[WIP] Kôr la Mystérieuse
Publié : 06 août 2011, 18:40
Kôr la Mystérieuse
Scénario pour les Ombres d’Esteren. Partie présentée sur le forum Opale sous le titre "Ombres et lumières de Kalvernach".

http://forum.opale-roliste.com/index.php?topic=6415.0
Sources
Très librement inspiré de deux sources :
• La nouvelle « Mysterious Kôr » d’Elizabeth Bowen, « The Penguin Book of Modern British Short Stories », edited by Malcolm Bradbury, Penguin Books, 1988. La nouvelle d’origine se passe à Londres pendant le Blitz.
• Le scénario « Un village ordinaire », de Tristan Lhomme, pour l’Appel de Cthulhu, paru dans Casus Belli hors-série n°15, juin 1995.
Le scénario se déroule à Kalvernach, dans le royaume de Reizh, à l’époque des faits évoqués dans Univers, p.83.
Racines
Kalvernach (Univers, p. 81-83), riche cité minière du royaume de Reizh, est bien connue par ses mines de sel et d’argent. Cependant, depuis quelques semaines, la ville vit dans l’inquiétude. Un brouillard épais recouvre les rues jour et nuit, et le crachin continuel ne fait que ramener les poussières de sel et de plomb qui paraissent s’être accumulées dans l’air de Kalvernach depuis un siècle. Des attaques mal définies, Feondas ou brigands, ont ravagé plusieurs villages au nord du duché, et la troupe du duché, commandée par le seigneur Kellemnir, est partie battre la campagne à leur recherche. La plupart des mines et des usines sont en chômage technique, car l’air y devient pratiquement irrespirable. Les silos à grain et autres réserves de nourriture sont atteints par une putréfaction d’origine mal définie, le prix des aliments a grimpé et beaucoup d’habitants souffrent de la disette. Il y a déjà eu des émeutes et pillages autour des quelques entrepôts intacts. Le conseil de ville a levé une milice de volontaires pour faire face à toute éventualité. Les étudiants et les employés publics, s’ils sont en état de porter les armes, sont vivement encouragés à en faire partie.
Toutes sortes de rumeurs circulent (facultatif). L’usine de flux aurait prélevé une trop grande quantité de flux organique sur le bétail, provoquant une pénurie de viande. La jeune duchesse aurait quitté secrètement la ville pour consulter la demorthen Guinevere Oan au sanctuaire de Fairean Ear (Voyages, p.13). Quelqu’un aurait entendu des grondements inquiétants venus du sous-sol, mais, après enquête, ce n’est qu’un vieux mineur retraité et ivrogne. Quelques jets en Relation permettront aux PJ d’obtenir de telles rumeurs, sans aucune garantie d’authenticité.
Tronc
Arzel, un grand jeune homme flegmatique qui étudie à l’école du Flux, fait partie de la milice citoyenne. Binnen, sa fiancée, petite, énergique et colérique, est surveillante à mi-temps à la Maison des Enfants, qui sert d’orphelinat et de garderie. Elle peut aussi être volontaire dans la milice. Au début de l’action, tous deux reviennent de leur tour de garde dans le centre-ville. La nuit est tombée, et la faible lueur des nébulaires traverse à peine le brouillard. Il tombe un méchant crachin mêlé de poussière noire, ce n’est pas un temps pour rester à s’embrasser, mais Binnen n’a pas sommeil et préfère bavarder. Les deux jeunes gens devraient se marier avant qu’Arzel ne parte compléter ses études à Baldh-Ruoch, mais l’état d’alerte a suspendu leurs projets. Les hésitations continuelles de l’un, les coups de colère de l’autre ont mis plusieurs fois le couple au bord de la rupture.
Arzel loge habituellement dans un dortoir pour étudiants, mais le bâtiment a été évacué pour des raisons mal définies. Comme la ville, déjà surpeuplée en temps normal, abrite de nombreux déplacés, Arzel doit partager la petite chambre de Binnen et de son amie Calyce, qui occupe un poste un peu plus élevé à la Maison des Enfants. Cohabitation assez frustrante, car il n’est pas question de faire l’amour hors mariage, surtout en présence d’une amie. Calyce est une fille bienveillante, elle a beaucoup d’affection pour Binnen et Arzel, et c’est elle qui se charge du ravitaillement. Elle est rentrée deux heures plus tôt, et elle prépare le repas en les attendant.
La rue est déserte, à l’exception de deux soldats, Donan et Ehouarn. Ce sont des ruraux originaires du Mor Forsair, la région montagneuse au sud de Reizh. Ils sont arrivés en ville en fin d’après-midi. Un varigal les avait informés que la troupe ducale recrutait des hommes, mais la troupe est partie l’avant-veille. L’officier de service les recrute dans la milice urbaine. « Trop tard pour prendre votre service aujourd’hui, mais on va vous faire un billet de logement ». Une secrétaire débordée griffonne quelque papiers à la hâte (c’est l’heure de la fermeture) et leur indique leur destination, dans le quartier de la mine de sel. C’est un quartier récent et il n’y a pas de plan disponible (ils seraient d’ailleurs incapables de lire un plan), mais « vous demanderez sur place et on vous indiquera ». Ils portent leurs armes (non magientistes) sur eux, sauf si on les a confisquées à l’entrée. Ils tournent depuis une heure dans les rues désertes à la recherche d’un logement qu’on leur a assigné. Ils frappent aux portes, mais personne ne connaît l’adresse bizarre qu’on leur a donnée : « Grainna na Deag Staighre ». L’unique taverne du quartier est fermée (le patron est allé voir sa famille à la campagne, paraît-il). Les deux groupes vont donc se rejoindre sur une petite place mal éclairée par l'unique nébulaire.
