Cosmogonie / Étapes essentielles de l'Histoire
• L’univers est créé par un Esprit parfait. Le principe de « yin et yang », l’opposition complémentaire, apparaît lorsqu’Esprit crée son double et son égale qui forme avec lui le couple Masculin/Féminin.
• L’Esprit crée une graine cosmique, contenant le plan entier de l’Univers, l’ordre comme le chaos. De cette graine surgissent des Aeons / Anges.
• Parmi eux, on trouve Aingeal, une déesse créatrice (Sophia pour les Gnostiques). Initialement, Aingeal est uniquement composée de lumière cosmique pure.
• La Déesse Mère, Aingeal, rêve/pense à une nouvelle création. Les concepts issus de sa pensée s’expriment à travers le langage divin (Logos).
• Afin de l’aider à façonner Creag (
OU du fait de l’impact involontaire de sa pensée sur la matière chaotique primordiale), Aingeal crée Le Démiurge. Cette entité dépourvue de l’Esprit divin est toutefois capable de copier un modèle qu’on lui montre ou qu’il voit. Le Démiurge est donc chargé de traduire en matière les concepts créés par la Déesse.
• Le façonnement de Corahn-Rin commence. Pour cette tâche, le Démiurge utilise quatre éléments (Air, Feu, Eau, Terre). Une fois Corahn-Rin conçu, cette union des quatre éléments donne la Quinte Essence, l’Ambre, la sève de Corahn-Rin alors totalement pure.
• D’abord neutre, voire bienveillant, le Démiurge révèle peu à peu son imperfection intrinsèque. Il est peu à peu soumis à la dichotomie qui surgit entre les duretés indissociables de la matière d’une part et les aspirations de la Raison (Logos) et de l’Esprit d’autre part. Cette tension se traduit par l’apparition au sein de la Psyché d’instincts de prédation, d’auto-préservation, de compétition, de manipulation, d’avidité, de jalousie. De ces bas instincts surgit Snìomh , une version corrompue du Démiurge.
• Snìomh prend la forme d’un Serpent. Il est enroulé autour d’une racine de Corahn-Rin. Pour assurer sa propre perpétuation, il commence à corrompre les bases de la création et à insinuer son venin pour le mêler à la Quinte Essence. (voir substance Eitr / Ether =
http://en.wikipedia.org/wiki/Eitr ). Le Démiurge enferme la matière dans la notion illusoire de Temps.
• Les humains sont créés à l’image de cette situation imparfaite. (OU, la création initiale des humains par le Démiurge corrompu est une atrocité, les féondas. Voyant cela, La Déesse intervient et insuffle en eux une étincelle de l’Esprit, ce qui les transforme en humains) En effet, il existe en eux une part de l’Esprit, la capacité aussi à comprendre le Logos. Toutefois, ils sont également soumis aux difficultés, souffrances et bassesses de la matière et de la chair. Entre leur corps et leur Raison, leur psyché fait tampon. Cet intellect inférieur se pare du masque de l’égo, découlant des « nécessités » sociales et pour assumer les interactions nécessaires avec le monde matériel. Ce qui se développe ainsi au niveau microcosmique se transmet au niveau macrocosmique, nourrissant le développement de l’égo du Démiurge corrompu.
• Snìomh prend le pas sur le Démiurge initial et se persuade être l’Unique, le dieu Créateur et commence à mettre au point des stratégies d’influence des civilisations humaines balbutiantes afin de nourrir sa soif d’instincts négatifs. L’enjeu est notamment de récupérer/ de corrompre l’Aothbàs (Esprit/Energie/Rindath) (livre 1 p102) dont chaque humain détient une parcelle.
• Les influences de Snìomh passent dans un premier temps par des pouvoirs accordés aux humains effectuant des rituels et sacrifices sanglants, de sombres prières (oradh, étymologie : prière, oraison, donc prière au Serpent). Snìomh parvient par ce biais à récupérer les âmes les plus sombres et éloignées de l’Esprit. Il abuse de son venin sur les âmes perdues pour en faire ses âmes damnées, démons / archontes / Drein à son service.
