Ard-Monach
Re: Ard-Monach
J'ai un peu du mal à m'imaginer les incursions résiduelles talkérites du duc de dulan au niveau du territoire de gwidre ainsi que la réciproque d'ailleurs... Votre avis là dessus ?
Creag Gu Brath !!!
Re: Ard-Monach
Comme dit en page 55, les tensions entre les deux royaumes sont encore très présentes.Obsidian a écrit :J'ai un peu du mal à m'imaginer les incursions résiduelles talkérites du duc de dulan au niveau du territoire de gwidre ainsi que la réciproque d'ailleurs... Votre avis là dessus ?
Je verrais bien des querelles personnelles ainsi que des flous sur le contour exact des frontières. Tel site, telle vallée censée appartenir à Taol-Kaer et vice versa, chacun utilisant le moindre prétexte pour faire ressurgir l'usurpation.
Cela peut être encore plus sensible si les site concernés dégagent des revenus, des biens commerciaux comme une roche spéciale, minerais, pierres précieuses, terres fertiles, un col/ passage stratégique etc.
Cela est certainement jumelé à une paperasse auprès de Osta-Baille et les jeux politiques.
On pourrait même regarder au niveau des croisements des familles, droits de successions etc.
Inspi: Les rois maudits par exemple
- Ultimate horror often paralyses memory in a merciful way.
Re: Ard-Monach
Du coup, la base arrière gwidrite de ces conflits larvés, on peut considérer que c'est expiation, j'imagine ?
Une région très sympathique en somme
Une région très sympathique en somme
Creag Gu Brath !!!
Re: Ard-Monach
Iznurda, je ne comprends pas bien ta réaction:

Obsi et Daïn : je pense pour ma part que, si certaines incursions gwidrites sur les terres de Dulan ont effectivement lieu sporadiquement (comme décrit fort justement par Patrick en première page de ce topic), l'inverse n'est pas vrai, et ce pour plusieurs raisons.
A la lecture du livre 1, notamment du voyage d'Aoda Mac Iseanor, la position du roi de Taol-Kaer ne semble pas aussi solide qu'il n'y paraît. Entre autres, on parle de la situation délicate de la duchesse Cortessa Mac Lichorl (pourtant soeur de la reine...), et la plupart des autres duchés du royaumes semblent soit totalement indifférents à l'autorité royale (Kel-Loar, Séol et Gorm notamment), soit plus ou moins hostiles (Tuaille, Louarn ou les terres de Déas).
Cette situation, et le fait que le pouvoir royal en soit conscient, me semble transparaître clairement dans le petit encart du livre 1 qui reprend la lettre d'un conseiller du roi. Dans cette lettre, le conseiller analyse clairement la menace que représenterait Séol si ce duché décidait de se soulever... ...alors qu'il s'agit d'un duché très modeste et sans grande ambition qui demandait une faveur minime à la base. Cela donne une bonne idée de la confiance du pouvoir royal en sa propre autorité et légitimité.
Qui plus est, l'utilisation d'Aoda mac Iseanor comme ambassadrice me semble également éclairante sur la situation du pouvoir royal : une autorité forte utiliserait-elle la fille d'un petit vassal quémandant une faveur comme représentante? Je ne pense pas. une autorité forte enverrait plutôt un missi dominici officiel portant les couleurs royales pour bien rappeler à tous jusqu'où s'étend l'autorité du pouvoir central.
Et enfin, pour terminer ce tableau pas bien brillant, il semblerait que le roi ne contrôle plus du tout ses frontières (la preuve en étant les incidents frontaliers en Kel-Loar dont sont victimes les magientistes pourtant porteurs d'autorisations royales...), et que même son emprise sur l'ordre des Hilderins ne soit pas totale (j'ai en effet l'impression que certaines commanderies frontalières jouissent d'une assez large autonomie en raison du contrôle royal quasi inexistant).
Je soupçonne également le pouvoir royal d'avoir quelques soucis de trésorerie, ce qui expliquerait les licences accordées aux magientistes, ou l'autonomie des Hilderins.
