Excellents conseils de Nepharius!
En ce qui concerne l'
intégration des personnages, ce qui marche bien (chez moi), c'est de faire une ou plusieurs scènes introductives dans lesquelles les personnages "accrochent les wagons". Pour "poison", par exemple, je compte utiliser l'idée de mon varigal de servir d'intermédiaire commercial entre villages pour lancer mon groupe vers Melwan. Ainsi, mes Pjs seraient envoyés à Melwan avec des échantillons d'articles en cuivre afin d'intensifier les relations commerciales avec ce village (piste présente dans Dearg 1 d'ailleurs). Ensuite, la maladie sera parfaite pour donner des motivations à mon médecin. Quant à mon guerrier uniciste, sa rencontre avec le vecteur que je compte intégrer sera une belle accroche pour qu'il s'investisse spirituellement parlant.
Concernant les
descriptions, je ne lis jamais rien, et serais bien incapable de le faire : j'aurais l'impression que ce n'est pas naturel.
Pour moi, une description doit être vivante, venir des tripes, et être inspirée par le moment présent...
Ceci dit, mon truc à moi pour faire de telles descriptions "improvisées" consiste à visualiser la scène pendant que je parle, et à la décrire en utilisant les sens des personnages (conseil donné dans le livre 2 "voyages" par Iris, d'ailleurs, que j'appliquais déjà intuitivement dans mes parties). Bref, je visualise l'ambiance et le décor, puis je me mets "à la place des personnages" pour décrire la scène.
Bon, j'ai l'impression d'enfoncer une porte ouverte en disant ça, mais on ne sait jamais que ça aide...
Enfin,
Merci, Arthus. J'avais fait ce scénar comme joueur, et justement, je ne m'expliquais pas comment le village se soumettait si facilement à un étranger hostile, même accompagné de deux gros bras. Le MJ avait zappé cet aspect: le vecteur a été assez convaincant pour que les villageois fassent le sale boulot eux-mêmes.
Du coup, on pourrait joindre plus facilement L'Image d'une reine avec Poison: les villageois voient humains et bétail crever empoisonnés, ils perdent confiance dans leur demorthèn, et le vecteur qui arrive à point nommé n'a aucun mal à les retourner contre le demorthèn. Cela rendrait beaucoup plus intéressante la phase "Retour au village" qui est, à mon avis, le point faible de Poison.
J'imagine même une scène délicieusement hypocrite où le vecteur supplie les villageois d'épargner le demorthèn: "Je vous en prie, ne le tuez pas, ce n'est pas sa faute s'il était plongé dans l'ignorance et a cru bien faire en invoquant les démons".
C'est effectivement ce que j'imaginais pour "l'image d'une reine". Pour "poison", j'imagine ça différemment : le vecteur serait vraiment sincère dans sa lutte contre la maladie, et souhaite que ceux qui embrassent la religion de l'Unique le fassent librement et sincèrement, sans manipulation. Pour cette raison, il ne combattrait pas directement le culte démorthèn en place, et aurait donc des méthodes nettement moins agressives que dans "l'image d'une reine".
Par contre, sa seule présence va provoquer des divisions dans Melwan : le culte démorthèn se sentira menacé, et c'est donc Wailen qui tentera de monter le peuple contre le vecteur, de peur de perdre ses ouailles. On se retrouverait donc dans la situation inverse de "l'image d'une reine", avec un enjeu différent : le but des pjs sera d'éviter que le village n'implose.
Toutes ces considérations sont cependant spécifiques à ma partie, et à l'arc narratif de l'un de mes pjs.
Voilà voilà!
Edit : pour ta performance personnelle, Casaïr, je pense que tout le monde n'en est pas capable... Moi, par exemple, je ne me sens pas d'accomplir le même exploit que toi (en même temps, je ne suis pas hyper à l'aise avec les intrigues de cour en général)!

Je n'en suis que plus admiratif de ta performance!