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Re: Secrets Pwyllesques (Attention, alerte spoilers secrets

Publié : 08 sept. 2012, 13:11
par Pwyll
Armuir, la classe

Quel talent !

C'est vraiment très solide et très attirant cette présentation d'Armuir... je suis impressionné. Je développe ci-après les similitudes qu'on trouvera entre tes développements et ma version des secrets en cours de synthèse.


Les entités et Ciany Lorn


Au sujet de Ciany Lorn, j'étais en train de réfléchir de mon côté aux implications que j'ai (re)découvertes en relisant sa fiche moi aussi ! :)

Malheureusement, on n'a pas accès aux parties du texte (celui retrouvé dans une reliure) de l'alchimiste qui décrivent en détails les pouvoirs que l'entité aurait confié à ce dernier. Il serait très intéressant de savoir si les pouvoirs en question peuvent être relié à un élément autre que l'air ou le feu.

A cette nouvelle lumière, je viens de relire la déscription de Saoghal-Glas avec un œil nouveau, je cite le lexique p287 : "le monde après la fin d'Esteren lors de Saoghal-Dheir : une vaste plaine de cendres froides, battue par des vents déchirants." On y retrouve l'action combiné du feu (cendres) et du vent, qui plus est déchirant, comme celui que peut invoquer Mademoiselle Lorn...

Mes réflexions en cours et la difficulté à décrypter la "triade" Unique-Aingeal-Sniomh

En plus de l'élément Ciany, différents points, dont l'article de blog d'Iris sur les morts et les sources qu'
elle y cite (Claude Lecouteux notamment), ainsi que la Tour Sombre de Stephen King (auteur clairement cité parmi les sources et que nous n'avons pas beaucoup utilisé pour l'instant mis à part une référence aux Territoires faite par toi Arthus !) m'ont replongé dans l'écriture d'une nouvelle version (appelons la 2.0 !) de ma théorie d'ensemble.

Un des gros points d'interrogation et d'achoppement de mes réflexions est toujours l'Unique... je pense franchement qu'il se cache derrière l'Unique une entité pas du tout intéressée par le sort des humains. Je reste convaincu que la révélation initiale de Soustraine était "sincère" et qu'elle a ensuite été modifiée, détournée au profit d'une autre entité. Toutefois, les préceptes actuels du Temple doivent être un mélange entre les véritables révélations (qui n'ont sans doute pas pu être entièrement effacées ou détournées) et certaines parties qui arrangent bien l'entité se cachant derrière "l'Unique". De ce fait, il est très dur de percevoir ou deviner la nature comme les intentions de cette entité et de ceux qui la servent en connaissance de cause (car oui forcément il y a des humains qui savent !).

En résumé, je rencontre les plus grandes peines à articuler les rôles relatifs de l'Unique, Sniomh et Aingeal lors de l'Aergewin.

Au sujet des féondas, tu verras que dans ma nouvelle version on est très proche de ce que tu décris dans Armuir. Il est clair que la notion de pourrissement/corruption est essentielle à leur apparition du fait de la description du Miracle de purification que tu avais déjà soulignée dans un autres fil de discussion par le passé...

Ma version de l'Aergewin est également comparable à celle que tu viens de citer dans ton superbe post, sauf que j'y ajoute l'intervention d'entités de type "grands anciens" à la Lovecraft et King (qui les appellent "Grandioses").

Je vais essayer de poster ça aujourd'hui.

Comme d'habitude, vos messages, notamment ceux d'Iris et Arthus, sont très motivants et souvent source d'inspiration. M'étonnerai quand même que je tienne pendant des mois à ce rythme là... :mrgreen:

Par contre je ne vois pas où j'ai servi d'inspiration ! :-P

Publié : 08 sept. 2012, 15:16
par Iris
Ma foi, contente que ton moral soit meilleur !

... cependant, je ne vois pas bien comment tu as utilisé ma référence sur les couleurs des morts ! :lol:

... je me demande ce que tu penserais si je rédigeais un article sur la figure de Lugh, dans sa version sombre et pourrissante ... :mrgreen: ... l'aigle pourrissant, modèle des feondas ? :lol: ... (voir Bernard Sergent, sur les comparaisons entre dieux grecs & celtes : un pavé très riche d'éléments plutôt inspirant, mais quand même un gros morceau à digérer! d'ailleurs je suis loin d'avoir terminé ma lecture)

Re: Secrets Pwyllesques (Attention, alerte spoilers secrets

Publié : 08 sept. 2012, 17:10
par Pwyll
Pour Arthus :

Au sujet de l'archipel des Trois Sœurs, je pense que ce que tu as en tête est l'encart de la page 17 du Livre 1.

