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De "l'hopital" psychiatrique ...

Publié : 03 mai 2013, 14:39
par elromito
Bonjour,
Quid des personnes que l'on ne peut pas soigner psychologiquement ?, cela m'est venu en lisant le supplement sur le monastère.
Ils sont enfermé, laissé dans la nature? un scénario a la kult ?)))

Re: De "l'hopital" psychiatrique ...

Publié : 03 mai 2013, 15:45
par iznurda
Tout dépend de qui s'occupe du traitement à mon avis. les magientistes auront bien des établissement spécialisés de type asile, avec pas mal de variation quant à leur fonctionnement (restrictifs, secret, public, etc.) auxquels s'ajouteront quelques doctes spécialisés indépendants type psychiatres ou psychologues, hypnotiseurs, etc.

Côté temple, il s'agira probablement d'une retraite dans un monastère, isoler le patient dans un espace restreint et contrôlé pour lui permettre de se reconstruire.

Un accompagnement spirituel peut également s'imaginer du côté traditionaliste. On peut même considérer que des non demorthèn doués peuvent s'y spécialisent, comme un barde par exemple.

Bref, je ne pense pas qu'il y ai de réponse toute faite à ta question, simplement des approches différentes d'un même sujet.

iz

Re: De "l'hopital" psychiatrique ...

Publié : 03 mai 2013, 17:21
par elromito
Mais d'aprés vous peut il exister des endroits ou les irrecuperables sont laissé là, un peu comme les asiles, attaché par des chaines au sol ou à leur lits...

Re: De "l'hopital" psychiatrique ...

Publié : 03 mai 2013, 17:45
par Bleys
Pour moi, le seul endroit où on pourrait trouver des fous et les asiles qui vont avec, c'est en Reizh, dans des universités magientistes qui étudieraient la folie et le traitement de celle-ci... Mais il ne doit pas y en avoir des tonnes.

A mon avis, en Gwidre, le fou est soit suffisamment "normal" pour rester intégré à la société (idiot du village) ou plus atteint et placé dans un monastère (comme image, je vois bien un fou à la Salvatore du Nom de la Rose), ou encore trop atteint et taxé de démonisme ou d'hérésie et brûlé en place publique. Pas de place pour des asiles en Gwidre à mon sens.

Et en Tri-Kazel ? Là aussi, soit le fou est adaptable à la société et il reste dans son village (ou sa ville), soit il est inadaptable à la société, et il est rejeté... Une société féodale n'est pas tendre avec ses anormaux ! Une tare mentale trop lourde amènera donc rapidement à une exécution, ou à un ban de la société (ce qui revient au même finalement dans un monde très dur). Une tare physique se résumera sans doute à la mort rapide du nouveau né. Dans un monde où un nouveau né sain a peu de chance de survie dès le départ, les nouveaux nés mal-formés sont laissés de côté. Donc, pas de place non plus pour des asiles en Tri-Kazel.

En comparaison, fais une recherche sur les dates, en France et en Europe, où on a commencé réellement à s'occuper des tares mentales... Et bien, pas avant la fin de la révolution industrielle.

Re: De "l'hopital" psychiatrique ...

Publié : 03 mai 2013, 17:51
par elromito
Je ne le sais que trop etant dans le metier en faite,...
JE voyais un peu cela commecela, mais j'aurai eté plus loin je pense avec le temple. Ils sont habités par le démon, donc si ils ne peuvent être guéri, la mort non ?

Re: De "l'hopital" psychiatrique ...

Publié : 03 mai 2013, 17:53
par Bleys
Pour le temple, je pense que ça dépendra vraiment de qui trouve le dément...

S'il s'agit d'un moine, il a peut-être une chance. De même avec un Vecteur. Par contre, si c'est un Sigire, il ne s'en sortira sans doute pas.

Maintenant, les fous du village n'ont pas tous été brûlés pendant l'inquisition catholique de notre Histoire... Donc, je pense que les gwidrite ne sont pas pires :evil:

PS - Je suis également plus ou moins dans le métier (ES)

Re: De "l'hopital" psychiatrique ...