En bref, tout ça pour dire que le seul vrai appui solide du roi dans son propre royaume semble bien être le duché de Dulan. Dans ce contexte, et sachant que le duché de Dulan a beaucoup souffert de la guerre du Temple, déclencher de nouvelles hostilités avec Gwidre ne semble pas très avisé. En effet, le duc de Dulan doit se douter que s'il engage un tel conflit, il devra tenir pratiquement seul : Reizh n'a plus les moyens d'envoyer des renforts vu la situation politique chaotique du royaume, et l'appui du roi de Taol-Kaer risque d'être bien faible.
Pire, le duc de Dulan doit bien savoir que s'il engage ses forces contre Gwidre, il lui sera impossible de soutenir le roi en cas de guerre civile (ce qui est actuellement une possibilité réelle). Certains duchés auraient même un intérêt potentiel à se ranger du côté de Gwidre, au moins temporairement (genre Louarn qui lorgnerait sur les terres de Tulg)...
Sans compter que, s'il entame les hostilités, il ne pourra pas se cacher derrière un quelconque motif religieux qui légitimerait son action (comme pourrait le faire Gwidre), ni se décharger de sa responsabilité sur l'institution religieuse en place (comme pourrait le faire Gwidre vis-à-vis du Temple). En gros, s'il entraîne le royaume dans un conflit à grande échelle, tout le monde le pointera du doigt...
Donc, le duc de Dulan sait qu'il est un garant essentiel de la stabilité du royaume, ce qui lui vaut une totale impunité de la part du roi, et relativement peu d'ennuis de la part de ses voisins (puisque c'est le roi qui focalisera toutes les inimitiés éventuelles). Il n'a dès lors aucun intérêt à faire quelque chose de stupide qui compromettrait sa position...
(et comme le duc est un homme paranoïaque mais sans doute intelligent, on peut supposer qu'il a déjà fait tous ces raisonnements depuis belle lurette).
Voilà, c'était mon avis sur la question...
Sur quel point exactement es-tu en désaccord? En effet, ce que tu écris dans la suite de ta réaction me semble tout à fait compatible à ce qui a déjà été écrit auparavant, et tout à fait dans le ton! J'aime d'ailleurs beaucoup tes idées d'exploitation minière, de brigandage et de haut potentiel militaire de la région.J'ai quelques désaccords au niveau de la région (car cela à une influence politique).
Obsi et Daïn : je pense pour ma part que, si certaines incursions gwidrites sur les terres de Dulan ont effectivement lieu sporadiquement (comme décrit fort justement par Patrick en première page de ce topic), l'inverse n'est pas vrai, et ce pour plusieurs raisons.
A la lecture du livre 1, notamment du voyage d'Aoda Mac Iseanor, la position du roi de Taol-Kaer ne semble pas aussi solide qu'il n'y paraît. Entre autres, on parle de la situation délicate de la duchesse Cortessa Mac Lichorl (pourtant soeur de la reine...), et la plupart des autres duchés du royaumes semblent soit totalement indifférents à l'autorité royale (Kel-Loar, Séol et Gorm notamment), soit plus ou moins hostiles (Tuaille, Louarn ou les terres de Déas).
Cette situation, et le fait que le pouvoir royal en soit conscient, me semble transparaître clairement dans le petit encart du livre 1 qui reprend la lettre d'un conseiller du roi. Dans cette lettre, le conseiller analyse clairement la menace que représenterait Séol si ce duché décidait de se soulever... ...alors qu'il s'agit d'un duché très modeste et sans grande ambition qui demandait une faveur minime à la base. Cela donne une bonne idée de la confiance du pouvoir royal en sa propre autorité et légitimité.
Qui plus est, l'utilisation d'Aoda mac Iseanor comme ambassadrice me semble également éclairante sur la situation du pouvoir royal : une autorité forte utiliserait-elle la fille d'un petit vassal quémandant une faveur comme représentante? Je ne pense pas. une autorité forte enverrait plutôt un missi dominici officiel portant les couleurs royales pour bien rappeler à tous jusqu'où s'étend l'autorité du pouvoir central.
