[WIP] sociétés osag : structure et traditions
Publié : 09 nov. 2012, 15:20
Bonjour à tous!
Cela fait un petit moment que je réfléchis sur la structure et les traditions des clans Osags de la péninsule. Je pense qu'il est temps de partager avec vous le fruit de mes cogitations...
EDIT : ce post centralise toutes mes contributions en un texte unique continuellement mis à jour. Pour plus de clarté, je mentionne les parties de texte modifiées ou ajoutées dans les posts suivants, ce qui permet de suivre plus facilement l'évolution du projet (enfin, je l'espère!).
Edit : comme vous aurez pu le constater, j'ai pris la liberté d'intégrer le loup des brumes de Bleys dans mon panthéon totémique, comme je l'avais évoqué dans le sujet correspondant. J'espère que ça ne dérange pas Bleys, mais si tel était le cas, je retirerai bien évidemment le loup des brumes de cette aide de jeu.
Cela fait un petit moment que je réfléchis sur la structure et les traditions des clans Osags de la péninsule. Je pense qu'il est temps de partager avec vous le fruit de mes cogitations...
EDIT : ce post centralise toutes mes contributions en un texte unique continuellement mis à jour. Pour plus de clarté, je mentionne les parties de texte modifiées ou ajoutées dans les posts suivants, ce qui permet de suivre plus facilement l'évolution du projet (enfin, je l'espère!).
Voilà, c'est un gros morceau, donc je complèterai petit à petit... Vos commentaires et suggestions sont bien évidemment les bienvenus!
Répartition géographique
Les membres du fier peuple osag se considèrent comme les premiers habitants de la péninsule, et estiment de ce fait être les porteurs et les gardiens légitimes des traditions ancestrales. Pour ces raisons, ils se sont farouchement opposés au féodalisme et à la constitution des royaumes initiés par les trois frères.
La défaite à l'issue des guerres osags, ainsi que le phénomène d'acculturation qui a suivi, a eu pour résultat que de nombreux clans osags se sont dilués dans la population des trois royaumes, comme en témoignent les origines osag de nombreuses familles nobles de la péninsule.
Toutefois, certains clans sont restés farouchement attachés à leur indépendance, à leurs traditions et à leur mode de vie. Ils constituent encore actuellement des clans entretenant des relations parfois tendues avec les royaumes.
Ils se répartissent sur l'ensemble de la péninsule, bien qu'ils soient plus particulièrement présents dans les Terres de Déas en Taol-Kaer, et dans les parties reculées du royaume de Reizh. Les groupements osag de Gwidre sont particulièrement réduits et affaiblis, en raison de la politique de destruction systématique de la culture démorthèn menée par le Temple.
Les osags de Taol-Kaer
Les osags de Reizh
Les osags de Gwidre
Structure sociale : les clans et les Comhairle
Contrairement au reste de la péninsule, qui a dans sa grande majorité adopté la structure féodale initiée par les trois frères Gwidre, Reizh et Taol-Kaer, les tribus osags ont pour la plupart conservé leur structure ancestrale. Ils se regroupent ainsi en clans, à la tête desquels préside un conseil, le Comhairle.
Structure clanique
Les communautés osags se structurent en clans, qui regroupent plusieurs communautés partageant des traditions, une "héraldique" (prenant la forme de couleurs) et un territoire communs.
Chaque communauté possède les chefs, enseignants et guides spirituels que sont les ansaléir, damathair et démorthèn, à l'instar des communautés rurales de la péninsule fortement imprégnées des anciennes traditions.
Toutefois, ces communautés sont également regroupées autour d'un chef unique qui dirige l'ensemble du clan. Cet individu est en général l'ansaléir de la communauté la plus importante du clan, que ce soit pas sa richesse, sa taille, sa puissance militaire ou son influence.
Ce chef est appelé Ceann, et peut être un homme ou une femme.
L’autorité du chef est surtout importante dans les relations avec les non-Osags ou avec les autres clans, qu’il s’agisse de guerre, de razzia, d’une ambassade ou d’un pèlerinage hors des terres claniques. Dans les affaires internes du clan, il ne peut prendre que des décisions temporaires qui doivent être ensuite discutées dans le Comhairle, dans lequel il jouit la plupart du temps d'un poids conséquent.
Certains clans confient la présidence du Comhairle à une autre personne, la damathair ou le démorthèn par exemple.
L'exogamie
Il est important de noter que les clans osags ne sont pas des structures hermétiques, figées et repliées sur elles-même.
Au contraire, l'exogamie y est fortement encouragée, à la fois pour maintenir des bonnes relations avec les autres clans, et aussi pour "renouveler le sang".
Cette pratique, formalisée par une coutume ayant bien souvent force de loi, implique que les mariages se fassent avec un partenaire d'un autre clan. En pratique, l'homme ou la femme change de communauté ou de clan pour rejoindre le ou la partenaire de son choix.
