Je penchee plutôt vers le fait que les demorthèn tendent à se regrouper dans le même lieu : même s'ils s'urbanisent je pense qu'ils ne répudient pas la nature et vivent donc dans un quartier très peu densément peuplé ou la végétation est omniprésente. Ils consacrent d'ailleurs une grande partie de leur temps à son entretient. C'est aussi un moyen de pouvoir à leur approvisionnement en simples (les moines faisaient de même). Cependant, pour des raisons de proximité, certains résident au sein des quartiers (avec leur famille ?), mais toujours près d'un élément naturel vivace : arbre, fontaine, etc. Pourquoi pas à Osta-Baille ? Et bien c'est une cité reconstruite pas des magientistes, peut attentif (aussi brillants soient-ils) à ce genre de détail. Du coup cela peut être un des principaux griefs que les demorthèn leur ont opposés et qui a pu conduire à l'université d'O-B.
Comme les villes sont fortifiées, ce quartier est très prisé par les citadins (équivalent de nos parcs) et des commerces n'en sont jamais très éloignés. Au vu de la topologie de la cité, on peut supposer que ce dernier est situé en rive de lac pour Ard-Monach, dans une position assez centrale par rapport aux murailles.
Je rappelle également qu'il existe 4 grands cercles de pierres dans la péninsule, donc 4 regroupement majeurs : tous ne vont pas aux même et les demorthèn dùlanais ne voyagent donc pas jusqu'en terres de Dèas =)
De plus, au vu du caractère du duc, je doute que la présence d'osags, culturellement insoumis, sur ses terres lui fasse plaisir. Les seuls qu'on devrait trouver seront des mercenaires de passage, et le racisme à leur encontre est encouragé : rares sont les dulanais jugés coupables lors d'un différent avec un osag. Quand on connait la rudesse de la justice dulanaise, on peut comprendre que les osags n'aime pas trop ce duché.
On peut cependant imaginer quelques rares clans osags dulanais, dont le respect de la tradition s'est davantage altérés et dont le sang s'est mêlé pour des raisons politiques à la famille ducale. D'ailleurs, considérons nous que les mac Torrach sont le clan historique à la tête du duché ou qu'il y ont accédés de manière récente (genre suite à la Guerre du Temple ?) Car du coup cela pourrait faire une fronde au sein du duché visant à remettre en place un héritier légitime, pourquoi pas un lointain descendant osag, justement. Bref, je lance l'idée. Va vraiment falloir qu'on tente d'écrire une chronologie dùlanaise, tout du moins qu'on fixe quelques éléments.
Les artistes maintenant : oui il y a des artistes en Dùlan, et même une école de bardise à Ard-Monach. Cependant il ne fait pas bon colporter des rumeurs sur le duc et sa cours et les bardes se font passer le mot. Etant donné leur rôle traditionnel d'arbitres, le duc dépense une petite partie de ses ressources dans l'école : pas seulement pour qu'elle soit réputée (car elle l'est), mais aussi pour y recruter des yeux et des oreilles. On raconte d'ailleurs que certains d'entre-eux seraient des espions à sa solde... Bref, une autre voie intéressante à aborder dans un scénario.
La circulation des tarishs est tolérés dans le duché mais pas leur séjour prolongé : ces derniers savent qu'il vaut mieux pour elles ne pas y séjourner l'hiver avec leur caravanes. Les tarishs sédentarisés (prestals) le savent bien et font passer le mot. Ils se savent d'ailleurs surveillés. Le duché a cependant besoin d'elles : de ses artisans, d'une part, et des produits parfois rares qu'elles vendent. C'est également une main d'oeuvre saisonnière non négligeable. C'est pourquoi la justice dulanaise est généralement un peu plus "clémente" envers les tarishs circulant et les mises à morts moins fréquentes : justice rendue, leur caravane entière est priée de quitter les terres du duc et de ne jamais y revenir sous peine de mort. De fait, les caravanes tarishes s'y font rare, et se tiennent le plus possible à l'écart des dulanais dont le racisme à leur encontre fut la cause de bien des tragédies passées. La majorité des caravanes viennent participer aux moissons contre une partie de la récolte, suffisamment pour passer l'hiver, et quelques services payés en daols. Leurs employeurs sont toujours les mêmes et principalement des prestals.
Je pense que tu fais trop grand cas des magientistes en Dùlan : le duc n'aime pas trop l’innovation qu'il n'a pas décidé et ceux qui œuvrent chez lui ont une marge d'action très limitée. Cela dit il n'est pas exclu effectivement que certains s'emploient à améliorer le travail de forge et de façonnage, tout comme celui de la mine ou tout autre projet visant à optimiser les ressources du duché.
Pour son conseil, je pense que peu lui importe que l'homme soit magientiste, demorthèn ou autre, l'important étant qu'il se borne à le conseiller, pas à lui dire quoi faire.
sorry du pavé
iz