[Pavé] Etymologies
Publié : 19 juin 2015, 15:16
De retour avec un joli tableau qui aligne un peu plus de 150 termes Estereniens, de Adhar à Usgardh, en ayant des étymologies à proposer pour chacun d'entre eux et du coup, une nouvelle version de mes secrets (que je posterai plus tard).
La méthode :
Chaque mot est scruté avec des dictionnaires Gaëlique écossais, Irish, Welsh (Gallois) et Breton. J'arrive ainsi à reconstituer sans trop de capillotractage un bon 75% des termes. Pour le dernier quart, j'ai plutôt des hypothèses.
Pour certains d'entre eux, j'ai également recourru à une analyse phonétique, pour trouver des graphies qui s'approchent du son que produit le mot quand on le prononce.
L'intérêt :
Outre la curiosité, j'envisage grâce à ces travaux d'ouvrir une véritable quête de la langue ancienne à mes joueurs érudits, en ayant (dans mes secrets) une explication aux raisons de sa désuétude (cf. L1, p21).
Il y a donc quelques cas où je fais exprès de proposer, en plus de l'étymologie obtenue grâce à la méthode de base, d'autres interprétations, aussi proches que possibles, afin d'obtenir une signification ancienne un peu plus trippante, à révéler au cours de ma campagne.
De nombreuses idées, cependant, pour tout ceux qui veulent une source d'inspiration supplémentaire sur le monde.
Les résultats :
Allez, je ne résiste pas à vous en donner quelques-uns, qui peut-être vont vous faire entrapercevoir quelques nouveaux secrets sur lesquels spéculer gentiment :
Gwidre (breton) : la fourberie, la rouerie
Taol-Kaer (breton) : le coup, le jet (d'arme) -- beau, fort, bel et bien, superbe
Toel-Caer (welsh) : le tribut, la rançon -- le mur, la cité, la citadelle
Reizh (breton) : droit, juste, équitable
Exemple d'extrapolation sur Toel-Caer : Les tribus Osag ont payé la majeure partie du tribut qui a permis la construction d'Aelwyd Saogh. Cet impôt injuste a été la cause de leurs révoltes, durant le premier siècle. Mais pourquoi Gwidre était-il le fourbe ?
C'maogh (dont il est spécifié dans le lexique que la prononciation change le C en S) => Smal-Aog (Smal : obscur, crépusculaire, poussière recouvrant tout / Aog : mort, fantôme, spectre)
Ordachaï (le pic d') => àrdachair (gaël) : l'acte d'élever, de promouvoir, d'exalter, de magnifier.
Demorthen => Daihm-Meartainn (Daimh : affinité, connexion, relation / Meartainn : décrit la qualité de la résistance au froid d'un homme)
Exemple d'extrapolation : Les demorthen, sont, de tout temps, des nécromants, il n'y a pas d'esprits de la nature, juste des esprits des morts. Anciennement, et peut-être toujours encore, ces révélations pouvaient s'obtenir par un pélerinage au sommet d'Ordachaï. Celui qui survivait à cette épreuve, qui supposait à la fois une affinité assez forte et une bonne résistance au froid, était nommé Daihm-Meartainn.
Liagcal => Liag-Cal ou Liag-Calla (Liag s'écrit également Leug en gaël ancien)
Liag : pierre ou galet possédant un pouvoir de guérison / pierre précieuse / météorite
Cal : sommeil, torpeur, insensibilité
Calla : dompté, calme, non-sauvage, domestiqué
Ceilli (les bardes envoûteurs qui se peignent le visage L1 p17) => Céilich : dissimuler, cacher, couvrir, dérober (au regard)
Màn Atlach (le port de Tir-na-Nog) => Màn-Aiteleach (Màn s'écrit également Maoim)
Màn : peur, terreur, horreur, surprise, panique
Aiteleach : entrevoir, apercevoir, vision fugitive
Fortriù => For-Triùir
For : protection, illumination, éveil
Triùir : trois personnes, un trio
Triùir an Aom : la Trinité (litt. Trois en un)
Donc Triù peut être traduit comme La Triade sans trop extrapoler.