Les désunions sont possibles, mais impliquent en général une compensation de la part de celui qui quitte la famille. L'évaluation de cette compensation est en général le fruit d'un compromis à l'amiable, mais en cas de litige sérieux, c'est le Comhairle qui sera chargé de trancher.
Par ailleurs, il existe encore quelques clans particulièrement traditionnalistes au sein desquels l'institution du mariage n'existe pas. Les couples se font et se défont au gré des attirances des partenaires, qui accordent une importance primordiale à la liberté et au choix, ce qui explique que la jalousie soit relativement peu connue, et en tous cas très mal vue au sein de ces sociétés.
Dans le cas où un couple se sépare, il est de tradition que les enfants restent à charge de la mère, véritable pilier de la structure familiale. Bien sûr, le père peut revoir ses enfants quand il le désire, et sera en général bien reçu au sein de la famille, y compris par le nouveau partenaire de la mère de ses enfants.
Dans une telle structure, une compensation n'est en général pas nécessaire, car les clans qui ne pratiquent pas le mariage sont de manière générale beaucoup plus communautaristes que les autres, et de nombreux biens y sont mis en commun.
En cas d'union entre un clan pratiquant le mariage et un clan ne le pratiquant pas, il est de coutume de respecter l'institution de la compensation en cas de départ de l'un des partenaires.
Les Comhairle
Le Comhairle, mot qui signifie "assemblée" ou "conseil" dans l'ancienne langue, est un organe qui réunit les personnages les plus importants de la communauté : démorthèn, bardes, ansaléir et damathair.
Cette assemblée, véritable ancêtre des conseils de village traditionnels, a pour vocation de prendre toutes les décisions importantes pour la communauté (en ce compris la désignation d'un nouveau chef), mais aussi de rendre la justice (voir plus bas le chapitre relatif à la Diolthas).
Il n'y a pas vraiment de hiérarche au sein de ses participants, bien que les démorthèn y jouissent en général d'un profond respect.
En outre, il existe au sein des clans osags des Terres de Déas un Comhairle rassemblant les dignitaires (chefs, démorthèn et bardes) les plus importants de chaque clan, appelé Mor Comhairle. Cette assemblée supérieure, qui se réunit au moins une fois par an à proximité du site sacré de Comhlann [orthographe à vérifier], prend les décisions qui impliquent l'ensemble des osags de Taol-Kaer. C'est notamment en son sein qu'est désigné un représentant des peuples osags des Terres de Déas, chargé de porter la parole des clans à l'ensemble de la péninsule, et plus particulièrement à la cour du roi Mac Anweald. Actuellement, ce représentant est le chef du clan Mac Isean, un guerrier connu pour son profond mysticisme que tous respectent.
Enfin, certaines légendes du passé font état de l'existence d'un Comhairle commun à toute la péninsule, et qui a été chargé de présider à la destinée de l'ensemble du peuple osag. C'est notamment à l'occasion d'un tel Comhairle que les tribus osags se sont fédérées face à l'entreprise des trois frères.
Cette assemblée exceptionnelle, appelée Motha Comhairle, n'a plus été réunie depuis la fin des guerres osag.
Justice : Diolthas
Une justice collective et privée
Au sein de la société osag, la notion de justice est appelée "Diolthas". Ce terme de l'ancienne langue recouvre les idées de "justice", de "droit", mais aussi de "vengeance" et de "réparation".
A l'image de la structure sociale osag, la Diolthas a une dimension fortement collective. En effet, elle repose sur l'idée que tout préjudice occasionné par un individu à un autre individu est en réalité une atteinte portée par l'ensemble d'une communauté à une autre.
Lorsqu'un tel fait survient, la partie qui s'estime offensée porte l'affaire devant le Comhairle si le litige a lieu au sein d'un même clan, ou devant un Mor Comhairle si la dispute implique plusieurs clans.
Ce Comhairle est chargé de trancher en toute impartialité, ce qui implique qu'aucun membre de la communauté des parties impliquées ne peut y siéger jusqu'à ce que le verdict soit prononcé. Si l'accusé est reconnu coupable par le Comhairle, la communauté de l'offensé pourra légitimement faire usage de la Diolthas. Cela signifie qu'elle pourra se faire justice elle-même, tout en ayant la garantie que cette "vengeance" ne sera pas perçue comme une nouvelle offense de la part de la collectivité représentée par le Comhairle.
Concrètement, si le membre d'un clan tue le membre d'un autre clan et est reconnu coupable par le Comhairle, le clan ainsi lésé peut exercer son droit à la Diolthas en assassinant n'importe quel membre du clan "offensant" sans que les autres clans ne réagissent.
Une justice politisée
En théorie, donc, le Comhairle ne peut se prononcer que sur la culpabilité de l'accusé, et non sur la sentence. Il n'est toutefois pas rare en pratique qu'il cherche à influencer le choix de la sentence avant de rendre son verdict, allant parfois jusqu'à marchander sa décision avec les parties en présence.