• Au moment de l’Aergewin, les sacrifices rituels arrivent à leur paroxysme, manquant de prudence et enivré par ses instincts, Snìomh obtient d’une secte de Morcails qu’ils créent une brèche permettant à Snìomh et à ses Archontes d’accéder pleinement au plan matériel. Le Massacre commence. Lorsqu’un archonte meure, il laisse une « pierre maudite » derrière lui.
• La Déesse-Mère s’oppose à Snìomh en envoyant des Anges (qui sont à l’origine des Reliques du Temple) et finalement, suite à une séquence d’évènements indéterminés, elle est amenée à s’incarner en personne sur Creag.
• L’incarnation / la Chute d’Aingeal a des conséquences énormes. Aingeal devient Creag et Creag devient Aingeal, la nouvelle entité étant appelée Esteren. Cela provoque un décalage de l’axe du monde, (éventuellement le passage du monde des Hommes d’un plan à un autre). Lors de cette incarnation, les éléments sont éveillés à la conscience. Aingeal devient les éléments. La Quintessence se matérialise également sur Esteren, se cristallisant sous la forme de l’Ambre, appelé plus tard « flux fossile » par les magientistes. L’Esprit de la Déesse imprègne toute la création, le surplus étant dispersé sous la forme des C’maoghs.
• Malheureusement, la matérialisation sur Esteren de la sève corrompue (ambre, flux fossile) sert grandement les desseins de Snìomh. Il s’empare de la majorité du matériau et l’entraînera avec lui dans son bannissement.
• (une lune disparaît, ce qui modifie la hauteur des marées par la suite ?)
• Pour combattre les humains serviteurs de Snìomh, qui ont pris des formes monstrueuses à la hauteur de la bassesse de leurs instincts, La Déesse enseigne à certains humains élus le Logos leur permettant de faire appel aux pouvoirs des éléments, mais sans dépasser certaines lois immuable (au risque de sombrer sous l’influence de Snìomh si elles sont outrepassées). Il s’agit du Liadh et des 7 oghams majeurs.
• Suite à de terribles batailles, alors qu’Esteren est sur le point de se transformer en Saoghal-Glas (OU, Creag, qui a été laissé derrière, sur un plan inférieur, est transformé en Saoghal-Glas, les Rusemorts pouvant y être entraînés par leurs songes), des rituels surpuissants permettent de repousser Snìomh et de l’enfermer lui et les Archontes survivants dans les limbes, au cœur d’une prison de Tugarch’. En effet, ce métal particulier a surgi ou a été créé / découvert lors de l’Aergewin. Snìomh parvient avant de céder à empoigner l’Ambre et l’emporte sur le plan inférieur où il est banni. (
Version possible incluant l'enlèvement d'une forme humaine d'Aingeal par le Serpent, l'entraînant dans sa prison/ son antre)
• Conscients du risque énorme lié à l’usage des oghams majeurs, les demorthèn sages de l’époque décident de sceller également ces derniers.
• Depuis l’Aergewin, les successions climatiques entre périodes chaudes et froides s’expliquent par la lutte de volontés entre Aingeal et Snìomh et par la déviation de l’axe du monde.
• De longues années s’écoulent. Snìomh et ses démons (les chuchoteurs) produisent des hordes de féondas, pantins atroces, imitant les humains mais sans aucune trace d’Esprit divin en eux, les animant grâce aux ondes d’énergies négatives qui continuent à affluer au travers des murs de métal de la prison. La Déesse est « prisonnière » de la matière et tourmentée par les actions perfides de Snìomh, mais elle s’efforce de résister. Les féondas permettent d’amplifier les émotions négatives générées par les humains.
• Sentant la situation du monde se dégrader sans cesse, la Déesse tente le tout pour le tout en s’adressant à un élu, Soustraine, lors d’une révélation. Snìomh a connaissance de cette révélation et ourdit un complot pour la tourner à son avantage. En faisant disparaître Soustraine à son centième anniversaire (OU Soustraine a été enlevé par une frange de fidèles cherchant à le soustraire à un assassinat) et en dévoyant sournoisement certaines parties du message originel (notamment grâce à l’aide d’humains corrompus noyautant la structure du Temple), la révélation de la Déesse devient révélation du Dieu créateur unique.
