J'ai rajouté une nouvelle section au début du document, relative à la réparttion géographique des clans osags. Je dois encore la finaliser, en développant la présence osag par royaume.
J'ai aussi rajouté un long chapitre relatif à la vision de l'écriture par les osags, directement inspirée de ce que j'avais écrit dans des sujets plus anciens, comme "oghams maudits" et "langues et secrets".Répartition géographique
Les membres du fier peuple osag se considèrent comme les premiers habitants de la péninsule, et estiment de ce fait être les porteurs et les gardiens légitimes des traditions ancestrales. Pour ces raisons, ils se sont farouchement opposés au féodalisme et à la constitution des royaumes initiés par les trois frères.
La défaite à l'issue des guerres osags, ainsi que le phénomène d'acculturation qui a suivi, a eu pour résultat que de nombreux clans osags se sont dilués dans la population des trois royaumes, comme en témoignent les origines osag de nombreuses familles nobles de la péninsule.
Toutefois, certains clans sont restés farouchement attachés à leur indépendance, à leurs traditions et à leur mode de vie. Ils constituent encore actuellement des clans entretenant des relations parfois tendues avec les royaumes.
Ils se répartissent sur l'ensemble de la péninsule, bien qu'ils soient plus particulièrement présents dans les Terres de Déas en Taol-Kaer, et dans les parties reculées du royaume de Reizh. Les groupements osag de Gwidre sont particulièrement réduits et affaiblis, en raison de la politique de destruction systématique de la culture démorthèn menée par le Temple.
La place de l'oral, le rejet de l'écrit
Par extension de la tradition Démorthèn, la culture osag est exclusivement orale. Cette situation s'explique essentiellement par la conception osag selon laquelle l'écrit ne peut décrire et refléter que très imparfaitement la réalité. Par ailleurs, de nombreux osags assimilent l'écriture à l'exercice de pratiques magiques, probablement en faisant le rapprochement avec les signes oghamiques utilisés par les démorthèn dans l'art du Sigil Rann. Ils ont de ce fait développé une forme de crainte superstitieuse à l'égard de l'écriture, qui devrait selon eux être réservée à des sages, qui en feraient feraient usage avec prudence et parcimonie.
"L'écrit est une parole morte"
La conception des osags de l'écriture est toute entière contenue dans un vieux diction en langue ancienne, probablement héritée de la tradition démorthèn : "l'écrit est une parole morte".
Cet adage signifie que la parole se doit d'être aussi vivante que la réalité qu'elle décrit, sans quoi elle ne serait qu'une coquille vide et inutile. Dans cette vision des choses, une parole appartient à son auteur, qui est le seul à en appréhender totalement le sens. De plus, cette parole vise à décrire, à correspondre à une réalité vivante, changeante, éphémère et ambigüe. Il serait donc un non sens de tenter de les emprisonner toutes deux (la parole et la réalité décrite) dans une forme durable et forcément imparfaite, l'écrit.
Par ailleurs, les osags font régulièrement usage d'un adage particulièrement éclairant à l'égard des "civilisés" qui chercheraient à leur vanter les mérites de l'écriture : "on ne peut emprisonner le ciel dans une cage de fer". Cette image démontre bien toute l'incompréhension des osags face à la volonté des royaumes de diffuser l'écrit, qu'ils jugent aussi stupide qu'inutile.
L'écriture, une pratique magique
Il n'est pas rare que les clans osags perçoivent également l'écriture comme une forme de pratique magique. Cette croyance, souvent véhiculée et encouragée par les démorthèn, implique que l'écriture peut provoquer d'importants effets magiques, qui peuvent avoir des conséquences néfastes s'ils ne sont pas maîtrisés. A ce titre, l'exercice de l'écriture implique de grandes responsabilités, et devrait de ce fait être réservée à certains sages mesurant les conséquences de leurs actes.
Illetrisme et résistance à l'écriture
Ceci explique pourquoi il n'existe pas d'écrit dans la transmission du savoir démorthèn, et pourquoi les clans Osags et la majorité de la péninsule sont illetrés.
Il est à noter que cet illetrisme n'est pas perçu négativement, bien au contraire. Il existe même une résistance farouche à l'écriture chez les plus traditionnalistes, qui y verront au mieux une marque de stupidité, au pire un acte contre-nature, violant des coutumes ancestrales sacrées.
Cela peut même conduire à des débordements de violence dans les clans les plus traditionnalistes, un lettré non démorthèn pouvant être mis à mort si il est surpris en train de lire ou d'écrire.