A cette occasion, le Comhairle invoque souvent l'argument selon lequel la sanction doit être raisonnable et juste, et ne pas mettre en péril les relations entre les communautés osag. En réalité, les Comhairle est souvent influencé par des considérations d'ordre politique autant que par un désir de rendre une justice équitable.
Dans les faits, la sanction d'un crime commis par un clan puissant à l'égard d'un clan minoritaire sera en général beaucoup plus légère que celle que pourrait subir ce même clan minoritaire si les rôles étaient inversés. Cette différence s'explique par le fait que les clans minoritaires ont rarement les moyens de s'attaquer à des clans plus puissants sans risquer des pertes conséquentes ou d'éventuelles représailles, même si cette attaque est légitimée par le recours à la Diolthas.
De leur côté, les clans puissants ont intérêt à préserver leur puissance, leur influence ou leur prestige, et useront de ce fait beaucoup plus souvent du droit à la Diolthas pour châtier directement ceux qui leur causent préjudice. Ils n'en abusent toutefois pas, à quelques rares exceptions près, car ils savent qu'il faut éviter de s'attirer l'inimitié de potentiels alliés en adoptant trop souvent un comportement inutilement violent.
En outre, du fait de la coutume d'exogamie, il n'est pas rare qu'un ou plusieurs membres de la famille des personnalités siégeant au Comhairle soient issus d'autres clans, dont il faudra ménager les intérêts pour éviter de violents reproches à domicile. Dans les communautés les plus modestes, il arrive même que certains membres du Comhairle soient eux-même originaires d'une autre communauté, ce qui garantit en général que les intérêts de cette commaunauté soient pris en compte dans la plupart des décisions de l"assemblée.
Il résulte de ce contexte que le Comhairle est lui aussi sujet à des jeux d'influence, et il n'est pas rare que les relations d'alliance ou de parenté de ses membres le poussent à proposer aux parties une solution négociée. Dans ces négociations, le poids d'un clan minoritaire par rapport à un clan puissant dépend en général des alliances et relations qu'il a pu former avec d'autres clans plus ou moins puissants. De telles alliances permettent aux communautés plus modestes de contrebalancer l'influence de clans plus importants, mais elles impliquent en général des contreparties en échange du soutien octroyé.
Bien sûr, ces négociations ne sont pas systématiques, et elles n'aboutissent pas toujours, mais elles ont permis dans de nombreux cas d'éviter qu'une dispute locale ne tourne en conflit généralisé.
Vie quotidienne
Habitat
L'habitat traditionnel : les villages
Les Osags accordent peu d’importance au confort des maisons, et, pour leur défense, ils se fient plus à leur valeur guerrière et aux difficultés du terrain qu’à des remparts bâtis de main d’homme. La plupart des villages nichent dans des gorges difficiles d’accès, possédant plusieurs entrées et sorties faciles à barrer ou à exploiter pour la fuite, ou dans des forêts profondes, où ils sont difficilement repérables.
Bien que ce ne soit pas toujours le cas, de nombreux villages osag sont pourvus de tours de guet, édifices qui existent aussi chez les autres populations de la péninsule. Elles peuvent servir de refuge quand la plupart des guerriers sont en expédition lointaine, mais, depuis la fin des grandes guerres, elles sont de moins en moins entretenues, et la construction d'une tour de guet lors de l'établissement d'un nouveau village est un fait de plus en plus rare.
Le manoir d’un ansaleir n’est généralement qu’une grosse ferme, bâtie en pierres sèches et recouverte de mousse. Hormis les matérieux plus solides utilisés pour leur construction et le fait qu'ils comptent parfois plus d'une pièce, ces manoirs ne diffèrent généralement pas beaucoup des habitations des gens du commun.
Le modèle des demeures osag est une grande maison ronde avec un foyer en son centre, recouverte d'un toit de chaume percé d'un trou pour évacuer la fumée. De telles maisons sont suffisamment spacieuses pour acceuillir une famille entière, qui partagent souvent leur toit avec leurs bestiaux. Cette pratique leur permet d'économiser la chaleur, mais aussi d'effectuer une surveillance permanente sur leurs bêtes, qui seraient autrement des cibles beaucoup plus faciles à atteindre en cas de razzia nocturne.
Le mobilier est rarement luxueux, mais il arrive qu’un Osag montre fièrement quelques objets précieux que lui ou ses ancêtres ont ramené des anciennes guerres ou reçu en cadeau de leurs alliés. Ainsi les armes, armures et boucliers de belle facture sont particulièrement appréciés comme éléments décoratifs, ce qui présente en outre l'avantage d'avoir constamment des armes à portée de la main en cas d'attaque.
Enfin, si l'habitat des osags ne comporte que peu d'éléments de luxe, leur mode de vie communautaire a pour conséquence que la misère leur est presque inconnue: sauf catastrophe exceptionnelle, la plupart de leurs maisons sont étanches et bien pourvues en provisions, et ceux qui seraient malgré tout touchés par le malheur sont la plupart du temps pris en charge par la communauté.
