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par Pwyll » 09 sept. 2012, 01:39
Au commencement
Le Verbe de la Créatrice s’éleva.
Face à lui, la primauté initiale et informe de l’univers reflua, cédant peu à peu un espace-temps d’existence.
Pour fixer cette création vacillante, la Créatrice fit pousser et croître Corahn-Rin au rythme de son Chant* car Elle était maîtresse du Verbe, du Chant et des Signes créateurs et que telle était sa volonté.
La Déesse a trois visages, et, à son image, le monde fut conçu en trois parties : le monde supérieur, le monde médian et le monde inférieur (ouranien, terrestre et chthonien).
La Déesse créa l’univers de l’arbre-monde comme étant inscrit dans des cycles. La vie et la mort étaient inséparables tout comme l’ordre et le chaos, la joie et la tristesse. Tous ces opposés étaient complémentaires et étroitement imbriqués dans sa création.
L’Esprit élémentaire majeur Aingeal incarnait ainsi le feu et surtout la fonction de destruction, indispensable au renouveau. Il restait néanmoins extérieur à la création aux trois visages.
Le monde terrestre fut modelé avec l’aide d’Adhar, Roimh et Usgardh.
Le cycle de la vie coule dans Corahn-Rin et dans toute la création sous la forme du Rindath. Protéiforme, le rindath fut modelé par les Esprit élémentaires majeurs (Triade) pour façonner les pierres, plantes et animaux.
Les Hommes
Était-ce l’intention initiale de la Créatrice ou un évènement aléatoire issu du développement foisonnant de la Vie ? Quoi qu’il en soit, l’Homme apparut. Cinq composants définissent l’humain :
Lík = Empathie ; Várðr = Combativité ; Hamr = Créativité ; Hugr = Raison ; Ánd = Idéal.
Les humains formèrent peu à peu des civilisations. A cette époque, le cycle des réincarnations faisait que l’âme d’un humain passait par différents états avant de parvenir à rejoindre la félicité du Chant de la Déesse. L’âme pouvait s’enfoncer dans le monde chthonien pour resurgir en terreau, ver, plante ou animal. L’âme pouvait s’incarner dans le monde terrestre sous la forme d’un esprit de la nature, un bienheureux C’maogh. L’âme pouvait enfin rejoindre le monde ouranien pour s’approcher du Chant.
Les humains, du fait de leur étincelle divine et de leurs capacités et penchants à chercher toujours plus, à sentir le monde, à inventer, à croire et à raisonner, développèrent le pouvoir de manipuler l’énergie universelle, le rindath, en recourant à une version affaiblie de la poésie créatrice originelle. En effet, la langue ancienne, peut-être enseignée aux Hommes par la Créatrice, contenait la potentialité du pouvoir du Verbe.
La puissance du Verbe a été en grande partie perdue depuis ces temps reculés. Le Liadh a été oublié, mis à part chez les demorthèns les plus savants. En revanche, on retrouve encore une trace de ce Pouvoir des mots chez les filidhi, ces artistes oratoires et chanteurs aveugles capables de prophéties. Au-delà, il n'est pas trop audacieux de souligner que les artistes passionnés et sincères portent tous un peu en eux le message de la Créatrice dont le chef-d’œuvre fut Creag.
Il est dit que la Déesse créatrice s'adressa directement à certains élus, des demorthèns, pour leur expliquer la responsabilité qui était leur en tant que garants de l'équilibre dans un usage parcimonieux de la puissance du Verbe et du Signe. Malheureusement, le message semble ne pas avoir été écouté ou compris, du moins pas par tous...
La plupart des humains se satisfirent de cette nouvelle harmonie avec le monde qui permettait parfois d’adoucir une vie rude et cruelle, car en vérité la création ne leur était guère favorable, n’ayant pas été pensée pour leur seul bien-être.
D’autres, malheureusement en voulurent toujours plus.
L’Aergewin : les sources de la catastrophe
Des humains se firent de plus en plus ambitieux, arrogants et avides, cherchant à accumuler le pouvoir par pure soif de domination.
