Patrick Cialf a écrit :Structure clanique
(…) Chaque communauté possède les chefs, enseignants et guides spirituels que sont les ansaléir, damathair et démorthèn, à l'instar des communautés rurales de la péninsule fortement imprégnées des anciennes traditions.
Toutefois, ces communautés sont également regroupées autour d'un chef unique qui dirige l'ensemble du clan. Cet individu est en général l'ansaléir de la communauté la plus importante du clan, que ce soit par sa richesse, sa taille, sa puissance militaire ou son influence.
Ce chef est appelé Ceann, et peut être un homme ou une femme. L’autorité du chef est surtout importante dans les relations avec les non-Osags ou avec les autres clans, qu’il s’agisse de guerre, de razzia, d’une ambassade ou d’un pèlerinage hors des terres claniques. Dans les affaires internes du clan, il ne peut prendre que des décisions temporaires qui doivent être ensuite discutées dans le Comhairle. Certains clans confient la présidence du Comhairle à une autre personne, la damathair par exemple.
Patrick Cialf a écrit :Vie quotidienne
Habitat
Les Osags accordent peu d’importance au confort des maisons, et, pour leur défense, ils se fient plus à leur valeur guerrière et aux difficultés du terrain qu’à des remparts bâtis de main d’homme. Seules les agglomérations principales, Deanaidh et Déas, ressemblent un peu plus aux bourgs tri-kazeliens ordinaires. Sinon, les villages nichent dans des gorges difficiles d’accès et dont l’entrée est facile à barrer.
Les tours de guet, qui existent aussi chez les autres populations de la péninsule, sont les édifices les plus visibles. Elles peuvent servir de refuge quand la plupart des guerriers sont en expédition lointaine, mais, depuis la fin des grandes guerres, elles sont de moins en moins entretenues.
Le manoir d’un ansaleir n’est généralement qu’une grosse ferme, bâtie en pierres sèches et recouverte de mousse. Humains et bestiaux vivent souvent sous le même toit, pour économiser la chaleur. Le mobilier est rarement luxueux, mais il arrive qu’un Osag montre fièrement quelques objets précieux que lui ou ses ancêtres ont ramené des anciennes guerres ou reçu en cadeau de leurs alliés.
Les maisons des simples paysans sont peu différentes de celles des chefs. S’il n’y a que peu de luxe, la misère est presque inconnue : sauf catastrophe exceptionnelle, la maison est étanche et bien pourvue en provisions.
Nourriture
Commerce
Travail du métal, chevaux, chiens
Bien que les Terres de Déas contiennent un certain nombre de minerais, les Osags n’ont aucun goût pour le travail de la mine, et, depuis la fin des grandes guerres, ils n’ont plus d’esclaves en nombre suffisant pour les exploiter. C’est donc une richesse potentielle qui reste inutilisée.
Les forgerons osags, parfois renommés, travaillent sur des pièces métalliques achetées à l’extérieur. Il n’est pas recommandé de vendre à un Osag une lame de fer de mauvaise qualité, car il viendra généralement la rendre au vendeur en la lui plantant quelque part dans le corps : "c’est le fourreau qui convient à une mauvaise lame", dit un proverbe osag. L’entretien des lames, la confection d’ornements inspirés des symboles claniques sont les principales attributions des forgerons. Seuls quelques maîtres ont le droit de travailler des objets sacrés tels que les torques.
Ce qui est vrai pour la forge l’est aussi, dans une certaine mesure, pour les autres artisanats. L’économie osag dépend assez largement des ventes de bétail et du mercenariat à l’extérieur, et ramener de ses voyages des objets précieux ou des matières travaillables est un facteur de prestige. Les artisans des duchés voisins connaissent les goûts des Osags et fabriquent des produits en conséquence.
Les Osags montent des caernides plutôt que des chevaux, moins adaptés au relief montagneux. Cependant, pour les guerriers de grande taille, il existe des chevaux robustes et très appréciés. Un Osag se doit d’être un bon marcheur et un bon grimpeur, et il utilise une monture pour le prestige plus que par nécessité absolue.
Le bétail est la principale mesure de richesse des familles et des clans. Le village a un troupeau commun : chaque famille a droit à un nombre de têtes proportionnel à la surface de sol qu’elle cultive. La damathair et le demorthèn reçoivent un certain nombre de têtes sur le troupeau commun, selon l’importance de leurs services. L’ansaleir et certains chefs de famille influents peuvent avoir un troupeau personnel : la répartition des pâturages est régulièrement discutée au Comhairle.
Les bonnes années, l’excédent de bétail est vendu sur les foires, parfois aussi loin que Tuaille et Llewelen (pour les Osags de Taol-Kaer) ou d’autres villes éloignées. La chasse, la pêche en rivière et les razzias fournissent aussi un supplément de nourriture apprécié.
Les chiens osags sont de différents types, mais le plus connu est le "chien oursier", utilisé pour la garde des troupeaux et des maisons : on dit que deux de ces chiens sont capables de mettre en fuite un ours. Les chants osags contiennent plusieurs histoires de chiens fidèles qui défendent leur maître ou l’enfant de leur maître au prix de leur vie.