[WIP] Scénario : Brasiers lointains
Publié : 15 avr. 2011, 01:44
Localisation :
N'importe quel village isolé dans une région frontalière entre Reizh et Tol Kaer. Il peut s'agir d'une étape d'un voyage, ou bien les PJ peuvent être originaires du coin (pour moi ce sera le cas: ce scénario sera le 1er dans les Ombres d'Esteren pour mes joueurs comme pour moi).
Background :
* Des feux d'alarme ont été établis entre Reizh et Tol Kaer pour que les garnisons frontalières soient alarmées en cas de nouvelle offensive gwidrite. Comme ces feux d'alarme sont établis à flanc de sommets escarpés et isolés, le risque est grand pour que les hommes en poste soient attaqués par des feondas, sans compter qu'en cas de nouvelle offensive menée par Gwidre, cette ligne de communication pourrait faire l'objet d'une tentative de désorganisation en éliminant l'un des maillons de la chaîne de feux. C'est pour cette raison que régulièrement, les feux sont allumés pour vérifier que la chaîne n'est pas rompue. Seuls les soldats envoyés en poste auprès de ces feux savent à l'avance quelles nuits sont choisies pour faire l'objet de ces allumages de vérification.
Etapes du scénario :
* Les PJ sont précisément dans un village isolé à quelque distance de l'un de ces feux d'alarme. Une nuit ils sont réveillés par une rumeur dans le village: l'un des feux d'alarme s'est allumé au loin mais le feu d'alarme proche ne s'allume pas... les villageois sont inquiets car ils connaissent les soldats en poste, qui viennent s'approvisionner dans le village environ tous les mois, et craignent qu'il leur soit arrivé qqc. Naturellement les soldats en bout de chaîne se rendront compte que la ligne est brisée et dépêcheront une escouade chargée de mener l'enquête et de rétablir la ligne, mais il faudra sans doute des semaines avant que ceux ci parviennent sur place.
* Les PJ sont bien évidemment choisis pour se rendre sur place pour s'enquérir de la situation. Des féonds ont-ils attaqués le feu d'alarme ? Y a t il des survivants ? (parfois le poison des féondas plonge leurs victimes dans l'inconscience et les féondas s'en vont en laissant derrière eux des blessés inconscients qui ont une chance d'être sauvés.)
* La nuit juste avant d'arriver à destination, les PJ vont voir le feu d'alarme brûler dans le noir, immense et intense du fait de leur proximité de l'avant-poste. Parfois des varigaux ou des vagabonds tentent de passer une nuit à proximité des soldats des feux d'alarme. Bien qu'il soit interdit aux soldats de laisser s'approcher des civils qui pourraient être des espions ou assassins gwidres, les soldats se laissent fréquemment tenter par de la compagnie et des nouvelles du monde, sachant qu'isolés comme ils le sont, nul ne saura qu'ils ont contrevenu aux ordres. Un colporteur est précisément arrivé à l'avant-poste vers lequel les PJ se dirigent et il a découvert les cadavres des soldats, visiblement massacrés par des féondas. Il a décidé de piller les cadavres (ce qui est interdit et pourrait lui valoir d'être pendu) mais il a eu néammoins de la pitié pour les malheureux soldats dont les corps risquent d'être dévorés par les charognards. Le colporteur a donc allumé le feu d'alarme pour attirer l'attention de l'armée sur cet avant poste, et il quittera discrètement les lieux le lendemain avec son butin.
* Lorsque les PJ arrivent, ils découvrent les cadavres qui datent de plusieurs jours. Comment alors expliquer le feu allumé la nuit dernière ? Leurs investigations vont montrer rapidement que:
1- les soldats ont été massacrés par des féondas. Les cadavres de 2 féondas se trouvent d'ailleurs dans les ruines du camp.
