'il fait de son pouvoir, et non les instruments qu'il utilise (les oghams, qui peuvent éventuellement être corrompus à la longue).
Effectivement. Mais bon, le côté instrument à pile renvoie à une connotation résolument moderne, bien que ça ne soit que l'impression du lecteur.Encore plus intéressant!Cette réflexion m'a amené à me poser une question à laquelle je n'avais pas encore songé : peut-on vraiment dire que le savoir magientiste soit "d'un autre âge", dans un monde où la magie existe?
Or, je me demande si ce n'est pas précisément un élément que les auteurs ont cherché à nuancer. En effet, on pourrait de prime abord croire que Tri-Kazel serait un "pathfinder du pauvre" (on prend trois thèmes récurrents dans le jdr, on en fait trois pays qu'on colle n'importe comment et hop, on a un monde...), or on constate après une première lecture que le monde d'Esteren est sans doute beaucoup plus fin que cela. Il ne se résume en effet pas à la coexistence sur une même île des druides de l'antiquité, des chrétiens du moyen-âge et des scientifiques victoriens.Effectivement. Mais bon, le côté instrument à pile renvoie à une connotation résolument moderne, bien que ça ne soit que l'impression du lecteur.
Et puis l'ordre "tendances celtiques" [VIII av JC - III ap JC] à la Talkeride, "tendances médiévale catholique [VI - XV] à la Gwidrite et "tendance époque moderne" [XIX - XX] à la Reizhiste est assez flagrant ! (vive la référence temporelle !!)
Je comprend parfaitement ton point de vue.Arthus a écrit :Avec un tel secret, les auteurs risquent de décevoir pas mal d'adeptes des Démorthèns et du Temple (et du surnaturel en général).
En effet, on pourrait de prime abord croire que Tri-Kazel serait un "pathfinder du pauvre" (on prend trois thèmes récurrents dans le jdr, on en fait trois pays qu'on colle n'importe comment et hop, on a un monde...), or on constate après une première lecture que le monde d'Esteren est sans doute beaucoup plus fin que cela. Il ne se résume en effet pas à la coexistence sur une même île des druides de l'antiquité, des chrétiens du moyen-âge et des scientifiques victoriens.
Exact, nous définissons Esteren comme un jeu d'horreur dans le sens où il répond à cette définition littéraire de ce mot :l'horreur dans Esteren provient d'une confrontation avec l'indicible, avec une vérité telle qu'elle provoque l'effroi.
C'est le postulat de base, c'est qui fonde le jeu. En effet, il s'agit de donner au meneur la possibilité de confronter ses joueurs à ce sentiment, à cette sensation exacte de se retrouver soudain devant un océan immense et insondable.Horreur
2. Littér. [Avec un adj. caractérisant; correspond à horrible A 1 littér.] Profond saisissement de crainte mêlée d'admiration respectueuse devant le sublime, le mystérieux. Une divine, pieuse, religieuse, secrète horreur. Le vaste océan (...) formait un ensemble qui saisissait d'une sainte horreur (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène, t. 2, 1823, p. 525).
C'est exactement le risque et un système inhérent à l'horreur : lorsque la sinistre réalité est découverte, que reste-t-il ?Avec un tel secret, les auteurs risquent de décevoir pas mal d'adeptes des Démorthèns et du Temple (et du surnaturel en général).
Je ne puis donc qu'être complètement en phase avec ce passage, en dehors de la dernière phrase, qui de plus contredit directement ta propre citation du début. Retire l'indicible à la confrontation et tu n'as plus d'horreur, simplement une nouvelle menace, connue et que l'on peut donc affronter. Plus de peur mais de la crainte et de l’appréhension, plus d'ennemi mais un adversaire. Un peu comme du pain sans sel en définitive : ça se mange mais c'est moins bon.C'est, à mon sens, une richesse inestimable pour poser une ambiance : le doute. Car les joueurs ne font pas semblant de douter, ils doutent vraiment. C'est irremplaçable. C'est pourquoi, à mon sens, Esteren vit actuellement son âge d'or pendant laquelle l'ambiance est à son paroxysme. Si on pousse cette idée, je serais presque opposé à la publication des Secrets pour maintenir cet état de doute qui est un immense atout pour l'ambiance autour de la table. Mais Esteren n'est pas un jeu à mystère, c'est un jeu d'horreur, et la confrontation avec l'indicible devra avoir lieu !