• Le Symbole est une étoile à six branches, flocon de neige (Snìomh a une affinité avec le froid), mais aussi mère de toutes les Runes, Hagal, rassemblement des 4 éléments avec une dernière ligne les traversant pour figurer la volonté divine ou encore l’antagonisme Vie/Mort, ou le temps. Cette rune signifie également… « Serpent ».
• Snìomh n’en reste pas là, il a une idée géniale pour alimenter toujours davantage les souffrances humaines et surtout les savoureux conflits pour lesquels ces créatures imparfaites semblent si douées. Snìomh transmet à des élus les bases du savoir magientiste (symbole de la magience, un entrelacs de serpent et une sorte de vase, Graal corrompu ?), consistant à extraire de la matière la part d’Esprit s’y trouvant (sous la forme du flux bien sûr). Cela permet, au fur et à mesure que la Magience se développe, de réduite la quantité d’Esprit présent au monde (et enfermant ainsi d’autant plus les humains dans l’illusion de la seule réalité matérielle tout en affaiblissant peu à peu la Déesse).
• Outre cet effet initial très négatif, Snìomh organise une rivalité entre Culte de l’Unique et Magience. Une telle rivalité sera une source inépuisable d’émotions négatives.
• En Tri-Kazel, les manigances de Snìomh restent à l’œuvre avec les féondas bien sûr et aussi la discréditation d’Aingeal. En effet, pour être efficace, Snìomh doit rester le plus discret possible. Il parvient par l’intermédiaire de ses agents à faire d’Aingeal le grand méchant de l’histoire chez les Demorthèn.
• Toutefois, La Déesse n’a toujours pas abandonné et inspire par l’intermédiaire de la Barde Arenthel trois frères prometteurs. L’union de la péninsule devrait permettre d’y réduire à terme les conflits incessants et souffrances liées au manque d’organisation et de développement des techniques et artisanats. Le tombeau ru roi Taol-Kaer est infusé de l’Esprit de la Déesse.
• Les Continentaux arrivent en Tri-Kazel, (est-ce sous l’impulsion de Snìomh ? Sans doute.) L’attaque féonde sur la capitale de Gwidre est précisément orchestrée afin de permettre à Jamian de se présenter comme un sauveur providentiel. Il en va de même pour le second fléau touchant Osta-Baille et débouchant ensuite sur l’implantation relative de la Magience en Taol-Kaer. (Selon l’inscription qu’on trouve sur le tombeau « Le héros dort du sommeil du juste. Il reviendra quand le temps s’écroulera. » Cela signifie que l’envoyé de la Déesse reviendra lorsque le Temps, création illusoire du Démiurge/ Snìomh pour y enfermer les possibilités humaines, s’effondrera. C'est-à-dire quand les humains auront suffisamment ravivé la flamme de l’Esprit qui sommeille en chacun, se tournant vers une spiritualité véritable et repoussant les tentations de Snìomh. )
• L’hésitation des feondas face aux à certains lieux de culte du Temple s’explique par le fait qu’ils y reconnaissent instinctivement l’empreinte de leur créateur.
• Les « Miracles » de la plupart des élus du temple proviennent du peu d’impact sur la réalité que leur confère le Démiurge, ceci afin de perpétuer la réputation et l’attrait du Temple. En effet, les motifs des élus importent peu à Snìomh comme le démontrent les pouvoirs de personnes telle que Garan, le recteur du Monastère de Tuath.
• Dans certains cas particuliers, comme celui de Beren dans l’histoire du Monastère de Tuath, des humains à l’étincelle d’Esprit particulièrement développée obtiennent naturellement une connexion avec l’énergie positive de la Déesse sous la forme des C’Maoghs. Les C’maoghs fuient l’influence néfaste et chaotique du flux fossile, associé à Snìomh .