Hello! Histoire de rajouter un peu d'eau au moulin, voici ce que je n'avais jusqu'ici écrit qu'à Iris, via MP... (ça le fait, une annonce pareille, non?

)
A l'époque, je ne voulais pas trop le publier, d'une part pour éviter de "spoiler" (c'était avant ton arrivée, Pwyll

), et d'autre part parce que cela faisait intervenir quelques créations personnelles, que je voulais garder... Ben, personnelles, quoi!
Entretemps, de l'eau a coulé sous les ponts, et certaines idées ont été évoquées, ce qui me permet d'aborder plus facilement cette histoire, tout en gardant les détails pour moi.
Bref, j'avais créé mon propre monde pour DD3.5 il y a 7-8 ans (ça commence à remonter loin...), et j'avais à l'époque développé pas mal d'idées qui pourraient être plus ou moins compatibles avec Esteren. Certaines de mes premières théories postées sur ce forum viennent d'ailleurs de là.
Mais trève de bavardages, entrons dans le vif du sujet. Grosso modo, dans ce monde...
- "Dieu" était parti, pour des raisons totalement inconnues. Il a laissé derrnière lui la "Voix de Création", le pouvoir divin de rendre les choses réelles.
- Comme cette "Voix de Création" n'appartient plus à personne en particulier, elle appartient désormais à tous. De là vient le principe qui est à la base de toute magie : "ce que tu crois est vrai" (d'où les pouvoirs des prêtres et des magiciens, par exemple).
- Avec cette situation s'est créé un "monde de purs concepts", né de la somme des consciences, inconsciences et croyances de tous les êtres vivants, qui ont un effet sur la "Voix de création". Ce monde s'appelle Noos (en référence à la "Noosphère"), et est peuplé de concepts vivants, soit généraux (l'amour, la haine, l'intelligence, etc), soit personnels (l'amour de Paul, la foi de Clarisse, etc).
- A côté de ce Noos, existe une autre force, ayant une vie propre mais pas vraiment de volonté, genre Gaïa (tout ça pour dire qu'il ne faut pas l'anthropomorphiser, qu'elle ne va pas parler directement aux humains, ni se matérialiser et donner un message clair)
- Il y a trèèèèèèèèèès longtemps, l'humain n'existait pas. A la place, il existait une autre race, morphologiquement proche, mais dotée d'esprits beaucoup plus puissants.
- L'une des sages de cette race parvint à découvrir l'existence de la Voix de Création, et à comprendre le Noos. Elle apprit la plus puissante des magies, et découvrit le moyen d'accéder à une certaine forme de divinité : il suffit pour cela de fusionner avec un concept global du Noos... En refusant de s'approprier la Voix de Création, et en voulant apporter cette connaissance à son peuple pour son bien, elle fusionna avec le concept de Sagesse.
- Lorsqu'elle rapporta ces connaissances à son peuple, cela n'eut pas l'effet escompté. les membres de sa race, guidés par leur ambition et leur orgeuil, voulurent devenir des Dieux. La sage disparut mystérieusement, et ses suivants durent se cacher tandis que les nouveaux "Dieux" apparaissaient... et s'affrontaient.
- Pour s'affronter, ils eurent l'idée particulièrement perverse de créer des créatures serviles qui se battraient à leur place. C'est ainsi qu'ils créèrent les humains, en manipulant magiquement une autre race, pacifique, liée à Gaïa. Ces humains étaient trépanés à la naissance, et conditionnés magiquement pour haïr ceux d'en face. (et devinez quel était le catalyseur de cette haine? Eh bien, si, c'étaient les larmes de la "Déesse" de la Haine et de la Folie, qui avait été séquestrée par son père et rendue folle... Larmes qui prenant la forme de pierres rouges, et que les esprits puissants des "Dieux" pouvaient diriger...) Ainsi commença la grande boucherie.
- A cause de tous les sentiments forts, de haine notamment, qui se déchainaient, l'équilibre des deux mondes (Gaïa et Noos) fut bouleversé, et des concepts vivants enragés commencèrent à se déverser sur les champs de batailles, rendant encore plus violents les carnages perpétrés par les humains enragés.
- heureusement, les suivants de "dame Sagesse" formèrent un réseau de résistance, qui subtilisait les humains avant qu'ils ne soient trépanés et conditionnés. ils les élevèrent, les protégèrent et les formèrent.
- Au paroxysme de la destruction, c'est la réalité elle-même qui faillit disparaître. Les "Dieux" s'en rendirent compte juste à temps, et décidèrent à contrecoeur d'arrêter cette guerre, de rétablir l'équilibre, de se retirer du monde et de faire en sorte que cette situation ne se reproduise plus jamais, en interdisant à quiconque d'accéder aux connaissances dont ils étaient dépositaires.
- de cette volonté commune naquit un nouveau concept : Syndaril, le grand serpent gardien de la connaissance, dont le rôle est de faire en sorte que personne n'accède à l'ancien savoir (si, si!)
- le monde fut ensuite laissé aux hommes, qui durent dans un premier temps lutter contre les vagues de concepts vivants qui s'attardaient à fouler la terre, et que les légendes appelèrent "démons" par la suite... Un ordre de chevalerie naquit de ce combat, et entra dans la légende.
- La trace des "Dieux" n'a cependant pas disparu de la mémoire collective des hommes, puisque les panthéons de ces derniers sont directement issus de ces "Dieux" qui s'affrontèrent... (les monothéistes vénèrent "dame sagesse", les polythéistes vénèrent les enfoirés qui ont mis le monde à feu et à sang, et certaiens sociétés secrètes vénèrent Syndaril et Gaïa) L'ironie de la chose, c'est que ces "Dieux", qui furent leurs tortionnaires, ne leur répondent pas, et que les "miracles" et "réponses" qu'ils reçoivent viennent en réalité d'eux-même...
Voilà voilà... A mon avis, pas mal d'éléments de ce schéma pourraient servir de départ pour une réflexion sur les secrets d'Esteren...

Qui plus est, cela donne des pistes moins "manichéennes". Et enfin, j'ai retrouvé pas mal de ces concepts chez Greg Keyes par la suite (je n'avais pas encore lu le cycle du royaume d'épines et d'os à l'époque), Greg Keyes qui était un auteur ayant fort influencé Pénombre...
Et tant qu'à faire, pour boucler la boucle... Les Tarishs... Leur secret... Est-ce que ce ne serait pas qu'ils ne sont pas tout à fait humains, physiquement ou mentalement, par hasard?