Les Dunn
Les seules exceptions à ce mode de vie sont les Dunn, qui caractérisent les quelques grandes agglomérations des territoires osag, comme Déas ou Deanaidh. Construits en hauteur, généralement sur une colline, ces Dunn regroupent un nombre conséquent d'habitations au sein d'un ou de plusieurs murs d'enceinte. Ces fortifications sont construites en pierre, sur une armature faite de fûts en bois, dont les interstices ont été bouchés par un mélange de terre et d'argile.
Ces remparts ont une fonction défensive, mais aussi juridique : ils déterminent le périmètre d'application de certaines lois, comme l'interdiction de tuer lors d'une fête sacrée, ou de brandir une arme hors de son fourreau lors d'une transaction commerciale.
Nourriture
Education
Activités
Epreuves physiques
Le Caid
Commerce et artisanat
Le mercenariat
La métallurgie
Une richesse peu exploitée
Qu'il s'agisse des Terres de Déas ou des autres lieux d'établissement des clans, les terres des Osags contiennent très souvent une large variété de minerais : étain, cuivre, or, argent ou fer peuvent en effet y être trouvés en quantités relativement importantes.
Malgré cette abondance, ces richesses naturelles sont pour la plupart inexploitées. D'anciens récits ainsi que certaines découvertes archéologiques semblent indiquer que les Osags ont exercé une activité minière par le passé, mais même si c'était vrai, cela fait longtemps que les clans n'extraient plus le métal des profondeurs de la terre. Ils semblent même éprouver un puissante crainte à l'idée de s'aventurer dans les entrailles de la péninsule à la recherche du précieux minerai.
Une crainte issue du passé
Si l'on en croit les vieilles histoires racontées par les bardes et les démorthèn de ce peuple, cette attitude trouverait son origine dans une série d'évènements très anciens, peut être même antérieurs à l'Aergewyn. Des légendes terrifiantes, évoquées du bout des lèvres au coin du feu, parlent de ceux qui se sont enfoncés dans l'obscurité froide des cavernes, en des temps si reculés que la mémoire des hommes peine à en conserver la trace. Elles racontent que, au plus profond de la terre, là où ne règnent que silence et ténèbres, là où murmurent les derniers rêves de divinités depuis longtemps tombées dans l'oubli, les hommes trop avides ont réveillé un mal sans âge.
Ces hommes périrent pratiquement tous lors du cauchemar sans fin que fut leur retour, une longue et effroyable errance sans air et sans lumière, peuplée des hurlements et des sanglots de ceux qui disparaissaient dans les ténèbres glacées. Quelques uns survécurent néanmoins, et parvinrent à rejoindre la surface, au prix de terribles blessures physiques et mentales.
Malheureusement, ils ne revinrent pas seuls, et ramenèrent avec eux la malédiction qu'ils avaient tiré de son sommeil intemporel. Une ère de désespoir, de douleur et de destruction commença alors, qui ne s'acheva qu'au terme de longues années de mort et de souffrance, ne laissant dans son triste sillage que les larmes amères versées sur ce qui avait été perdu à jamais.
La véracité de ces récits n'a jamais pu être formellement confirmée ou infirmée, même si leur présence et leur cohérence au sein de toutes les peuplades Osag de la péninsule semblent indiquer qu'une partie au moins des évènements qui y sont décrits ont réellement eu lieu.
Une théorie moderne et rationnelle
La question fait par ailleurs l'objet de débats passionnés au sein des cercles d'érudits des trois royaumes, qui ont développé de nombreuses théories sur le sujet. La théorie la plus audacieuse du moment avance l'hypothèse selon laquelle ces légendes seraient en réalité inspirées par une série de facteurs complexes et rationnels.
D'après ses partisans, avant que ne survienne l'unification de Tri-Kazel par les trois frères, la société Osag aurait connu un fonctionnement différent de celui que l'on connaît aujourd'hui. Selon ce modèle, les communautés Osag occupaient alors la quasi-totalité de la péninsule, et se divisaient en clans dominants, composés majoritairement de guerriers, et en clans tributaires, composés pour la plupart d'éleveurs et d'agriculteurs. Ces derniers étaient le plus souvent clients des puissants clans guerriers, à qui ils devaient payer un tribut en nourriture et en matières premières en échange de leur protection. L'extraction du métal était alors l'un des travaux les plus pénibles et les plus dégradants qui soient, et elle était souvent confiée à une main d’œuvre asservie, la plupart du temps un clan vaincu ou particulièrement pauvre.