Usgardh => Uisge-Sgaradh
Uisge : l'eau
Sgaradh : division, séparation, imprécation contre la mauvaise volonté de qqn
Tursal => Tur-Sal
Tur : la connaissance, la compréhension
Sal : la mer, le sel
Spécialement pour Arthus :
Tsioghair => Toisgair ou Tois-Ghair
Toisgair : le messager (Toisgairadh : celui qui part en errance, le voyageur)
Tois : sinistre
Ghair : la pierre d'ancrage, anciennement la pierre haute à laquelle les bateaux sont amarrés sur les plages pour éviter la marée montante.
A mon avis, les offrandes qui sont faites durant les Tsioghairs à ces sinistres pierres d'ancrages ne sont pas des chocolats belges
Earrach Fois => assemblage au choix
Earr : la fin, la limite, l'extrémité
Rach : marcher, cheminer, voyager
Earr-ach : voir la fin, discerner l'issue
Feadh : au travers de
Faidh : le devin, l'augure, celui qui prophétise
Fhaidh : les prophécies
Carath =>
Car : le pas, le mouvement
Ath : le prochain, le suivant
(Perso, j'adore la poésie simple. Le bâton d'un varigal se nomme : le pas suivant)
Mais on trouve une expression amusante dans les anciennes légendes celtiques :
Car-Ath-Ghoirid : déformer et raccourcir le chemin.
Pas mal hein ?
J'ai ajouté deux ou trois trucs trouvés en farfouillant, par exemple :
Céitean na h-Oinnsich : dans l'ancien calendrier gaëlique, période du 19 avril au 12 mai qui peut se traduire comme suit : La saison / de / Roimh-Oinnsich : l'apprenti de Roimh. Authentiquement, le h- est une contraction de Roimh-. Trop beau pour être raté.
Voilà la date du pélerinage de l'Ardachai. (enfin, sauf si, comme moi, vous considérez que c'est Adhar qui se contacte au sommet de l'Ardachai, et non Roimh)
La mise à disposition des infos :
Bon, je ne souhaite pas placer ça dans le google drive, puisqu'il n'y a pas d'accès réservé aux meneurs. Si quelqu'un a un compte Google, on peut en revanche copier le fichier Excel sur un google doc et diffuser le mot de passe ici (enfin si ça marche comme ça, parce que je ne suis plus très sûr).
Sinon, bonne vieille méthode du forum : pm avec e-mail, et pièce jointe en retour de mail
A vous de voir !
La méthode :
Chaque mot est scruté avec des dictionnaires Gaëlique écossais, Irish, Welsh (Gallois) et Breton. J'arrive ainsi à reconstituer sans trop de capillotractage un bon 75% des termes. Pour le dernier quart, j'ai plutôt des hypothèses.
Pour certains d'entre eux, j'ai également recourru à une analyse phonétique, pour trouver des graphies qui s'approchent du son que produit le mot quand on le prononce.
L'intérêt :
Outre la curiosité, j'envisage grâce à ces travaux d'ouvrir une véritable quête de la langue ancienne à mes joueurs érudits, en ayant (dans mes secrets) une explication aux raisons de sa désuétude (cf. L1, p21).
Il y a donc quelques cas où je fais exprès de proposer, en plus de l'étymologie obtenue grâce à la méthode de base, d'autres interprétations, aussi proches que possibles, afin d'obtenir une signification ancienne un peu plus trippante, à révéler au cours de ma campagne.
De nombreuses idées, cependant, pour tout ceux qui veulent une source d'inspiration supplémentaire sur le monde.
Les résultats :
Allez, je ne résiste pas à vous en donner quelques-uns, qui peut-être vont vous faire entrapercevoir quelques nouveaux secrets sur lesquels spéculer gentiment :
Gwidre (breton) : la fourberie, la rouerie
Taol-Kaer (breton) : le coup, le jet (d'arme) -- beau, fort, bel et bien, superbe
Toel-Caer (welsh) : le tribut, la rançon -- le mur, la cité, la citadelle
Reizh (breton) : droit, juste, équitable
Exemple d'extrapolation sur Toel-Caer : Les tribus Osag ont payé la majeure partie du tribut qui a permis la construction d'Aelwyd Saogh. Cet impôt injuste a été la cause de leurs révoltes, durant le premier siècle. Mais pourquoi Gwidre était-il le fourbe ?
