J'ai une idée, aussi, je me permets de la poster...
Dans un monastère reculé, en effet, je pense que le lieu est beaucoup plus propice.
Les PJ, quels qu'ils soient, doivent y apporter un colis (par un varigal dans l'équipe, ou l'un des PNJ, ou au pire des cas, un Vecteur ou autre représentant du Temple). Ils n'ont qu'une seule information sur ce colis : il a été récupéré lorsque Jaber est revenu du monastère de Sainte Nyline, non loin de Loch Varn, là où il devait se rendre accompagné d'Urvan pour restaurer ce point de passage de l'Unique.
Ils apportent ce colis au monastère, et le donnent aux divers érudits se trouvant là.
Le soir de leur arrivée au monastère, un Sigire encapuchonné (Frère Daernic, à défaut, on utilise ceux des livres

) arrive, prétextant la poursuite d'un adversaire dangereux, il demande à dormir quelques heures dans ce monastère.
Au beau milieu de la nuit, un hurlement retentit, et un très jeune érudit est retrouvé avec la gorge déchiquetée, les bras et le torse complètement mutilés.
Le monastère soupçonnera forcément les nouveaux arrivants, autant les PJ que le sigire.
Je n'ai pas encore trop d'idées sur le déroulement, néanmoins la réalité serait que le prêtre dirigeant ce monastère était intéressé par le colis : un vieux livre traitant d'un péché commis par Soustraine, écrit d'une main inconnue. Ce livre est possédé en partie par son écrivain, selon le degré de surnaturel le prêtre sera possédé par l'esprit, ou sera simplement tellement choqué par les révélations qu'il doutera lui-même de sa foi au point d'en devenir fou. Néanmoins, il aura tué violemment le jeune érudit qui lui aura apporté le livre, sans savoir quoi que ce soit, car il ne se souviendra de rien de ça.
Son esprit serait donc corrompu, et il aurait tué le jeune homme. Néanmoins la bestialité appartient à la corruption contenue dans le livre, et elle survient donc quand le lecteur dort, celui-ci devient possédé. La seule chose qu'il se souvient, c'est un cauchemar étrange dans lequel il arpente un marécage, peuplé d'animaux difformes, et il se réveille au matin dans son lit, après avoir commis un meurtre, au moment où dans son rêve il élimine l'un des "feondas du rêve".
De ce fait, chaque jour se suivant, l'homme tuera une victime supplémentaire, alimentant la corruption à l’œuvre dans son esprit, et petit à petit, l'esprit déchu tentera d'enfermer les PJ et les PNJ dans le monastère pour pouvoir les éliminer jusqu'au dernier.
La foi conjointe du prêtre et de l'esprit conduit à chaque fois à laisser, en plus des traces bestiales, des traces religieuses. Hexcelsis près du sol, quelques mots correspondant à une prière ou l'une des six ordonnances, etc, un peu comme dans le Da Vinci Code si vous voyez.
L'intérêt de la présence du sigire est de semer le doute parmi les PJ qui pourront eux aussi le soupçonner, alors qu'il clamera son innocence, dans sa magnanimité et son indifférence de Sigire (et de Daernic, un peu dingue aussi sur les bords...)
En, plus de ça, si un Demorthèn est présent, et qu'il tente de communiquer avec les esprits par quel que moyen que ce soit (Sigil Rann, méditation...), il s'apercevra d'une déchirure dans son émotion. Comme si un C'maogh en rage, corrompu et détruit était à l’œuvre dans les environs, prêt à semer le 0chaos...
Au final, l'esprit ne représente que le péché commis par Soustraine, mais nul ne sait s'il s'agit en réalité d'un feond ayant pris possession de l'écrivain pour qu'il profère des hérésies et blasphèmes à propos du prophète, ou si celui-ci était réellement spectateur de l'impureté du Saint Patron du Temple...
C'est une ébauche...