Et enfin, pour terminer ce tableau pas bien brillant, il semblerait que le roi ne contrôle plus du tout ses frontières (la preuve en étant les incidents frontaliers en Kel-Loar dont sont victimes les magientistes pourtant porteurs d'autorisations royales...), et que même son emprise sur l'ordre des Hilderins ne soit pas totale (j'ai en effet l'impression que certaines commanderies frontalières jouissent d'une assez large autonomie en raison du contrôle royal quasi inexistant).
Je soupçonne également le pouvoir royal d'avoir quelques soucis de trésorerie, ce qui expliquerait les licences accordées aux magientistes, ou l'autonomie des Hilderins.
En bref, tout ça pour dire que le seul vrai appui solide du roi dans son propre royaume semble bien être le duché de Dulan. Dans ce contexte, et sachant que le duché de Dulan a beaucoup souffert de la guerre du Temple, déclencher de nouvelles hostilités avec Gwidre ne semble pas très avisé. En effet, le duc de Dulan doit se douter que s'il engage un tel conflit, il devra tenir pratiquement seul : Reizh n'a plus les moyens d'envoyer des renforts vu la situation politique chaotique du royaume, et l'appui du roi de Taol-Kaer risque d'être bien faible.
Pire, le duc de Dulan doit bien savoir que s'il engage ses forces contre Gwidre, il lui sera impossible de soutenir le roi en cas de guerre civile (ce qui est actuellement une possibilité réelle). Certains duchés auraient même un intérêt potentiel à se ranger du côté de Gwidre, au moins temporairement (genre Louarn qui lorgnerait sur les terres de Tulg)...
Sans compter que, s'il entame les hostilités, il ne pourra pas se cacher derrière un quelconque motif religieux qui légitimerait son action (comme pourrait le faire Gwidre), ni se décharger de sa responsabilité sur l'institution religieuse en place (comme pourrait le faire Gwidre vis-à-vis du Temple). En gros, s'il entraîne le royaume dans un conflit à grande échelle, tout le monde le pointera du doigt...
Donc, le duc de Dulan sait qu'il est un garant essentiel de la stabilité du royaume, ce qui lui vaut une totale impunité de la part du roi, et relativement peu d'ennuis de la part de ses voisins (puisque c'est le roi qui focalisera toutes les inimitiés éventuelles). Il n'a dès lors aucun intérêt à faire quelque chose de stupide qui compromettrait sa position...
(et comme le duc est un homme paranoïaque mais sans doute intelligent, on peut supposer qu'il a déjà fait tous ces raisonnements depuis belle lurette).
Voilà, c'était mon avis sur la question...
La sagesse est un chemin ténu et difficile mon fils, et surtout il est sans fin. Il est naturel et salutaire que l'humilité te le rappelle de temps en temps... Mais n'oublie pas que l'humilité est un guide, non un fardeau...
Re: Ard-Monach
Belle démonstration et beau résumé de géo-politique trikazélienne
A moins que celui-ci n'est quelques restes de la guerre du temple et que cela influence ces actions.
D'un autre côté, sa position forte en fait aussi l'homme le plus dangereux pour le roi de Taol Kaer...
Je regarde peut être trop GOT moi
A moins que celui-ci n'est quelques restes de la guerre du temple et que cela influence ces actions.
D'un autre côté, sa position forte en fait aussi l'homme le plus dangereux pour le roi de Taol Kaer...
Je regarde peut être trop GOT moi
Creag Gu Brath !!!
Re: Ard-Monach
J'y ai pensé, mais je pense qu'il n'a aucun intérêt à vouloir prendre la couronne. D'abord parce qu'il n'a pas la puissance nécessaire pour conserver le trône : une guerre civile en Taol-Kaer pourrait être le déclencheur d'une nouvelle guerre du Temple (Gwidre pourrait en effet saisir cette opportunité...), alors que le duché de Dulan est en première ligne et pratiquement sans alliés fiables (le duc risque fort de se retrouver écrasé entre l'enclume des autres ducs talkérides et le marteau des troupes gwidrites).Obsidian a écrit : D'un autre côté, sa position forte en fait aussi l'homme le plus dangereux pour le roi de Taol Kaer...