2- Deux épées, 1 couverture, des ustensiles de cuisine, des jeux pour passer le temps, la bourse contenant leurs économies, etc. manquent aux soldats. (or les féondas n'utilisent pas d'objets)
3- les soldats ont tué le temps en personnalisant la garde de leurs épées avec un dessin fait par brûlure dans les poils de la fourrure qui recouvre leurs poignées. C'est une pratique courante chez les soldats qui souhaitent ainsi raffermir leur sentiment d'appartenance à un groupe solidaire.
[EDIT]
* Sur le trajet du retour, les PJ réalisent qu'ils sont suivis: des bruits derrière eux en journée, des bruits proches autour de leur campement la nuit... C'est un féond (de ceux qui ont attaqué les soldats du feu d'alarme) qui a apperçu les PJ et qui les prend en chasse. Il est seul et n'attaquera pas si ses proies restent groupées, mais il n'hésitera pas à attaquer un PJ qui s'est éloigné de ses camarades. Il prendra la fuite si les renforts arrivent au secours de sa victime, mais il restera à proximité, prêt à frapper à nouveau. Plus tard dans le voyage de retour, un 2e féond se joindra au 1er, et les PJ feraient mieux de rejoindre le village en vitesse !
* Les 2 féondas se séparent lorsque les PJ arrivent au village: l'un d'eux repart dans la région du feu d'alarme (mais il reviendra plus tard avec des "renforts" et commencera alors une période dangereuse pour le village qui était jusque là relativement épargné par la menace féonde), tandis que l'autre rôde aux abords du village, bien décidé à fondre sur la 1ère proie isolée disponible (le colporteur qui fuira le village un peu plus tard).
[EDIT]
* Lorsque les PJ reviennent au village, ils apprennent qu'un varigal est arrivé la veille (c'est le colporteur qui se fait passer pour un varigal officiel et qui avait une journée d'avance sur les PJ; il s'est présenté au village sous un faux nom pour ne pas être inquité lorsque les soldats passeront dans le village plusieurs jours ou semaines plus tard et qu'il sera déja loin). Il a prétendu ne rien savoir des évênements liés aux feux d'alarme ("J'ai vu le feu de loin. Vous croyez qu'il y a eu un problème ?"). Si les PJ désirent le rencontrer, les villageois vont réaliser que celui-ci a pris la poudre d'escampette lorsqu'il a appris que les PJ avaient été envoyés enquêter à l'avant-poste et qu'ils venaient de revenir !
* Si les PJ courent sur les traces du fuyard, ils le rattraperont en pleine lutte contre un féond. Les PJ devront vaincre le féond et maîtriser le fuyard qui s'il le peut cherche à nouveau à s'échapper.
* Si interrogé, le colporteur nie avoir quoi que ce soit à se reprocher et explique qu'il vient de tenter de s'enfuir seulement par peur que les PJ soient des brigands.
* Si les PJ démontrent qu'ils sont en position de prouver ses mensonges (en particulier grâce au dessin sur la fourrure de la garde des épées des soldats, que le colporteur transporte dans ses affaires), le colporteur finit par avouer qu'il a pillé les cadavres pour revendre leur matériel plus tard dans son voyage, mais qu'il n'a pas eu le coeur de laisser les soldats ainsi à la merci des charognards, raison pour laquelle il a allumé le feu qui éloignerait les bêtes le temps d'une nuit et attirerait plus rapidement l'attention des soldats de la garnison suivante vers le site.
* Le colporteur supplie les PJ de le laisser partir, il est prêt à leur laisser tout ce qu'il a pris et même ses maigres possessions s'il le faut, car il risque la mort si la justice royale est appliquée.
Epilogue :
* Les PJ choisiront quelle justice ils souhaitent appliquer ou pas. Ils ont même assez de preuves pour dispenser la sentence eux-même tout en restant en règle avec la Loi et la morale.
* Ils peuvent sinon ramener le colporteur prisonnier au village et laisser les villageois choisir la sentence. Après débat, le chef du village épargnera le malheureux en raison du respect pour les dépouilles dont il a fait partiellement preuve, en échange d'une peine d'une saison à passer dans le village à réaliser des travaux d'intérêt général. Il essaiera de s'en acquitter avec reconnaissance.