Il y est fait référence de sacrifices (classique pour les Trois Sœurs, on retrouve ce thème dans le Livre Voyages) mais aussi de Bardes envoûteurs au visage peint, les céilli.

Voilà ce que j'ai trouvé pour l'étymologie.

Iris...
... cependant, je ne vois pas bien comment tu as utilisé ma référence sur les couleurs des morts ! :lol:

... je me demande ce que tu penserais si je rédigeais un article sur la figure de Lugh, dans sa version sombre et pourrissante ... :mrgreen: ... l'aigle pourrissant, modèle des feondas ? :lol: ...
Ça doit être ton côté leprechaun qui joue le chaud et le froid ? Un article sur la version sombre et pourrissante de Lugh m'enfoncerait sans doute un peu plus profondément dans mes spéculations infructueuses ! ^^

L'article de blog au sujet des couleurs des morts m'a tout simplement conforté dans l'idée de creuser la notion de devenir de l'âme dans Esteren, ce que la référence d'Arthus à Midnight avait déjà relancé.

Pwyll, en plein navigation au milieu de l'océan furieux

Secrets d'Esteren 2.0

Publié : 09 sept. 2012, 01:39
par Pwyll
Au commencement

Le Verbe de la Créatrice s’éleva.

Face à lui, la primauté initiale et informe de l’univers reflua, cédant peu à peu un espace-temps d’existence.

Pour fixer cette création vacillante, la Créatrice fit pousser et croître Corahn-Rin au rythme de son Chant* car Elle était maîtresse du Verbe, du Chant et des Signes créateurs et que telle était sa volonté.

La Déesse a trois visages, et, à son image, le monde fut conçu en trois parties : le monde supérieur, le monde médian et le monde inférieur (ouranien, terrestre et chthonien).

La Déesse créa l’univers de l’arbre-monde comme étant inscrit dans des cycles. La vie et la mort étaient inséparables tout comme l’ordre et le chaos, la joie et la tristesse. Tous ces opposés étaient complémentaires et étroitement imbriqués dans sa création.

L’Esprit élémentaire majeur Aingeal incarnait ainsi le feu et surtout la fonction de destruction, indispensable au renouveau. Il restait néanmoins extérieur à la création aux trois visages.

Le monde terrestre fut modelé avec l’aide d’Adhar, Roimh et Usgardh.

Le cycle de la vie coule dans Corahn-Rin et dans toute la création sous la forme du Rindath. Protéiforme, le rindath fut modelé par les Esprit élémentaires majeurs (Triade) pour façonner les pierres, plantes et animaux.

Les Hommes

Était-ce l’intention initiale de la Créatrice ou un évènement aléatoire issu du développement foisonnant de la Vie ? Quoi qu’il en soit, l’Homme apparut. Cinq composants définissent l’humain :

Lík = Empathie ; Várðr = Combativité ; Hamr = Créativité ; Hugr = Raison ; Ánd = Idéal.

Les humains formèrent peu à peu des civilisations. A cette époque, le cycle des réincarnations faisait que l’âme d’un humain passait par différents états avant de parvenir à rejoindre la félicité du Chant de la Déesse. L’âme pouvait s’enfoncer dans le monde chthonien pour resurgir en terreau, ver, plante ou animal. L’âme pouvait s’incarner dans le monde terrestre sous la forme d’un esprit de la nature, un bienheureux C’maogh. L’âme pouvait enfin rejoindre le monde ouranien pour s’approcher du Chant.

Les humains, du fait de leur étincelle divine et de leurs capacités et penchants à chercher toujours plus, à sentir le monde, à inventer, à croire et à raisonner, développèrent le pouvoir de manipuler l’énergie universelle, le rindath, en recourant à une version affaiblie de la poésie créatrice originelle. En effet, la langue ancienne, peut-être enseignée aux Hommes par la Créatrice, contenait la potentialité du pouvoir du Verbe.

La puissance du Verbe a été en grande partie perdue depuis ces temps reculés. Le Liadh a été oublié, mis à part chez les demorthèns les plus savants. En revanche, on retrouve encore une trace de ce Pouvoir des mots chez les filidhi, ces artistes oratoires et chanteurs aveugles capables de prophéties. Au-delà, il n'est pas trop audacieux de souligner que les artistes passionnés et sincères portent tous un peu en eux le message de la Créatrice dont le chef-d’œuvre fut Creag.

Il est dit que la Déesse créatrice s'adressa directement à certains élus, des demorthèns, pour leur expliquer la responsabilité qui était leur en tant que garants de l'équilibre dans un usage parcimonieux de la puissance du Verbe et du Signe. Malheureusement, le message semble ne pas avoir été écouté ou compris, du moins pas par tous...