Et ensuite parce qu'il vaut toujours mieux être un conseiller qui dispose de pouvoirs étendus mais reste en retrait, qu'un roi qui sera jugé comme responsable pour chaque échec qu'il encaisse. Cela rejoint la brillante analyse d'Iznurda, que je cite :
Regarde GOT, justement. Ceux qui s'en prennent le plus plein la tronche (et qui finiront par succomber au final) sont les plus puissants et les plus ambitieux, qui ne rêvent que de se retrouver sous les feux des projecteurs en ayant la couronne. Alors que les petits subtils qui se font discrets, eux, survivent, voire même s'enrichissent.Chacun y trouve son compte : le duc fait ce qu'il veut chez lui tant qu'il applique scrupuleusement la loi royale, son or rempli un peu les caisses royales mais en dehors de cela le duc n'a de compte à rendre à personne sur ses affaires internes.
Et personnellement, je ne pense pas que le duc de Dulan soit aussi crétin qu'un Baratheon ou un Lannister -Tyrion excepté- (champions du "je prends un royaume, pour le perdre le mois d'après, provoquant ma destruction au passage").
La sagesse est un chemin ténu et difficile mon fils, et surtout il est sans fin. Il est naturel et salutaire que l'humilité te le rappelle de temps en temps... Mais n'oublie pas que l'humilité est un guide, non un fardeau...
Re: Ard-Monach
Arthus, il est vrai, mon propos était mal formulé. Je voulais parler en fait que Daïn considérait le duché comme pauvre. Pour le reste, je vais m'auto-citer, puisque j'avais déjà introduit des éléments sur le duché de Dùlan dans un de mes scénarios, et reprit dans un autre, faudra que je retrouve lequel).
----------------------------------------------------------------------------------
Les Chiens Sanglants
D'aussi loin qu'on se souvienne, les clans de montagnards talkérides et gwidrites situés entre Caiginn et Aelwyd Saogh se font la guerre pour un motif aujourd'hui oublié. Lors de la Guerre du Temple, les hommes des clans enrôlés dans le conflit furent assigné au duché de Dùlan du fait de leur connaissance de la région issue des nombreux raids réguliers dont ils sont coutumiers. Il se regroupèrent sous la bannière de Iann Mac Dean : une tête de molosse bicéphale. La troupe, sous couvert de la guerre, sema la désolation dans le duché, semant feu et sang sur leur passage. Rapidement ils furent surnommés les chiens sanglants, en référence à leur propension à ne laisser aucun survivant et à la destruction méthodique de toute les communautés attaquée. Les forces gwidrites l'apprirent et adoptèrent un nouveau blason : une tête de chien mordante de gueule sur fond de sable (rouge sur fond noir).
Lorsque les forces du duc de Dùlan alliées à des détachement hilderins finirent par stopper leur progression Iann Mac Dean changea de stratégie. Il scinda ses forces en deux. La première moitié de garnison régulière assiégèrent Ard-Monach afin d'y cantonner les forces ducales et la seconde moitié fut divisée en groupuscules qu'il lança au hasard à travers tout le duché. Ce fut la Grande Terreur : le chaos se déchaîna dans la région et les contacts entre les communautés cessèrent, vivant recluses dans la peur. La pénurie s'installa et avec elle son cortège de famines et épidémies. On estime qu'un quart de la population fut tué par les Chiens Sanglants durant cette période, et une autre moitié du fait des privations engendrées par la situation.
80 années après la région porte encore les cicatrice de cette période noire de son histoire et on comprend aisément pourquoi les dùlannais gardent une rancœur tenace contre les unistes qu'ils associent à tout cela. D'autant plus que les raid n'ont pas cessés. Bien que leurs forces soient moindre que durant la Grande Terreur, les clans montagnard de gwidre s'habillent chaque année du noir et rouge des Chiens pour mener des raids de rapine dans le duché de Dùlan. Pas une année ne se passe sans qu'ils fassent parler d'eux. Pour répondre à cette menace insidieuse le duché créa la compagnie des Loups Blanc : formée par l'élite des combattants du duché leur tâche est de dépister, traquer et anéantir toute meute de Chien Sanglants.