Scénario pour les Ombres d’Esteren. Partie présentée sur le forum Opale sous le titre "Ombres et lumières de Kalvernach".

http://forum.opale-roliste.com/index.php?topic=6415.0
Sources
Très librement inspiré de deux sources :
Le scénario se déroule à Kalvernach, dans le royaume de Reizh, à l’époque des faits évoqués dans Univers, p.83.
Racines
Kalvernach (Univers, p. 81-83), riche cité minière du royaume de Reizh, est bien connue par ses mines de sel et d’argent. Cependant, depuis quelques semaines, la ville vit dans l’inquiétude. Un brouillard épais recouvre les rues jour et nuit, et le crachin continuel ne fait que ramener les poussières de sel et de plomb qui paraissent s’être accumulées dans l’air de Kalvernach depuis un siècle. Des attaques mal définies, Feondas ou brigands, ont ravagé plusieurs villages au nord du duché, et la troupe du duché, commandée par le seigneur Kellemnir, est partie battre la campagne à leur recherche. La plupart des mines et des usines sont en chômage technique, car l’air y devient pratiquement irrespirable. Les silos à grain et autres réserves de nourriture sont atteints par une putréfaction d’origine mal définie, le prix des aliments a grimpé et beaucoup d’habitants souffrent de la disette. Il y a déjà eu des émeutes et pillages autour des quelques entrepôts intacts. Le conseil de ville a levé une milice de volontaires pour faire face à toute éventualité. Les étudiants et les employés publics, s’ils sont en état de porter les armes, sont vivement encouragés à en faire partie.
Toutes sortes de rumeurs circulent (facultatif). L’usine de flux aurait prélevé une trop grande quantité de flux organique sur le bétail, provoquant une pénurie de viande. La jeune duchesse aurait quitté secrètement la ville pour consulter la demorthen Guinevere Oan au sanctuaire de Fairean Ear (Voyages, p.13). Quelqu’un aurait entendu des grondements inquiétants venus du sous-sol, mais, après enquête, ce n’est qu’un vieux mineur retraité et ivrogne. Quelques jets en Relation permettront aux PJ d’obtenir de telles rumeurs, sans aucune garantie d’authenticité.
Tronc
Arzel, un grand jeune homme flegmatique qui étudie à l’école du Flux, fait partie de la milice citoyenne. Binnen, sa fiancée, petite, énergique et colérique, est surveillante à mi-temps à la Maison des Enfants, qui sert d’orphelinat et de garderie. Elle peut aussi être volontaire dans la milice. Au début de l’action, tous deux reviennent de leur tour de garde dans le centre-ville. La nuit est tombée, et la faible lueur des nébulaires traverse à peine le brouillard. Il tombe un méchant crachin mêlé de poussière noire, ce n’est pas un temps pour rester à s’embrasser, mais Binnen n’a pas sommeil et préfère bavarder. Les deux jeunes gens devraient se marier avant qu’Arzel ne parte compléter ses études à Baldh-Ruoch, mais l’état d’alerte a suspendu leurs projets. Les hésitations continuelles de l’un, les coups de colère de l’autre ont mis plusieurs fois le couple au bord de la rupture.
Arzel loge habituellement dans un dortoir pour étudiants, mais le bâtiment a été évacué pour des raisons mal définies. Comme la ville, déjà surpeuplée en temps normal, abrite de nombreux déplacés, Arzel doit partager la petite chambre de Binnen et de son amie Calyce, qui occupe un poste un peu plus élevé à la Maison des Enfants. Cohabitation assez frustrante, car il n’est pas question de faire l’amour hors mariage, surtout en présence d’une amie. Calyce est une fille bienveillante, elle a beaucoup d’affection pour Binnen et Arzel, et c’est elle qui se charge du ravitaillement. Elle est rentrée deux heures plus tôt, et elle prépare le repas en les attendant.
La rue est déserte, à l’exception de deux soldats, Donan et Ehouarn. Ce sont des ruraux originaires du Mor Forsair, la région montagneuse au sud de Reizh. Ils sont arrivés en ville en fin d’après-midi. Un varigal les avait informés que la troupe ducale recrutait des hommes, mais la troupe est partie l’avant-veille. L’officier de service les recrute dans la milice urbaine. « Trop tard pour prendre votre service aujourd’hui, mais on va vous faire un billet de logement ». Une secrétaire débordée griffonne quelque papiers à la hâte (c’est l’heure de la fermeture) et leur indique leur destination, dans le quartier de la mine de sel. C’est un quartier récent et il n’y a pas de plan disponible (ils seraient d’ailleurs incapables de lire un plan), mais « vous demanderez sur place et on vous indiquera ». Ils portent leurs armes (non magientistes) sur eux, sauf si on les a confisquées à l’entrée. Ils tournent depuis une heure dans les rues désertes à la recherche d’un logement qu’on leur a assigné. Ils frappent aux portes, mais personne ne connaît l’adresse bizarre qu’on leur a donnée : « Grainna na Deag Staighre ». L’unique taverne du quartier est fermée (le patron est allé voir sa famille à la campagne, paraît-il). Les deux groupes vont donc se rejoindre sur une petite place mal éclairée par l'unique nébulaire.