La plupart des humains se satisfirent de cette nouvelle harmonie avec le monde qui permettait parfois d’adoucir une vie rude et cruelle, car en vérité la création ne leur était guère favorable, n’ayant pas été pensée pour leur seul bien-être.

D’autres, malheureusement en voulurent toujours plus.

L’Aergewin : les sources de la catastrophe

Des humains se firent de plus en plus ambitieux, arrogants et avides, cherchant à accumuler le pouvoir par pure soif de domination.

Des demorthèns trop ambitieux (futurs morcaìls) se réunirent en société secrète. Certains parmi eux, notamment leur meneur, Argmald, étaient peut-être en contact avec des Entités Entropiques Extérieures au monde de Corahn-Rin. (A noter que les "morcails" de cette époque n'en étaient pas vraiment au sens actuel. Ils étaient des demorthèns ivres de pouvoir. Les morcails actuels utilisent le rindath de la partie moribonde de Corahn-Rin... voir ci-dessous)

L’existence du terme « daedemorthys » en langue ancienne implique en outre que les prémices de la magience avaient pu se développer également. Qui sait jusqu’à quel point les savoirs de ces chercheurs antiques avaient pu se développer ? Une union de la frange amorale de ces magientistes se fit avec les morcails au nom de la soif de pouvoir.

Un rituel différent de tout ce qui avait jamais été tenté auparavant fut mené par les plus puissants des morcails et daedemorthys. Il s’agissait d’un Rituel d’Éclipse, nécessitant des sacrifices particulièrement sanglants, qui devait permettre à ceux qui y participaient d’atteindre le pouvoir absolu, un statut quasi divin.

Ces fous puisèrent si profondément dans les ressources de Rindath et de flux que Corahn-Rin fut en partie dépourvu de sa sève… Cet affaiblissement du pilier du monde força une déchirure au cœur de la trame même de l'existence. Une brèche vers l’Extérieur, où règne la Primauté informe, fut ainsi ouverte. La lumière du Soleil et des Lunes fut alors masquée et une période d'horreur sans nom s’abattit sur Creag et ses habitants.

Alors que des parties entières de Corahn-Rin, privées de Rindath, perdaient peu à peu la capacité de se renouveler et pourrissaient, des créatures de la Primauté, de l'Entropie, infiltrèrent le monde. Ces créatures, issues du Chaos primordial, étaient des corps totalement étrangers à Creag. Leur simple présence commença très rapidement à faire muter la faune, la flore et les malheureux humains.

Bien que très différentes et cherchant chacune à assouvir égoïstement leurs désirs, ces entités avaient toutes un point commun. Elles étaient animées d’une faim et d’une soif sans borne. Soif de sang, faim de chair humaine, soif d’émotions effroyables, désir de domination comme d’adoration. En outre elles avaient toutes, aux yeux des humains, des apparences monstrueuses, dépassant en horreur nos pires cauchemars.

La naissance des féondas et l’affrontement de Sníomh et Aingeal

Dans ce terrible désastre, la chance des humains fut que ces créatures s’entredéchirèrent autant qu’elles massacrèrent et dévorèrent les habitants. Face à une irruption aussi atroce, beaucoup perdirent la raison. D’autres se prosternèrent et devinrent des disciples de certaines des créatures. En échange de leur obéissance et de leur âme, ces humains furent transformés à leur tour en créatures de cauchemar (sans être pour autant des féondas tels que ceux qui hantent désormais Esteren).

Enfin, certains humains s’efforcèrent d’organiser la résistance, notamment en faisant appel aux oghams majeurs, puisant dans les pouvoirs des Esprit Primordiaux. Des magientistes résistèrent également, travaillant à des dispositifs de protection de la population et de riposte contre ces monstres.

Le sang versé par les Entités de l’Extérieur au cours de leurs combats se mêla à divers débris végétaux, minéraux et organiques. Bien plus tard, suite au phénomène naturel de fossilisation, cet Ambre (cette Couleur tombée du Ciel**) devint le « flux fossile » qui participe encore à l’empoisonnement et à la mutation de la nature qui l’entoure.