Lorsque les trois frères, par ailleurs issus de l'aristocratie de l'un des plus puissants clans guerriers de l'époque, fondèrent les trois royaumes et imposèrent la féodalité comme nouveau modèle social, ils ne firent en réalité qu'étendre l'ancien système de clientélisme clanique à l'ensemble des populations de la péninsule. Les clans vaincus vinrent ainsi grossir les rangs des clans tributaires, qui assimilèrent rapidement et facilement ce nouvel ordre, si proche de ce qu'ils avaient déjà connu pendant des siècles. L'unification eut peu à peu raison de leurs cultures et de leurs langues, et ils ne formèrent bientôt plus qu'un seul peuple, qui avait perdu la plus grande part de son identité originelle.
Les clans guerriers qui avaient eu la force de résister comprirent qu'ils ne pourraient pas remporter la victoire, et décidèrent quant à eux de se retirer dans les territoires sauvages situés aux confins des trois royaumes nouvellement créés. Ils purent ainsi préserver leur indépendance et leur culture, car les trois frères, sachant leurs royaumes naissants fragiles, privilégièrent la négociation à une longue guerre d'usure au coût effroyablement élevé en vies humaines et en ressources. Toutefois, la perte de la plupart de leurs «clients» au profit des royaumes déstabilisa complètement leur économie, ce qui les poussa à terme à revoir en profondeur leur structure, pour aboutir au modèle égalitaire qui existe actuellement.
Dans cette nouvelle société Osag, passionnément éprise de liberté et farouchement attachée à son indépendance, le travail de la mine devint bientôt le symbole du joug imposé par les royaumes, et de la destruction des traditions ancestrales qui l'accompagnait. Cette idée fut abondamment propagée par les démorthèn et les bardes, qui enrichirent leurs récits d'éléments issus du folklore traditionnel, tels que les féondas et l'Aergewyn, dans un but essentiellement symbolique.
Cette dimension symbolique aurait été lentement oubliée au cours des siècles, et les récits actuels ne seraient ainsi que le résultat de déformations successives mêlées de superstitions et de craintes actuelles, à l'instar des féondas supposés hanter les Failles Hurlantes dans les Terres de Déas.
Inutile de dire que, en dépit de leur caractère profondément rationnel, cette théorie ainsi que les nombreuses autres issues des cercles d'érudits des royaumes n'ont pas vraiment la faveur des actuels clans Osags, forts susceptibles lorsqu'il s'agit de remettre en question leurs croyances ou leur mode de vie. Celui qui s'y risque a en effet de grandes chances de connaître une fin aussi rapide que brutale, des mains de ceux qu'il essayait de convaincre.
Ce danger n'empêche toutefois pas érudits, magientistes et archéologues de financer sporadiquement des expéditions en terre Osag dans le but de percer le mystère de ces récits. Ils espèrent prouver ainsi le bien-fondé de leurs théories, sans succès jusqu'à présent.
Des transactions difficiles
A côté de ces expéditions à vocation scientifique, les terres Osag attirent régulièrement des groupes de prospecteurs et d'aventuriers, qui espèrent pouvoir mettre la main sur les richesses minérales qui dorment dans le sous-sol inexploité des territoires claniques.
Les fiers Osags voient d'un très mauvais oeil de telles incursions sur leurs terres, et les prospecteurs qui désirent s'établir doivent faire preuve d'une grande diplomatie et être prêts à consentir des compensations élevés s'ils désirent éviter un conflit. De telles tractations ne sont par ailleurs possibles qu'avec les clans les plus progressistes, situés pour la plupart à la bordure de la frontière qui sépare les territoires Osags des royaumes.
Les communautés les plus traditionnalistes, quant à elles, ont pour la plupart élevé l'interdiction de fouiller la terre à la recherche de métal au rang de tabou sacré, dont la transgression est purement et simplement punie de mort. Elles craignent en effet que ceux qui s'y aventurent ne réveillent une nouvelle fois la malédiction décrite dans les récits du passé, apportant malheur et destruction à l'ensemble de la péninsule.
Plus d'une expédition venue des royaumes s'est ainsi heurtée aux populations locales pour avoir voulu exploiter les richesses naturelles de leurs territoires sans leur autorisation. Certaines disparaissent même purement et simplement sans laisser de trace, et lorsque cela arrive, personne ne doute du sort funeste qu'ils ont connu au mains des Osags en colère, ou d'autres créatures se tapissant dans les lieux les plus obscurs de ces terres sauvages.
Les apports en minerai
En raison de cette opposition farouche au travail de la mine, le principal apport des Osags en matière de minerais et de pièces métalliques provient donc de l'extérieur, principalement du commerce, du mercenariat, des razzias ou des armes récupérées sur le corps des vaincus sur le champ de bataille.
Ces apports sont complétés par l'exploitation des gisements minéraux qui affleurent au niveau du sol, mais de tels sites sont rares et convoités, et se tarissent souvent bien vite.
Le travail du métal
Les forgerons et orfèvres osags sont très renommés pour la qualité et la finesse de leurs produits, principalement des bijoux ou des armes. L’entretien des lames, la confection d’ornements inspirés des symboles claniques sont leurs principales attributions, mais seuls quelques maîtres ont le droit de travailler des objets sacrés tels que les torques.