Publié : 03 mai 2013, 18:59
par Iris
Coucou,

1. Tares physiques & mentales graves : fort taux de mortalité ! N'oubliez pas que 50% des enfants sont pendant longtemps morts avant l'âge de 1 an... donc même pas forcément besoin de tuer un enfant qui a un handicap grave (en rappelant que certains handicaps couvrent le physique & mental, donc sans soins adaptés, boum, mort, donc problème réglé).


2. Au Maghreb & Asie du Sud-Est, les déments sont enchaînés et gardés par les familles, c'est une option


3. La folie peut être considérée comme une malédiction (le prix d'une faute morale, d'une transgression), ou bien comme une proximité particulière avec le divin (visionnaire)


4. En Gwidre, la difformité physique & morale a toutes les chances d'être prise pour une manifestation des démons... donc... isolement (dans le meilleur des cas), bûcher dans le pire.


5. Ne pas oublier les Occultistes dans le traitement de la folie...


6. Au fond, tout dépend si on veut garder une interprétation strictement médicale de la folie... ou bien partir sur un trip plus mystique (ils sont fous parce que ...)... Perso, cet aspect me paraît plus sympa pour ses potentialités en terme d'histoires... et les "vrais" fous médicaux... bah... Cf 1 :mrgreen:

Re: De "l'hopital" psychiatrique ...

Publié : 03 mai 2013, 19:18
par Bleys
Entièrement d'accord avec Iris.

Par contre, il y a un autre cas où un enfant déficient intellectuel ou carrément psychotique n'était pas tué ou abandonné... Et où en plus il avait plus de chance que d'autres de passer le cap du nouveau-né. C'était quand il naissait dans une famille noble. Et plus le titre nobiliaire était élevé dans la hiérarchie, ou plus son rang de naissance le prédisposait à hériter, plus l'enfant avait des chances de survie, voire même d'accéder à des responsabilités (il suffit de voir certaines périodes de l'histoire anglaise pour en être persuadé :o ).

Par ailleurs, je trouve que le cas de la psychose ou de l'autisme sont des cas intéressants à imaginer dans un cadre féodal comme celui d'Esteren. Dans certains cas, un schizophrène pourrait être adulé comme une personne en contact direct avec l'unique, ou avec les c'maoghs. Un autiste léger, ou d'une intelligence rare, pourrait même, de part sa tare même (j'emplois volontairement des termes qu'on jugerait péjoratifs de nos jours), se faire une place à part, mais respectée, dans une société moyenâgeuse. Quant aux sociopathes, ils existaient sans aucun doute dans les sociétés antiques (Néron ?) et doivent également avoir leurs places dans la péninsule (Mac Snòr ?).

Re: De "l'hopital" psychiatrique ...

Publié : 04 mai 2013, 07:30
par Iris
Hum... sur la noblesse... ça dépend aussi des périodes...

Justement, tu parles du XVIIIe s. ... or justement, il me semble (suis pas spécialiste) qu'ils avaient un problème à l'époque : dénatalité dans la noblesse... du coup, dans ce cas, chaque enfant est important... oui...


... mais la mortalité infantile ne diminue qu'à partir du courant XVIIIe ...


... du coup, on rejoint le problème précédent : quelle est la mortalité infantile dans votre variante d'Esteren :P



(pis t'façon, la folie, à des degrés divers, c'est une des bases de l'horrifique, donc c'est forcément à sa place :mrgreen: )

Re: De "l'hopital" psychiatrique ...

Publié : 04 mai 2013, 09:11
par Bleys
Disons que dans ma version d'Esteren, je comparerais assez facilement l'ensemble de la péninsule au moyen-âge européen. Taux de mortalité infantile très élevé.

Avec cependant une exception pour les ville reizhite très magientistes (donc pas les villages de ce même pays) qui seraient plus proche d'une révolution industrielle et donc du milieu du XIXéme.