Des demorthèns trop ambitieux (futurs morcaìls) se réunirent en société secrète. Certains parmi eux, notamment leur meneur, Argmald, étaient peut-être en contact avec des Entités Entropiques Extérieures au monde de Corahn-Rin. (A noter que les "morcails" de cette époque n'en étaient pas vraiment au sens actuel. Ils étaient des demorthèns ivres de pouvoir. Les morcails actuels utilisent le rindath de la partie moribonde de Corahn-Rin... voir ci-dessous)
L’existence du terme « daedemorthys » en langue ancienne implique en outre que les prémices de la magience avaient pu se développer également. Qui sait jusqu’à quel point les savoirs de ces chercheurs antiques avaient pu se développer ? Une union de la frange amorale de ces magientistes se fit avec les morcails au nom de la soif de pouvoir.
Un rituel différent de tout ce qui avait jamais été tenté auparavant fut mené par les plus puissants des morcails et daedemorthys. Il s’agissait d’un Rituel d’Éclipse, nécessitant des sacrifices particulièrement sanglants, qui devait permettre à ceux qui y participaient d’atteindre le pouvoir absolu, un statut quasi divin.
Ces fous puisèrent si profondément dans les ressources de Rindath et de flux que Corahn-Rin fut en partie dépourvu de sa sève… Cet affaiblissement du pilier du monde força une déchirure au cœur de la trame même de l'existence. Une brèche vers l’Extérieur, où règne la Primauté informe, fut ainsi ouverte. La lumière du Soleil et des Lunes fut alors masquée et une période d'horreur sans nom s’abattit sur Creag et ses habitants.
Alors que des parties entières de Corahn-Rin, privées de Rindath, perdaient peu à peu la capacité de se renouveler et pourrissaient, des créatures de la Primauté, de l'Entropie, infiltrèrent le monde. Ces créatures, issues du Chaos primordial, étaient des corps totalement étrangers à Creag. Leur simple présence commença très rapidement à faire muter la faune, la flore et les malheureux humains.
Bien que très différentes et cherchant chacune à assouvir égoïstement leurs désirs, ces entités avaient toutes un point commun. Elles étaient animées d’une faim et d’une soif sans borne. Soif de sang, faim de chair humaine, soif d’émotions effroyables, désir de domination comme d’adoration. En outre elles avaient toutes, aux yeux des humains, des apparences monstrueuses, dépassant en horreur nos pires cauchemars.
La naissance des féondas et l’affrontement de Sníomh et Aingeal
Dans ce terrible désastre, la chance des humains fut que ces créatures s’entredéchirèrent autant qu’elles massacrèrent et dévorèrent les habitants. Face à une irruption aussi atroce, beaucoup perdirent la raison. D’autres se prosternèrent et devinrent des disciples de certaines des créatures. En échange de leur obéissance et de leur âme, ces humains furent transformés à leur tour en créatures de cauchemar (sans être pour autant des féondas tels que ceux qui hantent désormais Esteren).
Enfin, certains humains s’efforcèrent d’organiser la résistance, notamment en faisant appel aux oghams majeurs, puisant dans les pouvoirs des Esprit Primordiaux. Des magientistes résistèrent également, travaillant à des dispositifs de protection de la population et de riposte contre ces monstres.
Le sang versé par les Entités de l’Extérieur au cours de leurs combats se mêla à divers débris végétaux, minéraux et organiques. Bien plus tard, suite au phénomène naturel de fossilisation, cet Ambre (cette Couleur tombée du Ciel**) devint le « flux fossile » qui participe encore à l’empoisonnement et à la mutation de la nature qui l’entoure.
Le choc fut tel pour Creag que l’Incarnation de l’Esprit de Corhan-Rin, qu’on pourrait dénommer « Vie » ou encore « Triade » fut rendu à moitié folle. En effet, la moitié inférieure de l’Arbre, drainé de son énergie, commença à se putréfier. Cette partie décharnée continua pourtant une sorte de cycle de production de la vie, mais, avec l’effet combiné de la présence chaotique des Entités de l’Extérieur, les êtres générés par les racines rongées étaient profondément souillés. Cette souillure était visible dans leur apparence, mais elle prenait également la forme d’une totale hostilité envers les responsables de cette terrible souffrance qu’ils partageaient tous, à savoir les humains. Une autre version raconte que les « mutants » issus de la partie malade de l’Arbre-Monde ont sombré sous la domination d’Entités de l’Extérieur qui ont vu en eux un parfait outil pour susciter des flots de peur et de douleur humaines auxquelles elles s'abreuvent avidement.