Cette expertise est probablement une conséquence directe de la crainte des Osag à l'égard des exploitations minières. Puisqu'ils ne disposent de métal qu'en quantités limitées, la perfection du travail de la forge ou de l'orfèvrerie s'impose comme une nécessité : tout échec dans le façonnement d'un objet s'accompagne d'une perte irrécupérable de ce métal si précieux.
Par ailleurs, les croyances Osag veulent qu'un objet, même le plus anodin, se charge de l'histoire et de la symbolique que ses propriétaires successifs ont bien voulu lui donner. Lorsque le temps est venu pour un tel objet d'être fondu à nouveau pour être transformé, cette opération est toujours effectuée avec le plus grand respect par le forgeron. Il essaie ainsi de conserver au mieux l'identité de l'objet précédent, en l'enrichissant de l'identité de sa nouvelle création, qui doit encore écrire son histoire.
Le culte des armes ancestrales, ces épées, haches et lances transmises de génération en génération et portant l'empreinte de tous les ancêtres les ayant maniées, vient probablement de cette conception teintée de sacré du travail du métal.
Ces connaissances poussées en métallurgie détenues par les forgerons et les orfèvres Osags sont dans une moindre mesure partagées par les guerriers, qui savent apprécier le travail fourni pour obtenir une arme de qualité. Il n’est pas recommandé de vendre à un Osag une lame de fer de piètre facture, car il viendra généralement la rendre au vendeur en la lui plantant quelque part au travers du corps. "C’est le fourreau qui convient à une mauvaise lame" est un proverbe osag très connu, et particulièrement craint des camelots des royaumes.
Relations avec les Tarish
Les autres artisanats
Ce qui est vrai pour la forge l’est aussi, dans une certaine mesure, pour les autres artisanats. L’économie osag dépend assez largement des ventes de bétail, de cuir et du mercenariat à l’extérieur, et ramener de ses voyages des objets précieux ou des matières travaillables est un facteur de prestige. Les artisans des duchés voisins connaissent les goûts des Osags et fabriquent des produits en conséquence.
Les montures
Les Osags montent le plus souvent des caernides, particulièrement adaptés au relief montagneux. Ils n'usent toutefois pas de ces montures par nécessité : étant un peuple montagnard, les osags sont avant tout d'excellents marcheurs et grimpeurs.
La possession de monture constituent plutôt pour eux une marque de prestige et de puissance.
Depuis quelques siècles, les chevaux ont fait leur apparition dans les familles et les clans les plus riches, et représentent le plus grand luxe que puisse s'offrir un guerrier osag. Au yeux de ces guerriers, le cheval reflète toutes les qualités recherchées par les osags : puissance, noblesse et fierté. Pour ces raisons, les chevaux sont particulièrement respectés, et leur reproduction fait l'objet de toutes els attentions, afin d'obtenir les spécimens les plus beaux, les plus rapide et les plus robustes possible.
Le bétail
En discussion
Les chiens
Les chiens osags sont de différents types, mais le plus connu est le "chien oursier", utilisé pour la garde des troupeaux et des maisons : on dit que deux de ces chiens sont capables de mettre en fuite un ours. Les chants osags contiennent plusieurs histoires de chiens fidèles qui défendent leur maître ou l’enfant de leur maître au prix de leur vie.
Croyances et traditions
La société osag étant fortement attachée à ses traditions ancestrales, elle intègre très lentement et très difficilement les changements touchant le reste de Tri-Kazel, quand elle ne les rejette pas purement et simplement.
Pour cette raison, la culture osag est restée relativement intacte au fil des siècles, malgré les guerres et les bouleversements qui ont ébranlé la péninsule.
En outre, les démorthèn et leurs croyance jouissent dans ces sociétés d'une puissance et d'un respect sans équivalent dans les populations des royaumes, et il n'est pas rare que leur parole ait autant, sinon plus d'autorité que celle des chefs de clan.
Ces différents facteurs expliquent que de nombreux rites et savoirs aient perduré au sein des clans osags, alors qu'ils sont depuis longtemps tombés dans l'oubli partout ailleurs.
Tradition démorthèn
Si la tradition démorthèn connaît un déclin lent mais certain à travers toute la péninsule, c'est indéniablement au sein des clans osags qu'elle demeure la plus présente et la plus vigoureuse.
Cette tradition est particulièrement présente dans la vie quotidienne, dont elle influence la plupart des aspects. L'utilisation de l'ancienne langue, le rejet de l'écrit, le fonctionnement des Comhairle, l'institution de la Geis ou les rites de passage sont autant d'éléments issus directement des croyances démorthèn.
Par ailleurs, certains démorthèn osag possèdent encore des connaissances et des savoirs particulièrement anciens, transmis oralement de génération en génération depuis la période mythique ayant précédé l'Aergewin.