Le choc fut tel pour Creag que l’Incarnation de l’Esprit de Corhan-Rin, qu’on pourrait dénommer « Vie » ou encore « Triade » fut rendu à moitié folle. En effet, la moitié inférieure de l’Arbre, drainé de son énergie, commença à se putréfier. Cette partie décharnée continua pourtant une sorte de cycle de production de la vie, mais, avec l’effet combiné de la présence chaotique des Entités de l’Extérieur, les êtres générés par les racines rongées étaient profondément souillés. Cette souillure était visible dans leur apparence, mais elle prenait également la forme d’une totale hostilité envers les responsables de cette terrible souffrance qu’ils partageaient tous, à savoir les humains. Une autre version raconte que les « mutants » issus de la partie malade de l’Arbre-Monde ont sombré sous la domination d’Entités de l’Extérieur qui ont vu en eux un parfait outil pour susciter des flots de peur et de douleur humaines auxquelles elles s'abreuvent avidement.

Parmi toutes les créatures Chaotiques qui surgirent de la faille, il faut parler de celle qui fut appelée à tort « rejeton d’Adhar » nommée ainsi car elle était issue des « étoiles » puisque « tombé des cieux » par la brèche ouverte par le Rituel. Il s’agit de Sníomh, le Ver. Sa puissance parmi les Entités était inégalée. Beaucoup plièrent l’échine et le supplièrent de devenir ses serviteurs serviles. De nombreuses autres Entités périrent de son venin. Ce monstre, qu’on appela aussi « Dragon » était capable de voler.

Considérant tout ce qui était arrivé, Aingeal, Esprit destructeur du feu, décida qu’il était temps d’en finir avec la création. Il s’incarna à son tour sur Creag, sous la forme d’un dragon cracheur de feu. Le combat, inévitable, s’engagea avec Sníomh qui ne comptait pas laisser son nouveau terrain de jeu se faire réduire en cendres.

Alors que les titans s’entrechoquèrent, certains demorthèns apprirent des C’maoghs qu’il existait un métal, le tugarch’, capable de blesser mortellement les Entités de l’Extérieur. Unissant leurs forces aux meilleurs magientistes et forgerons, défiant notamment les Entités au sein de Cercles de Pierres protecteurs, les demorthèn bannirent progressivement celles-ci dans les entrailles de Creag, au sein de geôles de tugarch’ qui avaient été bâties par la magience et l'artisanat.

Durant cet affrontement final, de nombreux héros, armés de lames de tugarch' payèrent de leur sacrifice guerrier pour permettre la survie des derniers humains de la péninsule.

L'Éclipse déclenchée par le Rituel finit par cesser, et Corhan-Rin parvint (peut-être avec l’aide de demorthèns puissants ou... grâce à un Chant salvateur offert par la Déesse ? ) à refermer la déchirure.

Il est possible que des recherches magientistes aient permis, en exploitant le puissant Ambre laissé en abondance par les Entités, à participer à briser l'effet du rituel qui maintenait l’Éclipse. On raconte que la encore, les efforts conjugués de demorthèn et magientistes furent décisifs.

Aingeal étant par essence un Esprit extérieur à la Triade créatrice et Sníomh étant d’une nature encore plus étrangère à Creag, ils furent pétrifiés, encore entrelacés dans un affrontement dantesque et leurs corps tombèrent, éclatant sous le choc et s’éparpillant de par le monde.

Les esprits de ces deux entités perdurèrent néanmoins. On raconte que celui de Sníomh s’insinua en rampant dans les profondeurs de la terre, afin de recouvrer ses forces, attendant patiemment l’heure de son retour. Depuis sa tanière, le venin du Ver continue à entretenir le pourrissement des racines de l’Arbre-Monde, empêchant toute guérison. Quant à l'esprit d'Aingeal, il prit place dans les Cieux... Leur lutte pour le contrôle d'Esteren ne faisait que commencer, déjà les cycles climatiques commencèrent à s'en imprégner.

Le monde refaçonné et la Péninsule abandonnée***

Pour qu’une continuité resta possible, il fut nécessaire d’imposer au monde une dualité. D’un côté les esprits rendus fous par le pourrissement de l’Arbre et les âmes corrompues des serviteurs des Entités, de l’autre ceux qui étaient restés sains. Le monde passa de « 3 à 6 » et fut renommé Esteren pour "étoile". Cela fut-il l’œuvre de la Créatrice elle-même, ayant pris le monde en pitié ? Mystère.

Inévitablement, cette nouvelle dualité provoqua un ré-agencement du monde spirituel. Chaque humain avait dorénavant un double dans les « Territoires Gris », ou encore Saoghal-Glas, où errent certains Esprits élémentaires dénaturés de Corhan-Rin. Dans une partie de ces territoires, les limbes, se trouvent les Entités de l’Extérieur ayant subsisté ainsi que leurs âmes damnées humaines.