Voila ! Merci pour vos commentaires éventuels !
N'importe quel village isolé dans une région frontalière entre Reizh et Tol Kaer. Il peut s'agir d'une étape d'un voyage, ou bien les PJ peuvent être originaires du coin (pour moi ce sera le cas: ce scénario sera le 1er dans les Ombres d'Esteren pour mes joueurs comme pour moi).
Background :
* Des feux d'alarme ont été établis entre Reizh et Tol Kaer pour que les garnisons frontalières soient alarmées en cas de nouvelle offensive gwidrite. Comme ces feux d'alarme sont établis à flanc de sommets escarpés et isolés, le risque est grand pour que les hommes en poste soient attaqués par des feondas, sans compter qu'en cas de nouvelle offensive menée par Gwidre, cette ligne de communication pourrait faire l'objet d'une tentative de désorganisation en éliminant l'un des maillons de la chaîne de feux. C'est pour cette raison que régulièrement, les feux sont allumés pour vérifier que la chaîne n'est pas rompue. Seuls les soldats envoyés en poste auprès de ces feux savent à l'avance quelles nuits sont choisies pour faire l'objet de ces allumages de vérification.
Etapes du scénario :
* Les PJ sont précisément dans un village isolé à quelque distance de l'un de ces feux d'alarme. Une nuit ils sont réveillés par une rumeur dans le village: l'un des feux d'alarme s'est allumé au loin mais le feu d'alarme proche ne s'allume pas... les villageois sont inquiets car ils connaissent les soldats en poste, qui viennent s'approvisionner dans le village environ tous les mois, et craignent qu'il leur soit arrivé qqc. Naturellement les soldats en bout de chaîne se rendront compte que la ligne est brisée et dépêcheront une escouade chargée de mener l'enquête et de rétablir la ligne, mais il faudra sans doute des semaines avant que ceux ci parviennent sur place.
* Les PJ sont bien évidemment choisis pour se rendre sur place pour s'enquérir de la situation. Des féonds ont-ils attaqués le feu d'alarme ? Y a t il des survivants ? (parfois le poison des féondas plonge leurs victimes dans l'inconscience et les féondas s'en vont en laissant derrière eux des blessés inconscients qui ont une chance d'être sauvés.)
* La nuit juste avant d'arriver à destination, les PJ vont voir le feu d'alarme brûler dans le noir, immense et intense du fait de leur proximité de l'avant-poste. Parfois des varigaux ou des vagabonds tentent de passer une nuit à proximité des soldats des feux d'alarme. Bien qu'il soit interdit aux soldats de laisser s'approcher des civils qui pourraient être des espions ou assassins gwidres, les soldats se laissent fréquemment tenter par de la compagnie et des nouvelles du monde, sachant qu'isolés comme ils le sont, nul ne saura qu'ils ont contrevenu aux ordres. Un colporteur est précisément arrivé à l'avant-poste vers lequel les PJ se dirigent et il a découvert les cadavres des soldats, visiblement massacrés par des féondas. Il a décidé de piller les cadavres (ce qui est interdit et pourrait lui valoir d'être pendu) mais il a eu néammoins de la pitié pour les malheureux soldats dont les corps risquent d'être dévorés par les charognards. Le colporteur a donc allumé le feu d'alarme pour attirer l'attention de l'armée sur cet avant poste, et il quittera discrètement les lieux le lendemain avec son butin.
* Lorsque les PJ arrivent, ils découvrent les cadavres qui datent de plusieurs jours. Comment alors expliquer le feu allumé la nuit dernière ? Leurs investigations vont montrer rapidement que:
1- les soldats ont été massacrés par des féondas. Les cadavres de 2 féondas se trouvent d'ailleurs dans les ruines du camp.
2- Deux épées, 1 couverture, des ustensiles de cuisine, des jeux pour passer le temps, la bourse contenant leurs économies, etc. manquent aux soldats. (or les féondas n'utilisent pas d'objets)
3- les soldats ont tué le temps en personnalisant la garde de leurs épées avec un dessin fait par brûlure dans les poils de la fourrure qui recouvre leurs poignées. C'est une pratique courante chez les soldats qui souhaitent ainsi raffermir leur sentiment d'appartenance à un groupe solidaire.