Parmi toutes les créatures Chaotiques qui surgirent de la faille, il faut parler de celle qui fut appelée à tort « rejeton d’Adhar » nommée ainsi car elle était issue des « étoiles » puisque « tombé des cieux » par la brèche ouverte par le Rituel. Il s’agit de Sníomh, le Ver. Sa puissance parmi les Entités était inégalée. Beaucoup plièrent l’échine et le supplièrent de devenir ses serviteurs serviles. De nombreuses autres Entités périrent de son venin. Ce monstre, qu’on appela aussi « Dragon » était capable de voler.
Considérant tout ce qui était arrivé, Aingeal, Esprit destructeur du feu, décida qu’il était temps d’en finir avec la création. Il s’incarna à son tour sur Creag, sous la forme d’un dragon cracheur de feu. Le combat, inévitable, s’engagea avec Sníomh qui ne comptait pas laisser son nouveau terrain de jeu se faire réduire en cendres.
Alors que les titans s’entrechoquèrent, certains demorthèns apprirent des C’maoghs qu’il existait un métal, le tugarch’, capable de blesser mortellement les Entités de l’Extérieur. Unissant leurs forces aux meilleurs magientistes et forgerons, défiant notamment les Entités au sein de Cercles de Pierres protecteurs, les demorthèn bannirent progressivement celles-ci dans les entrailles de Creag, au sein de geôles de tugarch’ qui avaient été bâties par la magience et l'artisanat.
Durant cet affrontement final, de nombreux héros, armés de lames de tugarch' payèrent de leur sacrifice guerrier pour permettre la survie des derniers humains de la péninsule.
L'Éclipse déclenchée par le Rituel finit par cesser, et Corhan-Rin parvint (peut-être avec l’aide de demorthèns puissants ou... grâce à un Chant salvateur offert par la Déesse ? ) à refermer la déchirure.
Il est possible que des recherches magientistes aient permis, en exploitant le puissant Ambre laissé en abondance par les Entités, à participer à briser l'effet du rituel qui maintenait l’Éclipse. On raconte que la encore, les efforts conjugués de demorthèn et magientistes furent décisifs.
Aingeal étant par essence un Esprit extérieur à la Triade créatrice et Sníomh étant d’une nature encore plus étrangère à Creag, ils furent pétrifiés, encore entrelacés dans un affrontement dantesque et leurs corps tombèrent, éclatant sous le choc et s’éparpillant de par le monde.
Les esprits de ces deux entités perdurèrent néanmoins. On raconte que celui de Sníomh s’insinua en rampant dans les profondeurs de la terre, afin de recouvrer ses forces, attendant patiemment l’heure de son retour. Depuis sa tanière, le venin du Ver continue à entretenir le pourrissement des racines de l’Arbre-Monde, empêchant toute guérison. Quant à l'esprit d'Aingeal, il prit place dans les Cieux... Leur lutte pour le contrôle d'Esteren ne faisait que commencer, déjà les cycles climatiques commencèrent à s'en imprégner.
Le monde refaçonné et la Péninsule abandonnée***
Pour qu’une continuité resta possible, il fut nécessaire d’imposer au monde une dualité. D’un côté les esprits rendus fous par le pourrissement de l’Arbre et les âmes corrompues des serviteurs des Entités, de l’autre ceux qui étaient restés sains. Le monde passa de « 3 à 6 » et fut renommé Esteren pour "étoile". Cela fut-il l’œuvre de la Créatrice elle-même, ayant pris le monde en pitié ? Mystère.
Inévitablement, cette nouvelle dualité provoqua un ré-agencement du monde spirituel. Chaque humain avait dorénavant un double dans les « Territoires Gris », ou encore Saoghal-Glas, où errent certains Esprits élémentaires dénaturés de Corhan-Rin. Dans une partie de ces territoires, les limbes, se trouvent les Entités de l’Extérieur ayant subsisté ainsi que leurs âmes damnées humaines.