Malheureusement, il existe des lisières entre le monde des hommes et ces territoires, notamment lorsque le lien entre le corps et l’âme d’un humain se fait moins ferme. C’est le cas lors de transes, de rêves très profonds ou encore de comas. Il peut alors arriver à un malheureux de rencontrer son propre double (funeste présage), voire au pire de sentir son âme happée et son corps possédé par un des sinistres « habitants » des territoires gris. Il peut arriver également que certains "Sorciers" rencontrent des Esprits élémentaires pervertis et qu'ils en retirent certains pouvoirs, non sans risque pour leur essence même...

Lors de discrets échanges entre occultistes et médecins de l'âme férus de littérature continentale, on chuchote que la nature du double de tout un chacun serait façonnée en partie par l'alignement des corps célestes au jour de naissance et en partie par la moralité et les passions animant l'individu concerné. Certains doubles seraient "aspectés" sous le signe du feu, d'autres sous le signe de l'air ou encore de la terre, etc. Si on en croit cette théorie, les "Esprits élémentaires pervertis" ne seraient "que" l'inconscient incarné de celui qui est assez fou pour aller en faire la rencontre dans les Territoires... On pourrait en déduire, en poussant le raisonnement, que tout un chacun aurait la potentialité de développer certaines aptitudes, mais aussi de devenir le jouet de son propre inconscient ou Esprit tutélaire. Effrayant.

Ce n’est pas le seul danger puisque les feondas demeurent présents sur le plan d’existence des humains. Là où le pourrissement et la décrépitude règnent, les feondas peuvent émerger des lieux où les racines souillées de l’Arbre-Monde les sécrètent. Ils peuvent alors quitter les tréfonds et rejoindre Esteren pour y semer mort et désolation.

La plupart des humains quittèrent alors la Péninsule, ravagée, pour rejoindre ce qui serait appelé plus tard "le continent". Alors que la majorité des survivants étaient déjà partis à bord de navires, les demorthèns, restés sur la péninsule notamment par sentiment de culpabilité, usèrent une dernière fois des oghams majeurs.

En effet, conscient que de terribles créatures restaient présentes, tapies dans les profondeurs de la péninsule, ils souhaitèrent en faire une prison naturelle pour que la terreur ne se répande pas (ils croyaient que l'Aergewin n'avait frappé que la péninsule). Les Monts Asgeamar furent dressés plus haut, les flots furent déchaînés et la péninsule fut décrétée territoire interdit.

Toutefois, outre les demorthèns, quelques récalcitrants à l'exode décidèrent de rester, notamment sur l’archipel des Trois Sœurs. Ils conservèrent l’usage inchangé de la langue ancienne.

Quelques navires de l’exode résistèrent à la traversée et accostèrent sur le Continent et se mêlèrent peu à peu aux populations locales, découvrant que l’Aergewin avait frappé partout… La tradition demorthèn ne fut donc jamais exportée vers ce nouveau territoire. En se mêlant aux dialectes locaux, la langue ancienne se transforma progressivement.

Temple et Magience, l’humanité comme jouet de l’affrontement de Sníomh et Aingeal

Une puissance miséricordieuse (la Créatrice sans doute) tenta d’aider les humains.

Elle s’efforça en un premier temps de les prévenir des dangers terribles qui menaçaient de faire basculer à nouveau le monde dans un nouvel Aergewin.

Pour ce faire, un humain du Continent, Soustraine, fut choisi.

Aingeal prit conscience de la tentative et fit de son mieux pour éviter que le message soit clairement transmis et compris. Des organisations secrètes avides de pouvoir étaient encore et toujours à l’œuvre, appliquant la volonté de l’Esprit de Destruction.

Certains parvinrent à noyauter l’organisation naissante du Temple qui faisait naître la sainte parole de Soustraine. Dès que cela fut possible, le prophète fut écarté et le dogme fut habilement remanié au fil des siècles. Certains des conseils véritables se révélèrent néanmoins impossible à contredire, déjà trop fortement ancrés parmi les premiers fidèles par les paroles de Soustraine.

Cette chaîne d’évènement aboutît à un dogme bâtard et bancal (La glace et le froid ! Quelle idée !). L’essentiel pour Aingeal avait néanmoins été assuré. Parvenir à usurper le message et à capter une partie de l’énergie issue des ferventes prières des fidèles de « l’Unique » fut un tour de force magistral. L’illusion devait être maintenue au prix de quelques pouvoirs laissés aux plus fervents des malheureux croyants. Ce qui comptait par-dessus tout, c’était de persuader les fidèles de récupérer les morceaux de son propre corps (les "reliques") et de surtout prendre garde à ceux du corps de Sniomh, son ennemi.

De son côté, le Ver ne fut pas en reste. Il relança le développement de l’art daedemorthys qui avait participé au rituel de l’Aergewin. Le plus amusant fut de dresser les partisans du Temple contre ceux de la magience, le tout participant toujours davantage à la création d’émotions négatives dont Sniomh ne nourrit avidement, accroissant ainsi son emprise.

