Je en sais pas si c'est le bon endroit, mais je me lance sur une question qui me titille.
Il est acquis que la "Foi" et les Miracles coexistent au sein du temple.
Je dis coexistent, car il semble qu'on puisse avoir de la foi sans miracle (ne serait ce que d'un point de vue technique, avec les points d'exaltation), et des miracles sans La Foi.
Ou en tout cas en ayant des valeurs un peu contraires aux enseignements de l'Unique (soit que ces valeurs soit partiellement contraires, soit que le personnage en question a une version toute personnelle et un peu dévoyée de la foi, ex: Garan dans le monastère du Tuath).
Aujourd'hui je m'interroge non pas sur le pourquoi c'est possible (j'ai compris que ce serait éclairci dans le livre secrets; d'autre part est ce un hasard que "exaltation" recouvre à la fois un cas de folie et le décompte de "point de magie" des servants du temple ??
En effet, dans le livre de base, il est dit clairement que "utiliser des miracles à des fins personnelles" c'est mal vu, et puni... donc que c'est possible...
Pourtant les enseignements de l'Unique -Gloire à Son Nom- m'ont l'air d'aller à l'encontre de ça.
Sans parler des déviances magiques évoquées dans le livre 2, l'existence des Sigiles, et la punition des pratiques "à visées personnelles" me font penser que l'utilisation de miracles est clairement reconnue comme pouvant être dévoyée.
Or, s'il s'agit d'un don de l'Unique, comment peut Il Se tromper ? Dans ce cas, n'y a t il pas une bonne raison à ce qu'il accorde des miracles à quelq'un (les voies de l'Unique sont impénétrables ?) Par conséquent, comment pourrait on juger (inquisition, etc...) quelqu'un qui effectue des miracles ?
Au contraire, quelqu'un qui n'aurait pas la possibilité d'exercer des miracles ne pourrait il pas voir sa foi amoindrie / remise en cause s'il voit que l'Unique accorde ses bienfaits à quelq'un qui visiblement bafoue les ordonnances ? (en pratique, ce dernier aura plus de mal à récupérer ses points d'exaltations, mais reste que potentiellement, il peut arriver à quelquechose.)
La question pourrait se poser pour les demorthen (et semble se poser), mais là où ces derniers semblent avoir une vision de communion avec les forces de la nature (donc, intangiblement, elles sont là, après l'utilisation reste libre -mais soumise au "code de déontologie demorthen- ), les adeptes du temples tiennent leurs capacité de l'Unique. Donc ne sont ils pas censés être "Unique approved" ?
Si tel n'est pas le cas, les adeptes font ils une dissociation entre miracle et foi ? (et du coup, pour le dogme, on dirait que ça remets pas mal de chose en cause, non ? ).
Entre le pervers libidineux qui maîtrise le miracle de guérison, et le "sage" qui médite et applique les ordonnances sincèrement, mais qui ne fait pas de miracles, comment les jeunes adeptes pourront vivre ça, par rapport à leur foi ?
Je ne sais pas si je m'exprime clairement, mais tout ça me pose question. Pas sur le fait que untel fasse des miracles et pas untel, mais plus profondément sur la perception de cet état de fait (la réalisation de miracle possible malgré un comportement incompatible avec l'Unique) au sein du clergé.
Ou bien me goure-je ?