[EDIT]
* Sur le trajet du retour, les PJ réalisent qu'ils sont suivis: des bruits derrière eux en journée, des bruits proches autour de leur campement la nuit... C'est un féond (de ceux qui ont attaqué les soldats du feu d'alarme) qui a apperçu les PJ et qui les prend en chasse. Il est seul et n'attaquera pas si ses proies restent groupées, mais il n'hésitera pas à attaquer un PJ qui s'est éloigné de ses camarades. Il prendra la fuite si les renforts arrivent au secours de sa victime, mais il restera à proximité, prêt à frapper à nouveau. Plus tard dans le voyage de retour, un 2e féond se joindra au 1er, et les PJ feraient mieux de rejoindre le village en vitesse !
* Les 2 féondas se séparent lorsque les PJ arrivent au village: l'un d'eux repart dans la région du feu d'alarme (mais il reviendra plus tard avec des "renforts" et commencera alors une période dangereuse pour le village qui était jusque là relativement épargné par la menace féonde), tandis que l'autre rôde aux abords du village, bien décidé à fondre sur la 1ère proie isolée disponible (le colporteur qui fuira le village un peu plus tard).
[EDIT]
* Lorsque les PJ reviennent au village, ils apprennent qu'un varigal est arrivé la veille (c'est le colporteur qui se fait passer pour un varigal officiel et qui avait une journée d'avance sur les PJ; il s'est présenté au village sous un faux nom pour ne pas être inquité lorsque les soldats passeront dans le village plusieurs jours ou semaines plus tard et qu'il sera déja loin). Il a prétendu ne rien savoir des évênements liés aux feux d'alarme ("J'ai vu le feu de loin. Vous croyez qu'il y a eu un problème ?"). Si les PJ désirent le rencontrer, les villageois vont réaliser que celui-ci a pris la poudre d'escampette lorsqu'il a appris que les PJ avaient été envoyés enquêter à l'avant-poste et qu'ils venaient de revenir !
* Si les PJ courent sur les traces du fuyard, ils le rattraperont en pleine lutte contre un féond. Les PJ devront vaincre le féond et maîtriser le fuyard qui s'il le peut cherche à nouveau à s'échapper.
* Si interrogé, le colporteur nie avoir quoi que ce soit à se reprocher et explique qu'il vient de tenter de s'enfuir seulement par peur que les PJ soient des brigands.
* Si les PJ démontrent qu'ils sont en position de prouver ses mensonges (en particulier grâce au dessin sur la fourrure de la garde des épées des soldats, que le colporteur transporte dans ses affaires), le colporteur finit par avouer qu'il a pillé les cadavres pour revendre leur matériel plus tard dans son voyage, mais qu'il n'a pas eu le coeur de laisser les soldats ainsi à la merci des charognards, raison pour laquelle il a allumé le feu qui éloignerait les bêtes le temps d'une nuit et attirerait plus rapidement l'attention des soldats de la garnison suivante vers le site.
* Le colporteur supplie les PJ de le laisser partir, il est prêt à leur laisser tout ce qu'il a pris et même ses maigres possessions s'il le faut, car il risque la mort si la justice royale est appliquée.
Epilogue :
* Les PJ choisiront quelle justice ils souhaitent appliquer ou pas. Ils ont même assez de preuves pour dispenser la sentence eux-même tout en restant en règle avec la Loi et la morale.
* Ils peuvent sinon ramener le colporteur prisonnier au village et laisser les villageois choisir la sentence. Après débat, le chef du village épargnera le malheureux en raison du respect pour les dépouilles dont il a fait partiellement preuve, en échange d'une peine d'une saison à passer dans le village à réaliser des travaux d'intérêt général. Il essaiera de s'en acquitter avec reconnaissance.
Voila ! Merci pour vos commentaires éventuels !