Quelques descendants des exilés de la péninsule parvinrent à y retourner au compte-goutte au fil des premiers siècles suivant l’exode initial, ce qui explique les racines communes entre le langage du continent et le Tri-Kazélien.

Les Tarishs, survenant d’un rituel permettant de voyager entre les mondes en passant par les Territoires, arrivèrent sur la Péninsule après que leur propre monde ait succombé à une menace inconnue. Ils espéraient y trouver la sécurité, mais il faut croire que certains de leurs ancêtres-guides ont un sens de l’humour particulier.

L’autre tentative d’aide de la Créatrice pris la forme d’Arenthel. Élue, elle guida la mission unificatrice et civilisatrice des trois frères sur la péninsule.
Les factions du Temple et de la Magience ne tardèrent pas cependant à s’affranchir des barrières entourant la péninsule pour venir s’y répandre.

Une attaque de feondas fort opportune facilita grandement l’installation du Temple en Gwidre. Comme s’explique-t-elle ? Des agents d’Aingeal piégèrent ceux de Sníomh en leur faisant miroiter la récupération d’une relique ennemie, celle qui était en possession de Jamian. Le coup fut réussi. Certains initiés murmurent une autre version. Les feondas pourraient être menés aussi bien par Aingeal que par Sníomh, tout dépendrait de l’âme animant le dréin à leur tête…

Au sujet des dréins... Il semblerait que parmi les feondas les plus intelligents existerait une foi secrète. Cette foi annonce qu'un jour les feondas remplaceront l'humanité. En signe d'envie autant que de moquerie, certains choisirent de porter des masques mortuaires. Une version alternative, plus simple, précise que les dréins sont des âmes dont le corps portait le masque, mais qui ont cédé aux avances de Sniomh et vendu leur âme pour une "vie éternelle"...

L’âme et l’aothbas sont en effet au cœur de l'affrontement entre les deux dragons. L’énergie des humains sera décisive pour déterminer qui du Destructeur ou du Corrupteur l’emportera. Dans les temps anciens suivant l’Aergewin, les humains l’avaient compris. C’est pourquoi des rites très particuliers doivent être effectués pour éviter que l’âme du défunt soit engloutie vers les limbes ou happée par Aingeal. La chair ne doit pas être en contact direct avec la terre et un masque doit empêcher une errance de l’aothbas, conservant cette énergie à l’abri des convoitises.

Diverses possibilités existent dorénavant pour l’âme après la mort :
- Être aspirée par « l’Unique »
- Devenir l’ancêtre protecteur d’une lignée (Tarishs)
- Devenir un esprit de la nature (c’maogh)
- Être happée par les habitant des territoires ou des limbes et y être utilisée/corrompue.

Quant à l'espoir de l'humanité... il réside bien sûr dans la découverte des véritables forces à l’œuvre dans l'univers. Le développement des émotions positives, notamment par la paix, la compassion et les arts, permettrait d'affaiblir peu à peu les deux Dragons. Révérer la véritable Déesse à la place de ces monstres pourrait également participer à un rééquilibrage de l'univers.

*Oui, la Créatrice a la tronche de Totoro.
**Une nouvelle de H.P Lovecraft
*** Coquillages et crustacés. (désolé il est tard)

Un grand récit légendaire !!

Publié : 09 sept. 2012, 07:16
par Iris
Fichtre !

C'est un sacré récit légendaire et bien épique et tout ! Bravo ! :D

Et bien clarifié aussi ! Ce n'était pas évident ! :)

Re: Secrets Pwyllesques (Attention, alerte spoilers secrets

Publié : 09 sept. 2012, 07:47
par Bleys
Joli récit Pwyll, vraiment agréable à lire et sans doute emprunt de quelques réels secrets d'Esteren...

Mais j'y vois tout de même une faille. Mis à part au commencement, lors de l' "éclatement" du monde idéal par les actions combinées des dèmorthen et des daedemorthys, les dèmorthen ont le beau rôle tandis que le Temple et des Magientistes se fourvoient dans des croyances qui favorisent les deux esprits ennemis...

Quand à moi, je préfère penser qu'aucune des trois factions n'a réellement le beau rôle dans l'univers des Ombres d'Esteren. Aussi, je suis intimement convaincu que les dèmorthen, par leurs actions, entretiennent eux-aussi le malaise de l'univers, d'une façon ou d'une autre.

Re: Secrets Pwyllesques (Attention, alerte spoilers secrets

Publié : 09 sept. 2012, 11:44
par Pwyll
Merci pour les encouragements !