« Si tu poursuis une meute, utilises-en une plus féroce encore. »
Les Loups Blancs sont à la fois respectés et craints car le recrutement n'est basé que sur la seule compétence martiale et les rumeurs les plus folles courent à leur sujet. L'actuel duc, Làn Mac Torrach, est d'ailleurs un ancien Loup, avant que son devoir ne l'oblige à diriger.
Les Arbres des Suppliciés
Ces arbres sont ainsi nommés car les Chiens Sanglants y clouaient les corps torturés des demorthèns qu'ils capturaient. Par la suite la pratique leur fut retournée c'est désormais leurs dépouilles qu'on exhibe aux mêmes endroits. Ces arbres, souvent massifs, furent choisis car remarquables : situés à une croisée de chemins ou au centre d'un espace dégagé, ils par leur localisation l'impact de leur morbide décoration.
-----------------------------------------------------------------------------------
Du coup on est dans un région profondément marquée par la guerre du Temple et ou la religion de l'Unique peine vraiment à s'implanter. Le duché est riche mais d'un autre côté le totalitarisme du duc nécessite l'entretient d'une imposante force armée qu'il faut entretenir : nourrir et loger les hommes, les équiper, les payer, ...
En dehors du val clos les ruines sont nombreuses, les bonnes routes rares et le terrain difficile. Les grottes et escarpements sont légions et constituent autant de cachettes Cela va dans le sens qu'une bonne partie de l'eau découlement du val clos irait dans le sol, impliquant un vaste réseau de grottes et galeries sous le duché.
A noter également, il faut que je l'ajoute au bestiaire, que l'animal emblématique du duché serait l'aigle dùlanais, un aigle capable d'enlever les moutons adultes (conformément à nos propre légendes
. Les armoiries ducales seraient donc un aigle d'or sur fond d'azur.
Pour la tour de la damoiselle (évoquée précédemment) globalement l'histoire se résume à cela : dans le passé un proche de Dùlan (un héros antique) était demorthèn et avait grandit à la cours de l'ansalair de l'époque. En grandissant ensemble, l'homme et la fille de l'ansalair tombèrent amoureux l'un de l'autre mais leur union était impossible car cette dernière était déjà promise à un autre par épousailles arrangées. Le demorthèn consulta son ami Dùlan qui accepta de lui venir en aide. Il défia le promis et le tua en combat singulier, laissant la main de la fille libre. Fou de colère le père s'y refusa et l'enferma dans une tour. Le temps passa et le demorthèn parvint à trouver une solution pour revoir sa belle : utilisant ses dons il se changea en un aigle immense et s'envola jusqu'au toit de la tour. Mais cela ne leur suffit pas, la jeune femme désirant recouvrer sa liberté. Alors l'homme sacrifia son humanité pour que sa belle puisse aussi se transformer et le couple de rapace prit son essort. C'est ainsi l'origine des aigles dùlanais d'après la légende (la geste de Dùlan, du moins une partie).
Il me faut encore trouver les noms, tout ça, mais c'est l'idée. C'est toujours rafraichissant un peu de folklore.
Vos avis ?
----------------------------------------------------------------------------------
Les Chiens Sanglants
D'aussi loin qu'on se souvienne, les clans de montagnards talkérides et gwidrites situés entre Caiginn et Aelwyd Saogh se font la guerre pour un motif aujourd'hui oublié. Lors de la Guerre du Temple, les hommes des clans enrôlés dans le conflit furent assigné au duché de Dùlan du fait de leur connaissance de la région issue des nombreux raids réguliers dont ils sont coutumiers. Il se regroupèrent sous la bannière de Iann Mac Dean : une tête de molosse bicéphale. La troupe, sous couvert de la guerre, sema la désolation dans le duché, semant feu et sang sur leur passage. Rapidement ils furent surnommés les chiens sanglants, en référence à leur propension à ne laisser aucun survivant et à la destruction méthodique de toute les communautés attaquée. Les forces gwidrites l'apprirent et adoptèrent un nouveau blason : une tête de chien mordante de gueule sur fond de sable (rouge sur fond noir).