Malheureusement, il existe des lisières entre le monde des hommes et ces territoires, notamment lorsque le lien entre le corps et l’âme d’un humain se fait moins ferme. C’est le cas lors de transes, de rêves très profonds ou encore de comas. Il peut alors arriver à un malheureux de rencontrer son propre double (funeste présage), voire au pire de sentir son âme happée et son corps possédé par un des sinistres « habitants » des territoires gris. Il peut arriver également que certains "Sorciers" rencontrent des Esprits élémentaires pervertis et qu'ils en retirent certains pouvoirs, non sans risque pour leur essence même...
Lors de discrets échanges entre occultistes et médecins de l'âme férus de littérature continentale, on chuchote que la nature du double de tout un chacun serait façonnée en partie par l'alignement des corps célestes au jour de naissance et en partie par la moralité et les passions animant l'individu concerné. Certains doubles seraient "aspectés" sous le signe du feu, d'autres sous le signe de l'air ou encore de la terre, etc. Si on en croit cette théorie, les "Esprits élémentaires pervertis" ne seraient "que" l'inconscient incarné de celui qui est assez fou pour aller en faire la rencontre dans les Territoires... On pourrait en déduire, en poussant le raisonnement, que tout un chacun aurait la potentialité de développer certaines aptitudes, mais aussi de devenir le jouet de son propre inconscient ou Esprit tutélaire. Effrayant.
Ce n’est pas le seul danger puisque les feondas demeurent présents sur le plan d’existence des humains. Là où le pourrissement et la décrépitude règnent, les feondas peuvent émerger des lieux où les racines souillées de l’Arbre-Monde les sécrètent. Ils peuvent alors quitter les tréfonds et rejoindre Esteren pour y semer mort et désolation.
La plupart des humains quittèrent alors la Péninsule, ravagée, pour rejoindre ce qui serait appelé plus tard "le continent". Alors que la majorité des survivants étaient déjà partis à bord de navires, les demorthèns, restés sur la péninsule notamment par sentiment de culpabilité, usèrent une dernière fois des oghams majeurs.
En effet, conscient que de terribles créatures restaient présentes, tapies dans les profondeurs de la péninsule, ils souhaitèrent en faire une prison naturelle pour que la terreur ne se répande pas (ils croyaient que l'Aergewin n'avait frappé que la péninsule). Les Monts Asgeamar furent dressés plus haut, les flots furent déchaînés et la péninsule fut décrétée territoire interdit.
Toutefois, outre les demorthèns, quelques récalcitrants à l'exode décidèrent de rester, notamment sur l’archipel des Trois Sœurs. Ils conservèrent l’usage inchangé de la langue ancienne.
Quelques navires de l’exode résistèrent à la traversée et accostèrent sur le Continent et se mêlèrent peu à peu aux populations locales, découvrant que l’Aergewin avait frappé partout… La tradition demorthèn ne fut donc jamais exportée vers ce nouveau territoire. En se mêlant aux dialectes locaux, la langue ancienne se transforma progressivement.
Temple et Magience, l’humanité comme jouet de l’affrontement de Sníomh et Aingeal
Une puissance miséricordieuse (la Créatrice sans doute) tenta d’aider les humains.
Elle s’efforça en un premier temps de les prévenir des dangers terribles qui menaçaient de faire basculer à nouveau le monde dans un nouvel Aergewin.
Pour ce faire, un humain du Continent, Soustraine, fut choisi.
Aingeal prit conscience de la tentative et fit de son mieux pour éviter que le message soit clairement transmis et compris. Des organisations secrètes avides de pouvoir étaient encore et toujours à l’œuvre, appliquant la volonté de l’Esprit de Destruction.
Certains parvinrent à noyauter l’organisation naissante du Temple qui faisait naître la sainte parole de Soustraine. Dès que cela fut possible, le prophète fut écarté et le dogme fut habilement remanié au fil des siècles. Certains des conseils véritables se révélèrent néanmoins impossible à contredire, déjà trop fortement ancrés parmi les premiers fidèles par les paroles de Soustraine.