Au sujet des demorthèns, Bleys, je comprends ce que tu veux dire, d'autant plus que je me suis fait la même réflexion. Je vais essayer de développer le pour et le contre pour chaque faction actuelle.

Les demorthèns

Leurs erreurs

En premier lieu, il faut reconnaître que porter une grande partie de la responsabilité de l'Aergewin est quand même assez écrasant. Ce "péché originel" a totalement dévasté l'ordre du monde et livré les hommes à un calvaire peut-être sans fin, même par delà la mort !

J'ai fait quelques petites modifications pour souligner cet aspect de culpabilité. Ils n'ont pas été capables de traiter le pouvoir qui leur avait été confié avec la prudence nécessaire et certains ont succombé aux sirènes du pouvoir jusqu'au point de presque détruire l'univers...

Ils ont également tort au sujet de leur vision du monde. Ils ont tort sur la non-survivance de l'âme. Ils ont oublié la Créatrice (bon tout le monde l'a oubliée faut dire... mais on peut imaginer qu'ils étaient à l'origine porteurs attitrés de sa Voix, le Liadh !)

Il faut souligner également qu'une partie des demorthèns traditionalistes continuent à élucubrer sur la nécessité de faire des sacrifices humains aux Esprits ! C'est précisément le genre de chose qui renforce Sniomh et d'autres entités mineures.

Il reste possible que la pratique continue des arts demorthèn participe en outre à puiser dans une énergie dont Corahn-Rin a cruellement besoin pour tenter de régénérer ses racines pourrissantes...

Les demorthèns enfin, dans leur grande majorité, rejettent en bloc toute idée de changement alors que les deux autres factions ont des choses à apporter.

Leurs bienfaits

Les demorthèns ont à leur crédit d'avoir su combattre au mieux les horreurs dont certains d'entre eux étaient responsables.

Ils ont raison sur la nécessité de préserver l'harmonie avec les forces de la nature (ce qu'ils ne font pas nécessairement eux-même en puisant encore dans ces énergies sans trop se demander quels en sont les véritables effets).

La Magience

Leurs erreurs

Une partie des daedemorthys ont participé également au déclenchement de l'Aergewin.

La Magience a tort sur l’utilisation aveugle du flux minéral, organique et végétal, cela affaiblit et pollue Corahn-Rin et joue le jeu de Snìomh . La magience a également tort d’orienter le progrès de l’humanité uniquement dans une dimension matérielle sans se préoccuper du spirituel.

Leurs bienfaits

La Magience a raison sur la nécessité d’améliorer le quotidien de l’humanité, notamment en termes de médecine et de santé publique. La magience pourrait apporter une solution forte en parvenant à utiliser le flux fossile sans subir ses effets néfastes, voire à le débarrasser de sa composante empoisonnée !

Le Temple

Leurs erreurs

Les fidèles du Temple ont été bernés quant à la véritable nature de l'Unique. Ils n'ont toutefois rien à se reprocher au sujet du déclenchement de l'Aergewin.

La plus grande erreur de la plupart est de suivre aveuglément les commandements des hiérophantes.

Imposer la foi par la force, détruire les alignements de pierres, mener une guerre de religion... autant d'errements assez difficilement pardonnables. Il en va de même de la cruelle stigmatisation des difformes, même s'il est vrai que les pauvres mutants de l'Aergewin sont le matériau de base des féondas...

Leurs bienfaits

Grâce à certains messages de la Créatrice qui ont pu être préservés par Soustraine qui était lui véritablement animé de bonnes intentions, le Temple a raison sur certains éléments essentiels du monde :

- Les émotions fortes (uniquement les négatives toutefois) attirent et nourrissent les "démons".

- Les limbes existent ainsi que les "démons".

- L'âme existe bel et bien.

- Une élévation spirituelle de l'homme est bien nécessaire. l'homme ne doit pas se laisser envahir par son orgueil.

PS. Bleys des Princes d'Ambre, on est bien d'accord ? :mrgreen:

Re: Secrets Pwyllesques (Attention, alerte spoilers secrets

Publié : 09 sept. 2012, 12:19
par Bleys
J'apprécie les précisions. Elles apportent vraiment des réponses concrètes.

Et l'avantage de ton texte, c'est qu'il est assez facilement transposable en terme de jeu et peut être attribué à un chercheur ésotérique d'Esteren (plus qu'un pas pour aller dans le sens des demandes de Nel et d'Iris :D ).

Sinon, oui, c'est bien ce Bleys là :mrgreen:

Quelques nouvelles sources

Publié : 09 sept. 2012, 13:34
par Pwyll
Voici quelques liens vers les sources qui ont participé à réorienter mes théories.

