Patrick Cialf a écrit :
- Les ravisseurs de Mazil: des chasseurs de prime attirés par la traque d'un feond (ou, du moins, des pseudo-chasseurs de feondas qui espèrent soutirer de l'argent et du ravitaillement chez les villageois) et qui ont entendu dire que les sigires avaient mis à prix la tête de Mazil. Il pourrait y avoir un survivant de leur groupe qui reviendrait plus tard.
Pour moi les esclavagistes ne sont pas un grand problème. La présence du féond étant récente et au vu de la lenteur des communications, je me vois mal expliquer un groupe de chasseurs de féondas. A la limite, si cela est trop polémique, on peut simplement en faire des chasseurs de prime osag soucieux de ramener Mazil en Gwidre pour toucher une prime. Le reste peut ainsi demeurer inchangé.
Patrick Cialf a écrit :- L'équipe gwidrite conduite par le sigire et incluant au moins un lame: les chevaliers lames sont peu nombreux, il ne doit pas y avoir beaucoup plus d'un lame et un écuyer-lame parmi eux, chargés d'encadrer quelques combattants et chasseurs laïcs. Ils prétexteraient aussi la recherche d'un feond. Les sigires ont le droit d'arrêter des suspects dans les région frontalières talkérides, mais uniquement des fidèles de l'Unique (Dearg, épisode 2, encadré p.55). Ils se feraient éjecter s'ils prétendaient arrêter quelqu'un qui n'est ni gwidrite, ni uniciste.
Je n'avais pas lu ce passage (chose faite). On peut justement évoquer que le sigire est venu réclamer son droit de poursuite auprès des Mac Lyr. Par contre l'idée du groupe déparaillé est bonne, même si au vu de la cible, je pense que ce seront des dur à cuire (le sigire, assez âgé, une lame et son écuyer-lame (le point faible) et un ou deux fidèle fiables (dans le sens les pieds sur terres, croyants et pas trop regardant.)
Patrick Cialf a écrit :- Le régime à base de lait: c'est un produit un peu trop courant. La sève d'un arbre (comme proposé par Casaïr) ou le lait d'un animal particulier, cela donnerait une touche plus mystérieuse au personnage. La sève en particulier, j'imagine le demorthèn méfiant: "Quoi? Encore un de ces magientistes qui cherchent comment arracher le flux de nos arbres?"
Ouais, bon le lait c'est le point faible du canevas. Je vais probablement le remplacer par l'usage de remèdes. Même si les plantes nécessaires sont courantes, leur emploi régulier pourrait provoquer d'autres effets visibles (genres pupilles dilatées en permanence, flatulences, que sais-je ?) Ici seul le pouvoir compte vraiment, en fait.
Patrick Cialf a écrit :- L'absence de tout résultat positif pour les joueurs. Apparemment, les joueurs d'Iznurda n'ont pas tiqué, mais pour moi, c'est un peu frustrant: le feond s'échappe, Mazil s'échappe, les PJ n'ont même pas pu empêcher l'arrestation d'un innocent par les sigires... On pourrait améliorer la sauce, à mon avis, avec un ingrédient supplémentaire: il y a une querelle en cours entre les villages de Dearg et Melwan. Discussion au conseil de Dearg: "Les Melwanites nous font ch..., tant pis pour eux si le feond choisit de les croquer, ce sera bien leur tour - Non, on ne peut pas les abandonner, ce serait déloyal, envoyons plutôt des volontaires pour leur donner un coup de main". Quand la bagarre éclatera entre les gens de Dearg et de Melwan, les PJ pourront croire que c'est la conséquence de la vieille dispute alors que... En tout cas, l'affaire pourra se conclure en réconciliation des deux villages, même si certains points mystérieux restent en suspens.
Bon, là je vais diverger de ton point de vue et de celui d'Arthus : pour moi, il n'est écrit nulle part qu'une aventure doive se résoudre. Ce n'est pas mon premier de la sorte, et probablement pas le dernier. Haines, de Deorman, est d'ailleurs dans la même veine : si les joueurs peuvent prendre partie, ils ne peuvent à priori en rien changer le cours des choses. Esteren est un monde dur, et j'estime que c'est également le rôle des scénarios de leur montrer que le monde ne cédera pas à leurs caprices et que parfois, quoiqu'ils fassent, ils en prendront plein la face.
iz