Hop, mon tour de poster ma vision des Varigaux
Histoire de partager

C'est brut de décoffrage mais bon, j'avais pas prévu de faire un truc hyper chiadé à la base. Si ça plait, je pourrais toujours ajuster le tir.
Petite nouvelle d'introduction:
Enfin arrivé au bout du chemin tortueux menant tout en haut de la colline, Killian pouvait désormais voir la petit maison au toit de chaume, malgré la brume naissante en cette heure tardive. Il avait fait chaud aujourd’hui et avec le rafraîchissement du soir, toute l’humidité de la terre s’échappait pour former des langues des brumes immobiles, comme des rubans vaporeux enveloppant cette scène pittoresque. Malgré l’obscurité, Killian pouvait discerner la présence d’un potager et même d’un enclos, bien qu’aucun animal n’était visible. Le bâtiment formait un “L” et devait surement abriter une étable ou un abri de ce genre.
Un fin filet de fumée sortait de la cheminée, et au moins une ombre bougeait à l’intérieur, preuve s’il en est que son hôte était présent. Une bonne chose. Il n’avait pas fait tout ce chemin pour devoir rebrousser chemin en une heure si tardive. Même en étant un Varigal, il est des précautions que l’on ne saurait éviter.
La douce Damthàir Cailin avait été très évasive sur l’identité réelle du vieil homme qu’il était sur point de rencontrer. L’ours, comme elle l’appelait, était un homme discret mais semblait détenir des informations concernant son ancien mentor, Armanz.
Ses doigts caressèrent la tête de Cerf de son Caradh tandis qu’il restait impassible, à l’écoute de la nature et du monde alentours. Tout semblait calme et serein. Kilian ne ressentait pas ce picotement dans la nuque annonciateur d’un danger ou autre déconvenue. Rien ne laissait supposer que quelque chose allait mal tourner.
Tandis qu’il se rapprochait de la bâtisse, Killian sentit une odeur particulièrement plaisante. de toute évidence, on faisait rôtir quelque chose de goûteux. Une ombre passa non loin, presque hors du champ de vision du Varigal, sur sa gauche. La bête à quatre pattes ne fit rien pour dissimuler sa présence et le chien loup de la défunte Hilga trotta allègrement en direction de la fenêtre, légèrement ouverte. Toutefois, lorsque des aboiements violents se firent entendre, Poppy s’arrêta subitement. Quelques secondes plus tard, la porte s’ouvrit et deux mastiffs sortirent en trombe, rapidement stoppés par leurs laisses, tenues par la silhouette d’une homme occupant tout l’encadrement de la porte. Même à cette distance, il ne faisait aucun doute que l’homme était une force de la nature. Killian comprenait enfin pourquoi Cailin le surnommait l’Ours. La seule chose qu’il espérait était que son humeur différerait un peu de cliché.
Après avoir jeté un rapide coup d’oeil à la bête à la couleur neige, l’homme ne tarda pas à l'interpeller, d’une voix sourde et puissante.
- Que me vaut une visite si tardive l’ami? dit-il en maintenant sa poigne sur les laisses des mastiffs qui tiraient toujours pour sauter sur le chien loup.
- Une amie à vous m’a dit où je pouvais vous trouver. J’aimerais que vous m’éclairiez sur quelques points.
- Une amie? Qui ça?
- Cailin, du village de Brieg, répondit Kilian.
Le temps sembla s’arrêter. Même les chiens s’arrêtèrent d’aboyer, rendant la scène encore un peu plus étrange et insolite.
- Mouss, Rugg, à votre place! ordonna-t-il sèchement et en laissant rentrer ses chien.
Il décrocha leur laisses et poursuivit.
- Votre chien loup devra rester dehors.
- Ce n’est, à vrai dire, pas véritablement mon chien. Il me suit de son propre chef.
- Etrange. Vous me raconterez tout ça à l’intérieur. Je me demande bien ce qu’un Varigal peut bien faire de ce côté-ci des montagnes, et .. de savoir comment va la belle Cailin.
- Comment savez-vous que je suis un Varigal?
- Les sentiers qui mènent à ma maison ne sont pas si faciles à trouver. Seul un Varigal, rompu aux voyages dans la nature, a des chances de la trouver avant la nuit, quand on la trouve.
En fin de compte, son hôte, Brognar, s’était révélé plus sociable qu’il n’avait paru de prime abord. D’abord bourru et méfiant, il s’était assoupli rapidement, laissant apparaître un homme cultivé et agréable. En fait, il était devenu très difficile de l’arrêter de parler. Toute la carapace qu’il se forgeait pour paraître inaccessible avait bel et bien disparu.
- Je comprends pourquoi Cailin t’a envoyé vers moi. Le Caradh que tu portes n’est pas anodin. Même une bonne Damathàir, rompu à l'enseignement, ne devrait pas pouvoir reconnaître ces signes. Pourtant cela semble être le cas.
Laissant de côté l’étrangeté des connaissances de Cailin, il poursuivit.
- Là, le ferrage de ton bâton. Armanz ton mentor n’a pas eu le temps de tout t’apprendre sur la guilde des Varigaux, ou devrais-je dire, LES guildes des Varigaux. Mais laisse moi parfaire tes connaissances. Il est plus qu’assez temps de suivre le Choix.