Ainsi, les quelques rares démorthèn maîtrisant encore l'art du Liadh sont pratiquement tous issus des rangs osags, et des rumeurs font même état d'individus ayant préservé certains secrets du Lorn Rann, ce savoir légendaire qui permettait de graver de nouveaux oghams.
On prétend également que certains démorthèn osag appartenant à des communautés isolées sont détenteurs de secrets et de pouvoirs plus étranges encore. Cela suscite une certaine méfiance de la part des démorthèn issus des royaumes, qui craignent que certaines pratiques ne soient en réalité l'oeuvre de Morcails, ces démorthèn haïs et méprisés pour avoir abandonné la voie de l'harmonie au profit des sombres pouvoirs de l'Oradh.
Malgré cette méfiance, il arrive parfois que des démorthèn venant de l'un des trois royaumes demande à pouvoir bénéficier de l'enseignement des démorthèn osag. Les Osags n'accèdent que très rarement à de telles demandes, et lorsqu'ils le font, ce n'est qu'au terme de plusieurs années. Au cours de cette période, le candidat devra prouver sa sagesse et le espect sincère qu'il porte aux enseignements démorthèn, notamment en réussissant une série d'épreuves particulièrement exigeantes.
Enfin, lorsq'un tel candidat voit sa demande acceptée, il ne lui est plus possible de revenir sur son engagement : tout abandon ou échec irrémédiable est en effet puni de mort. Cette coutume particulièrement stricte est justifiée par le fait qu'un savoir puissant ne peut être octroyé qu'à ceux qui en sont digne, et qui en useront avec parcimonie et sagesse.
Certaines rumeurs prétendent que cette sévérité et ce protectionnisme visent plus à vérifier la loyauté et la confiance du candidat que sa sagesse, ce qui sous-entendrait l'existence d'une fracture au sein même de la tradition démorthèn.
Toutefois, les osags et les candidats étant particulièrement peu loquaces sur le sujet, ces rumeurs restent extrêmement difficiles à vérifier pour un non initié.
La place de l'oral, le rejet de l'écrit
Par extension de la tradition Démorthèn, la culture osag est exclusivement orale. Cette situation s'explique essentiellement par la conception osag selon laquelle l'écrit ne peut décrire et refléter que très imparfaitement la réalité. Par ailleurs, de nombreux osags assimilent l'écriture à l'exercice de pratiques magiques, probablement en faisant le rapprochement avec les signes oghamiques utilisés par les démorthèn dans l'art du Sigil Rann. Ils ont de ce fait développé une forme de crainte superstitieuse à l'égard de l'écriture, qui devrait selon eux être réservée à des sages, qui en feraient feraient usage avec prudence et parcimonie.
"L'écrit est une parole morte"
La conception des osags de l'écriture est toute entière contenue dans un vieux diction en langue ancienne, probablement héritée de la tradition démorthèn : "l'écrit est une parole morte".
Cet adage signifie que la parole se doit d'être aussi vivante que la réalité qu'elle décrit, sans quoi elle ne serait qu'une coquille vide et inutile. Dans cette vision des choses, une parole appartient à son auteur, qui est le seul à en appréhender totalement le sens. De plus, cette parole vise à décrire, à correspondre à une réalité vivante, changeante, éphémère et ambigüe. Il serait donc un non sens de tenter de les emprisonner toutes deux (la parole et la réalité décrite) dans une forme durable et forcément imparfaite, l'écrit.
Par ailleurs, les osags font régulièrement usage d'un adage particulièrement éclairant à l'égard des "civilisés" qui chercheraient à leur vanter les mérites de l'écriture : "on ne peut emprisonner le ciel dans une cage de fer". Cette image démontre bien toute l'incompréhension des osags face à la volonté des royaumes de diffuser l'écrit, qu'ils jugent aussi stupide qu'inutile.
L'écriture, une pratique magique
Il n'est pas rare que les clans osags perçoivent également l'écriture comme une forme de pratique magique. Cette croyance, souvent véhiculée et encouragée par les démorthèn, implique que l'écriture peut provoquer d'importants effets magiques, qui peuvent avoir des conséquences néfastes s'ils ne sont pas maîtrisés. A ce titre, l'exercice de l'écriture implique de grandes responsabilités, et devrait de ce fait être réservée à certains sages mesurant les conséquences de leurs actes.
Illetrisme et résistance à l'écriture
Ceci explique pourquoi il n'existe pas d'écrit dans la transmission du savoir démorthèn, et pourquoi les clans Osags et la majorité de la péninsule sont illetrés.
Il est à noter que cet illetrisme n'est pas perçu négativement, bien au contraire. Il existe même une résistance farouche à l'écriture chez les plus traditionnalistes, qui y verront au mieux une marque de stupidité, au pire un acte contre-nature, violant des coutumes ancestrales sacrées.
Cela peut même conduire à des débordements de violence dans les clans les plus traditionnalistes, un lettré non démorthèn pouvant être mis à mort si il est surpris en train de lire ou d'écrire.