Lorsque les forces du duc de Dùlan alliées à des détachement hilderins finirent par stopper leur progression Iann Mac Dean changea de stratégie. Il scinda ses forces en deux. La première moitié de garnison régulière assiégèrent Ard-Monach afin d'y cantonner les forces ducales et la seconde moitié fut divisée en groupuscules qu'il lança au hasard à travers tout le duché. Ce fut la Grande Terreur : le chaos se déchaîna dans la région et les contacts entre les communautés cessèrent, vivant recluses dans la peur. La pénurie s'installa et avec elle son cortège de famines et épidémies. On estime qu'un quart de la population fut tué par les Chiens Sanglants durant cette période, et une autre moitié du fait des privations engendrées par la situation.
80 années après la région porte encore les cicatrice de cette période noire de son histoire et on comprend aisément pourquoi les dùlannais gardent une rancœur tenace contre les unistes qu'ils associent à tout cela. D'autant plus que les raid n'ont pas cessés. Bien que leurs forces soient moindre que durant la Grande Terreur, les clans montagnard de gwidre s'habillent chaque année du noir et rouge des Chiens pour mener des raids de rapine dans le duché de Dùlan. Pas une année ne se passe sans qu'ils fassent parler d'eux. Pour répondre à cette menace insidieuse le duché créa la compagnie des Loups Blanc : formée par l'élite des combattants du duché leur tâche est de dépister, traquer et anéantir toute meute de Chien Sanglants.
« Si tu poursuis une meute, utilises-en une plus féroce encore. »
Les Loups Blancs sont à la fois respectés et craints car le recrutement n'est basé que sur la seule compétence martiale et les rumeurs les plus folles courent à leur sujet. L'actuel duc, Làn Mac Torrach, est d'ailleurs un ancien Loup, avant que son devoir ne l'oblige à diriger.
Les Arbres des Suppliciés
Ces arbres sont ainsi nommés car les Chiens Sanglants y clouaient les corps torturés des demorthèns qu'ils capturaient. Par la suite la pratique leur fut retournée c'est désormais leurs dépouilles qu'on exhibe aux mêmes endroits. Ces arbres, souvent massifs, furent choisis car remarquables : situés à une croisée de chemins ou au centre d'un espace dégagé, ils par leur localisation l'impact de leur morbide décoration.
-----------------------------------------------------------------------------------
Du coup on est dans un région profondément marquée par la guerre du Temple et ou la religion de l'Unique peine vraiment à s'implanter. Le duché est riche mais d'un autre côté le totalitarisme du duc nécessite l'entretient d'une imposante force armée qu'il faut entretenir : nourrir et loger les hommes, les équiper, les payer, ...
En dehors du val clos les ruines sont nombreuses, les bonnes routes rares et le terrain difficile. Les grottes et escarpements sont légions et constituent autant de cachettes Cela va dans le sens qu'une bonne partie de l'eau découlement du val clos irait dans le sol, impliquant un vaste réseau de grottes et galeries sous le duché.
