J'ouvre ce sujet pour développer certaines élucubrations qui m'étaient venues en participant à cette discussion
Sachant que mes idées prenaient peu à peu forme d'une part, et qu'il y avait un risque réel de dévier de la discussion initiée par Casaïr (les morts-vivants), j'ai décidé d'ouvrir un sujet à part.
Mon idée est donc la suivante : une tribu, voire carrément une "meute" de primitifs troglodytes et nécrophages, qui cohabitent avec un ou plusieurs dréin(s) ou féond(as).
Ce "peuple" serait très instinctif, rejetterait l'humanité au point de nier qu'il est lui-même constitué d'humains, et s'identifierait aux féondas et aux dréins, qui sont l'incarnation de la terreur et des super-prédateurs de l'humanité.
Ils organiseraient ainsi des raids depuis leurs grottes, grimés pour ressembler à des féondas, dans le but d'enlever des humains, qu'ils tuent à coups de dents, d'ongles ou de pierres avant de les dévorer une fois morts.
De même, ils sraient enclins à violer les sépultures pour en emporter les défunts, qu'ils dévoreraient ensuite.
Ces actes revètiraient une double signification : assurer sa subsistance (nourriture), et traque de l'humanité et de tout ce qu'elle représente (d'où le saccage de sépultures, qui réprésente la civilisation, qu'ils haîssent instinctivement).
Au niveau culturel, ce peuple aurait régressé au point d'avoir perdu le langage parlé, aucquel se serait substitué un langage instinctif complexe et inconscient basé sur le non-verbal (cris, attitudes, odeurs,...) les rapprochant d'animeaux sociables comme les loups.
Toutefois, ils auraient conservé des relents de sentiment du sacré propre à l'humanité, mais sous une forme (à nouveau) instinctive : ils confectionneraient des statues de chair avec les "meilleurs morceaux" des leurs (récupération des jambes de quelqu'un qui est rapide à la course, par exemple) lorsqu'ils viendraient à décéder, dans le but de faire "survivre" les meilleures qualités de chacun d'eux en une parodie de féond (également constitués d'un patchwork d'éléments en décomposition), qui représenterait à la fois un exemple à suivre, et une forme de survie collective par-delà la mort.
Ces "statues de chair", ainsi que les lieux dans lesquels elles se trouvent (des grottes très profondes) se seraient par ailleurs peu à peu chargées de la mémoire collective de ce peuple, au point de devenir de véritables "lieux et objets de pouvoir" au fil du temps, capables de transmettre l'histoire de ce peuple depuis sa création sous forme de sentiments et de rêves.
Enfin, il semblerait qu'une forme de "reconnaissance" mutuelle se soit développée entre les féondas/dréins et ce peuple : chaque partie aura sans doute inconsciemment reconnu en l'autre un état d'esprit proche, au point qu'un semblant de sentiment d'apparentement ait vu le jour.
Ainsi, les dréins/féondas ignorent la plupart du temps le peuple troglodyte, ne lui faisant pas le moindre mal. Le peuple troglodyte, quant à lui, se comporte un peu comme avec des parents vis-à-vis de ces entités : ils reconnaissent leur supériorité, ne les dérangent pas, voire les défendent lorsque cela s'avère nécessaire. Et dans de rares cas, il semblerait que les dréins/féondas le leur rendent en les défendant à leur tour, bien que la différence entre la protection du peuple troglodyte et le massacre d'humains ne soit pas toujours bien nette.
Pour terminer, je dirais que les thématiques que je souhaiterais développer avec ce "peuple" seraient celles du rejet, de la définition de l'humanité (qu'est-ce qui est humain, qu'est-ce qui ne l'est pas?), et le positionnement du bien et du mal vis-à-vis de cette notion d'humanité.