C'maogh (dont il est spécifié dans le lexique que la prononciation change le C en S) => Smal-Aog (Smal : obscur, crépusculaire, poussière recouvrant tout / Aog : mort, fantôme, spectre)
Ordachaï (le pic d') => àrdachair (gaël) : l'acte d'élever, de promouvoir, d'exalter, de magnifier.
Demorthen => Daihm-Meartainn (Daimh : affinité, connexion, relation / Meartainn : décrit la qualité de la résistance au froid d'un homme)
Exemple d'extrapolation : Les demorthen, sont, de tout temps, des nécromants, il n'y a pas d'esprits de la nature, juste des esprits des morts. Anciennement, et peut-être toujours encore, ces révélations pouvaient s'obtenir par un pélerinage au sommet d'Ordachaï. Celui qui survivait à cette épreuve, qui supposait à la fois une affinité assez forte et une bonne résistance au froid, était nommé Daihm-Meartainn.
Liagcal => Liag-Cal ou Liag-Calla (Liag s'écrit également Leug en gaël ancien)
Liag : pierre ou galet possédant un pouvoir de guérison / pierre précieuse / météorite
Cal : sommeil, torpeur, insensibilité
Calla : dompté, calme, non-sauvage, domestiqué
Ceilli (les bardes envoûteurs qui se peignent le visage L1 p17) => Céilich : dissimuler, cacher, couvrir, dérober (au regard)
Màn Atlach (le port de Tir-na-Nog) => Màn-Aiteleach (Màn s'écrit également Maoim)
Màn : peur, terreur, horreur, surprise, panique
Aiteleach : entrevoir, apercevoir, vision fugitive
Fortriù => For-Triùir
For : protection, illumination, éveil
Triùir : trois personnes, un trio
Triùir an Aom : la Trinité (litt. Trois en un)
Donc Triù peut être traduit comme La Triade sans trop extrapoler.
Usgardh => Uisge-Sgaradh
Uisge : l'eau
Sgaradh : division, séparation, imprécation contre la mauvaise volonté de qqn
Tursal => Tur-Sal
Tur : la connaissance, la compréhension
Sal : la mer, le sel
Spécialement pour Arthus :
Tsioghair => Toisgair ou Tois-Ghair
Toisgair : le messager (Toisgairadh : celui qui part en errance, le voyageur)
Tois : sinistre
Ghair : la pierre d'ancrage, anciennement la pierre haute à laquelle les bateaux sont amarrés sur les plages pour éviter la marée montante.
A mon avis, les offrandes qui sont faites durant les Tsioghairs à ces sinistres pierres d'ancrages ne sont pas des chocolats belges
Earrach Fois => assemblage au choix
Earr : la fin, la limite, l'extrémité
Rach : marcher, cheminer, voyager
Earr-ach : voir la fin, discerner l'issue
Feadh : au travers de
Faidh : le devin, l'augure, celui qui prophétise
Fhaidh : les prophécies
Carath =>
Car : le pas, le mouvement
Ath : le prochain, le suivant
(Perso, j'adore la poésie simple. Le bâton d'un varigal se nomme : le pas suivant)
Mais on trouve une expression amusante dans les anciennes légendes celtiques :
Car-Ath-Ghoirid : déformer et raccourcir le chemin.
Pas mal hein ?
J'ai ajouté deux ou trois trucs trouvés en farfouillant, par exemple :
Céitean na h-Oinnsich : dans l'ancien calendrier gaëlique, période du 19 avril au 12 mai qui peut se traduire comme suit : La saison / de / Roimh-Oinnsich : l'apprenti de Roimh. Authentiquement, le h- est une contraction de Roimh-. Trop beau pour être raté.
Voilà la date du pélerinage de l'Ardachai. (enfin, sauf si, comme moi, vous considérez que c'est Adhar qui se contacte au sommet de l'Ardachai, et non Roimh)
La mise à disposition des infos :
Bon, je ne souhaite pas placer ça dans le google drive, puisqu'il n'y a pas d'accès réservé aux meneurs. Si quelqu'un a un compte Google, on peut en revanche copier le fichier Excel sur un google doc et diffuser le mot de passe ici (enfin si ça marche comme ça, parce que je ne suis plus très sûr).
Sinon, bonne vieille méthode du forum : pm avec e-mail, et pièce jointe en retour de mail
A vous de voir !