Cette chaîne d’évènement aboutît à un dogme bâtard et bancal (La glace et le froid ! Quelle idée !). L’essentiel pour Aingeal avait néanmoins été assuré. Parvenir à usurper le message et à capter une partie de l’énergie issue des ferventes prières des fidèles de « l’Unique » fut un tour de force magistral. L’illusion devait être maintenue au prix de quelques pouvoirs laissés aux plus fervents des malheureux croyants. Ce qui comptait par-dessus tout, c’était de persuader les fidèles de récupérer les morceaux de son propre corps (les "reliques") et de surtout prendre garde à ceux du corps de Sniomh, son ennemi.
De son côté, le Ver ne fut pas en reste. Il relança le développement de l’art daedemorthys qui avait participé au rituel de l’Aergewin. Le plus amusant fut de dresser les partisans du Temple contre ceux de la magience, le tout participant toujours davantage à la création d’émotions négatives dont Sniomh ne nourrit avidement, accroissant ainsi son emprise.
Quelques descendants des exilés de la péninsule parvinrent à y retourner au compte-goutte au fil des premiers siècles suivant l’exode initial, ce qui explique les racines communes entre le langage du continent et le Tri-Kazélien.
Les Tarishs, survenant d’un rituel permettant de voyager entre les mondes en passant par les Territoires, arrivèrent sur la Péninsule après que leur propre monde ait succombé à une menace inconnue. Ils espéraient y trouver la sécurité, mais il faut croire que certains de leurs ancêtres-guides ont un sens de l’humour particulier.
L’autre tentative d’aide de la Créatrice pris la forme d’Arenthel. Élue, elle guida la mission unificatrice et civilisatrice des trois frères sur la péninsule.
Les factions du Temple et de la Magience ne tardèrent pas cependant à s’affranchir des barrières entourant la péninsule pour venir s’y répandre.
Une attaque de feondas fort opportune facilita grandement l’installation du Temple en Gwidre. Comme s’explique-t-elle ? Des agents d’Aingeal piégèrent ceux de Sníomh en leur faisant miroiter la récupération d’une relique ennemie, celle qui était en possession de Jamian. Le coup fut réussi. Certains initiés murmurent une autre version. Les feondas pourraient être menés aussi bien par Aingeal que par Sníomh, tout dépendrait de l’âme animant le dréin à leur tête…
Au sujet des dréins... Il semblerait que parmi les feondas les plus intelligents existerait une foi secrète. Cette foi annonce qu'un jour les feondas remplaceront l'humanité. En signe d'envie autant que de moquerie, certains choisirent de porter des masques mortuaires. Une version alternative, plus simple, précise que les dréins sont des âmes dont le corps portait le masque, mais qui ont cédé aux avances de Sniomh et vendu leur âme pour une "vie éternelle"...
L’âme et l’aothbas sont en effet au cœur de l'affrontement entre les deux dragons. L’énergie des humains sera décisive pour déterminer qui du Destructeur ou du Corrupteur l’emportera. Dans les temps anciens suivant l’Aergewin, les humains l’avaient compris. C’est pourquoi des rites très particuliers doivent être effectués pour éviter que l’âme du défunt soit engloutie vers les limbes ou happée par Aingeal. La chair ne doit pas être en contact direct avec la terre et un masque doit empêcher une errance de l’aothbas, conservant cette énergie à l’abri des convoitises.
Diverses possibilités existent dorénavant pour l’âme après la mort :
- Être aspirée par « l’Unique »
- Devenir l’ancêtre protecteur d’une lignée (Tarishs)
- Devenir un esprit de la nature (c’maogh)
- Être happée par les habitant des territoires ou des limbes et y être utilisée/corrompue.
Quant à l'espoir de l'humanité... il réside bien sûr dans la découverte des véritables forces à l’œuvre dans l'univers. Le développement des émotions positives, notamment par la paix, la compassion et les arts, permettrait d'affaiblir peu à peu les deux Dragons. Révérer la véritable Déesse à la place de ces monstres pourrait également participer à un rééquilibrage de l'univers.
*Oui, la Créatrice a la tronche de Totoro.
**Une nouvelle de H.P Lovecraft
*** Coquillages et crustacés. (désolé il est tard)
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Pwyll le 28 oct. 2012, 22:50, modifié 8 fois.
Le deux fois né, seigneur de l'arbre de l'été.