A noter également, il faut que je l'ajoute au bestiaire, que l'animal emblématique du duché serait l'aigle dùlanais, un aigle capable d'enlever les moutons adultes (conformément à nos propre légendes
Pour la tour de la damoiselle (évoquée précédemment) globalement l'histoire se résume à cela : dans le passé un proche de Dùlan (un héros antique) était demorthèn et avait grandit à la cours de l'ansalair de l'époque. En grandissant ensemble, l'homme et la fille de l'ansalair tombèrent amoureux l'un de l'autre mais leur union était impossible car cette dernière était déjà promise à un autre par épousailles arrangées. Le demorthèn consulta son ami Dùlan qui accepta de lui venir en aide. Il défia le promis et le tua en combat singulier, laissant la main de la fille libre. Fou de colère le père s'y refusa et l'enferma dans une tour. Le temps passa et le demorthèn parvint à trouver une solution pour revoir sa belle : utilisant ses dons il se changea en un aigle immense et s'envola jusqu'au toit de la tour. Mais cela ne leur suffit pas, la jeune femme désirant recouvrer sa liberté. Alors l'homme sacrifia son humanité pour que sa belle puisse aussi se transformer et le couple de rapace prit son essort. C'est ainsi l'origine des aigles dùlanais d'après la légende (la geste de Dùlan, du moins une partie).
Il me faut encore trouver les noms, tout ça, mais c'est l'idée. C'est toujours rafraichissant un peu de folklore.
Vos avis ?
-
-
Patrick Cialf
- Messages : 867
- Inscription : 17 avr. 2011, 14:21
Re: Ard-Monach
Tout à fait. Pour le coup d’œil, je préfère aussi le grand lac lisse. Nous avons déjà plusieurs régions marécageuses en Taol-Kaer, pas la peine d'en rajouter. Il doit y avoir une navigation active, mais quelques endroits dangereux qui correspondent aux arrivées de torrents ou à l'éventuel Trou du Toro.Arthus a écrit :Je voyais ce lac de montagne comme un grand tout bien lisse (mais pas gigantesque non plus), et pas vraiment comme une étendue d'eau parsemée de petites îles. J'ai rajouté un petit port sur mon plan, parce qu'il me semblait intéressant que la ville puisse profiter de la pêche en eau douce, ou commercer avec les éventuels villages situés sur les autres rives du lac (ou les mines, scieries et autres). Enfin, un petit bateau constitue un bon échappatoire pour le duc en dernier recours, si la ville et/ou la forteresse est en passe de tomber.
La richesse minière, cela changerait pas mal de choses aux équilibres internes et externes. En même temps, je pense que le duc ne tient pas du tout à voir émerger une riche bourgeoisie marchande qui serait un peu trop sensible aux idées nouvelles (voir les inquiétudes d'un conseiller ducal en Seol, livre 1, p.48). Comme je verrais les choses,, les activités de transformation seraient réduites aux besoins locaux, et la plus grande partie du minerai envoyé comme tribut à Osta-Baille ou en paiement d'autres articles. L'arbitraire ducal et la phobie des espions ne doivent pas trop encourager l'établissement de marchands ou artisans venus d'autres duchés.iznurda a écrit :Ca prend forme ^^
J'ai quelques désaccords au niveau de la région (car cela à une influence politique). En fait je voyais dulan comme assez riche en minerais aurifère et quelques autres produits géologiques précieux. Du coups cela attire pas mal d'orpailleurs (lourdement taxés, cela va de soit) et de orpilleurs (invention de mon cru : des détrousseurs d'e prospecteurs quoi).
iz
Re: Ard-Monach
Hmm, faudra que je me relise mais je ne pensais pas avoir précisé que le duché était pauvre :/iznurda a écrit :Arthus, il est vrai, mon propos était mal formulé. Je voulais parler en fait que Daïn considérait le duché comme pauvre.
Au contraire même, vu qu'il est capable de vivre en autarcie. C'est qu'il doit avoir toutes les ressources nécessaires, la sécurité en plus.
M'enfin, y'a tellement de choses qui est écrit à gauche et à droite que c'est difficile de faire la synthèse ^^
Si ça c'est pas du brainstorming ...
- Ultimate horror often paralyses memory in a merciful way.
Re: Ard-Monach
Bonnes idées de Folklore Iz. La légende des aigles apporte de plus un peu de poésie dans cette région où, visiblement, il ne fait vraiment pas bon vivre.
Du coup, il doit y avoir pas mal d'exode d'habitants vers les duchés voisins, non ?
Du coup, il doit y avoir pas mal d'exode d'habitants vers les duchés voisins, non ?
Creag Gu Brath !!!