Hello!
Concernant l'intérêt des magientistes Continentaux pour les cycles et rituels en lien avec la nature
Ce n'est effectivement pas contradictoire avec la volonté de dominer cette nature, mais peut avoir un impact gênant sur la production de flux ainsi que sur toute la philosophie magientiste.
En effet, l'idée est que les techniques d'extraction du flux de l'Entremonde sont exactement les mêmes que celles utilisées pour extraire le flux plus classique, que maîtrisent les magientistes tri-kazéliens.
Si le Tugar'ch était un élément nécessaire dans l'extraction et/ou le conditionnement de flux (quel qu'il soit), cela signifierait que les magientistes tri-kazéliens possèdent le secret du Tugarch', qu'ils utilisent au quotidien.
Et si la connaissance de la nature et de ses secrets était une condition sine qua non pour la production de ce matériau de base, alors la philosophie magientiste en serait beaucoup plus imprégnée. Avec plusieurs conséquences : ils seraient beaucoup plus soucieux de maintenir l'équilibre naturel (parce que sans ça, il est impossible de forger du Tugarch', et donc d'extraire du flux...), et sans doute beaucoup plus proches des démorthèn.
C'est pour ces raisons que je pense que le rapprochement Tugarch'/magience/rituels liés à la nature est problématique.
Sans compter que cela affaiblit la thématique principale des Heera, qui représentent la quintessence du favoritisme assumé de l'humain sur la nature, avec ses conséquences.
Suggestion
Je te suggérerais donc de ne plus lier magience et rituels axés nature pour la création de Tugarch, cela t'évitera pas mal d'ennuis.
Si tu souhaites conserver l'aspect rituel des choses, tu pourrais te baser sur le fonctionnement de l'Entremonde et des objets de pouvoir, en développant des rituels tendant davantage vers l'occulte, basés sur la manipulation du lien indissociable existant entre le matériel et le spirituel.
Ce qui serait très magientiste dans l'esprit de la théorie que j'ai développée et dont tu t'inspires. En effet, l'extraction de flux correspond en fait à manipuler l'équilibre entre l'aspect matériel, l'aspect spirituel et le lien qui les unit.
Exemple explicatif : la magie démorthèn et l'extraction de flux expliqués "scientifiquement"
Pour prendre un exemple concret, une pierre est le résultat d'une interaction inextricable entre l'objet physique "pierre", et le concept qui la représente.
La magie démorthèn consistera à influencer légèrement le concept de la pierre pour que cela ait des répercussions dans le monde matériel (par exemple, modifier l'aspect "pierre posée sur le sol" en "pierre projetée dans les airs". La nature spirituelle de la pierre a changé, grâce à l'outil spirituel que constitue l'état d'esprit du démorthèn à ce moment-là, et qui se traduit en termes de règles par un mélange entre de la combativité, de l'empathie et de la créativité canalisé dans le creuset de l'expérience symbolisée par la discipline "sigil rann").
Les magientistes procèdent différemment : ils ont trouvé le moyen d'intervertir des éléments physiques et spirituels en jouant sur le lien entre les deux. Dans le cas de la pierre de mon exemple (ou de tout autre objet physique, d'ailleurs), sa transformation en flux signifie qu'une partie de l'aspect matériel de la pierre se retrouvera dans le monde spirituel, et qu'une partie de l'aspect spirituel de la pierre se retrouvera dans le monde matériel. "Tordre" ainsi le lien qui existe entre les deux va générer une tension, qui pourra ensuite être libérée sous forme d'énergie lors de la destruction physique du flux.
C'est aussi ce qui explique que le flux soit un élément instable, pouvant être source de corruption : la tension interne exercée sur le lien spirituel-matériel laisse s'échapper de minuscules particules spirituelles-matérielles se comportant de manière anarchique, qui pourront perturber l'équilibre existant au sein d'élements "sains" avec lesquels elles entreraient en contact.
Il est à noter que ni les démorthèn, ni les magientistes n'ont une connaissance aussi claire de ce processus : c'est une explication donnée de MJ à MJ. Eux ont leur propre interprétation de ces phénomènes, colorées par leurs savoirs subjectifs et philosophies respectives.
Concernant le fait que les Heera aient pu donner le secret du Tugarch' aux démorthèn pour lutter entre eux
Cela ne me semble pas très bien coller dans ton explication. Si des objets en Tugar'ch avaient le pouvoir d'extraire instantanément le flux de ce qu'ils touchent, alors personne ne serait capable de les manipuler sans mourir, et les mêkônes ne serviraient à rien.
Par ailleurs, le passage que tu cites fait expressément référence aux techniques magiques de sceau, qui ont permis d'emprisonner des heera dans un premier temps, et de couper en majeure partie Tri-Kazel de l'Entremonde dans une version plus élaborée développée en secret par les démorthèn de l'Aergewin (ce qui était une mesure désespérée qui a d'un coup affaibli la "magie", en forçant les éléments spirituels présents en Tri-Kazel à tourner en vase clos, d'où l'Aothbas ou "lumière des morts" mentionné dans le livre 1, les phénomènes de Hantise, les Rusemorts, etc.).
Les Anciens
Enfin, je me demande si le terme d'Anciens n'est pas un peu inapproprié pour désigner les Heera.
Je comprends le lien avec Cthulhu, l'Atlantide et éventuellement Stargate, mais je ne pense pas que quiconque leur ait donné ce nom sur le Continent... puisqu'ils étaient en réalité contemporains de leur propre civilisation. Et je les vois mal s'appeler "anciens", sans avoir de référence sur laquelle se baser (par rapport à qui ou à quoi seraient-ils anciens?).
Du coup, "les puissants", "les seigneurs", "les maîtres" ou encore "les sages" (si tu aimes l'ironie) semblerait nettement plus coller. D'ailleurs, le mot Heera lui-même est issu du finlandais, et signifie "seigneur".
Voilà voilà, en espérant que ces quelques réflexions taident...
EDIT :
oui, j'ai pavé. Sur la création d'une version personnelle des secrets en plus. Ca faisait longtemps... ^^