Heureusement, ces réactions extrêmes restent très rares, et limitées à une poignée de clans particulièrement fermés et isolés. La plupart du temps, les osags se contentent de manifester ouvertement leur désapprobation ou leur mépris à l'encontre des lettrés, et de les inviter plus ou moins rudement à quitter leur territoire si ces lettrés ont l'audace ou la stupidité de lire ou d'écrire devant eux.
Enfin, il existe quelques cas rarissimes dans lesquels un érudit ayant acquis la confiance d'un clan ou d'un démorthèn particulièrement ouvert ont été autorisés à lire ou à écrire librement en présence des osags. Une telle autorisation n'est jamais accordée à la légère, et constitue un immense privilège pour celui qui l'obtient, souvent après plusieurs années.
Le culte des ancêtresPélas Mac Snor
Auteur du Scéal na Sinsear
Armes ancestrales
Une société ritualisée
Les fêtes
Une promesse sacrée : la Geis
Totémisme et rites de passage
le loup des brumes
Avertissement, ramène les égarés -> éclaireurs
la mère-ourse
Protection du foyer, rage -> Damathair
le rapace
Vision, volonté -> chef, conseiller, stratège
le renard
Vivacité d'esprit, inventivité, passion -> bardes
le saumon
Persévérance, ingéniosité
La ase
Lune, immatériel -> Démorthèn
le corbeau
Mort, champ de bataille -> guerrier
le chien
le caernide
Le mariage
La désignation d'un nouveau chef
Dans les sociétés osag, la désignation d'un nouveau chef est un moment particulièrement sacré, entouré de nombreux rituels dans lesquels la Geis et le Comhairle jouent un rôle déterminant.
En effet, la tradition osag veut que le chef d'une communauté (qu'il s'agisse de l'ansaléir ou du Ceann) soit désigné par le Comhairle de cette communauté. Le candidat ou la candidate se présente devant l'assemblée, qui décide si oui ou non il ou elle est digne d'endosser la responsabilité de chef du clan ou de la communauté, éventuellement après une mise à l'épreuve.
La plupart du temps, la désignation d'un nouveau chef ne pose pas de problème, car il est de coutume qu'un chef désigne son successeur de son vivant, et que le Comhairle se contente de valider ce choix.
Une fois que le Comhairle a confirmé un candidat ou une candidate dans sa fonction de chef, une cérémonie solennelle a lieu en présence de toute la communauté. Au cours de cette cérémonie, le nouveau chef doit prononcer les paroles rituelles de la Geis, le serment sacré qui le lie à la communauté ou le clan dont il aura désormais la charge. Ensuite, il reçoit des mains du plus ancien démorthèn de la communauté l'insigne de sa fonction : un torque ancestral en métal précieux, généralement en or.
Il arrive parfois que la succession d'un chef pose problème, et que plusieurs candidats se présentent. Ce sera notamment le cas lorsque le chef précédent est mort sans désigner successeur, ou lorsque le chef précédent a été désavoué, ce qui invalide son choix, ou encore lorsque la succession est contestée.
Dans ce cas, il est de coutume que chaque candidat prononce une Geis devant le Comhairle, qui les mettra ensuite à l'épreuve. Ces épreuves peuvent prendre diverses formes : combat rituel, épreuves physiques ou d'adresse, énigmes... Dans tous les cas, l'échec signifie la mort, car le candidat aura trahi sa Geis, acte sacrilège aucquel il ne peut survivre.
Au terme de ces épreuves, le candidat survivant est invité à réitérer sa Geis, avant d'être désigné chef par le Comhairle, qui lui remet alors le torque ancestral.
En principe, la fonction d'ansaléir ou de Ceann est acquise à vie, c'est à dire jusqu'à ce qu'il meure, ou trahisse sa Geis, ce qui le condamne à mort. Il existe cependant de rares cas connus où la trahison d'une Geis n'a pas entrainé la mort, mais le bannissement. De telles situations de bannissement restent toutefois exceptionnelles.
Rites funéraires
Le masque
L'arbre
l'incinération et l'immersion
Le sacrifice et la triple mort
Relations avec l'extérieur
Les royaumes
Les traditionnalistes
Démorthèn
Varigaux
Bardes
Chevaliers-ronces
Le Temple
Les érudits
Magientistes
Occultistes
Les Tarish
Annexes
Figures osag
Exemples de pnjs
Village typique
Règles optionnelles
- Liadh
- réserves intérieures
- Aislingar
- Art du combat : chant de l'arme
- Objets de pouvoir : les armes ancestrales
Idées de scénario
Edit : comme vous aurez pu le constater, j'ai pris la liberté d'intégrer le loup des brumes de Bleys dans mon panthéon totémique, comme je l'avais évoqué dans le sujet correspondant. J'espère que ça ne dérange pas Bleys, mais si tel était le cas, je retirerai bien évidemment le loup des brumes de cette aide de jeu.