La Tour Sombre de Stephen King : un site qui résume très bien les éléments cosmogoniques de cet univers.

Notamment ( Attention, ne lisez pas les citations ci-dessous si vous ne voulez pas de SPOILER sur la Tour Sombre !!! ):
Les Anciens (Old People), trompés par le sorcier Maerlyn (Voir dans notre étude le chapitre relatif aux protagonistes de l'histoire), créèrent des armes de destruction. Ils donnèrent naissance à un puissant empire qu'ils baptisèrent l'Imperium. Les grands responsables de cet empire se déclarèrent les seigneurs de tout le continuum espace-temps, mais pour réellement prendre le contrôle des dimensions et du temps, ils devaient conquérir le nexus, le pivot de l'existence et des mondes. Ils s'attaquèrent donc à la Tour Sombre. Lorsque les architectes, les électriciens et les bâtisseurs arrivèrent au Monde Ultime (End-World), ils découvrirent que la Tour Sombre était bien plus imposante qu'ils ne l'avaient imaginée. Ils découvrirent aussi que la Tour Sombre n'était pas faite de pierres mais de chair durcie. Mais cela ne les arrêta pas dans leurs projets. Ils frappèrent l'édifice avec leurs machines de démolitions. Et la conséquence de ce geste fut catastrophique...

Le monde a bougé...
Cela eut une résonance sur la Tour Sombre et les Rayons qui maintenaient la stabilité des mondes et du temps. Un tremblement de Rayon secoua la terre et augmenta en intensité jusqu'à ce qu'une fissure s'ouvre dans le sol et qu'une fumée jaune et dense s'en échappe. Cette fumée venait de l'espace Todash (Vaadasch) entre les mondes, un endroit peuplé de monstres où les Grandioses (Great Ones) attendaient. Des profondeurs de la brume issue de l'espace Todash (Vaadasch), un Grandiose rota.

Partout dans l'Entre-Deux-Mondes, des tramées s'ouvrirent et offrirent un passage à des créatures monstrueuses.

L'Imperium éclata - chaque faction blâmant les autres pour ce qu'il venait de se passer - et une guerre meurtrière et fratricide commença. Les hommes et les femmes fuirent mais il n'y avait nulle part où se cacher. Les animaux et les plantes moururent ou mutèrent, piégés sous les tirs empoisonnés. L'Entre-Deux-Mondes, irradié, fut réduit en champ de ruines...
et aussi :
Les mutants

1300 ans avant le couronnement de Arthur Eld à Gilead, les Grands Anciens commencèrent une guerre apocalyptique dont les conséquences furent catastrophiques… Ce fut un désastre biochimique et nucléaire, nommé le Grand Cataclysme, qui ravagea le Tout-Monde… Un grand nombre de créatures qui survécurent et, pour la plupart, qui n'avaient pu trouver de refuges dans ce monde contaminé, mutèrent.
Les Lents Mutants sont les descendants directs des hommes et des femmes qui furent exposés aux retombés toxiques et radioactives du Grand Cataclysme.

Il existe plusieurs groupes de Mutants, qui présentent des différences dans leur apparence. Néanmoins, ces groupes présentent aussi de nombreuses caractéristiques communes.

Depuis le Grand Cataclysme, ces Mutants se sont réfugiés là où ils le pouvaient. La plupart du temps, ils vivaient cachés sous terre. Au fil d'une centaine de générations, consanguines pour la plupart, les Mutants étaient désormais devenus des créatures nocturnes, sensibles à la lumière.
et enfin :
Les démons élémentaires sont considérés comme les "véritables" démons. Ils sont les premières grandes créatures de l'ombre abandonnées par la Primauté lorsqu'elle se retira des rivages de l'existence.

Les démons élémentaires n'ont pas de nom et n'en ont pas besoin. Les mortels craignent de leur donner un nom de peur que cela ne déclenche leur colère.

Les démons élémentaires président sur toutes les choses liées à la Primauté. Sous les démons élémentaires se trouve toute une hiérarchie de démons moins puissants engendrés par la soupe magique originelle qui eux aussi furent abandonnés lorsque la Primauté se retira. Parmi ces démons "mineurs", nous retrouvons les démons parlants, les démons de maisons (connus aussi sous le nom de fantôme), les incubes, les succubes, les démons malades (connus sous le nom de porteur de maladies). Tous les démons mineurs sont protégés par les démons élémentaires.

Les démons élémentaires, malgré leur aspect hermaphrodite, sont stériles. Ils peuvent néanmoins prendre l'aspect d'un démon mineur femelle, connu sous le nom de succube pour prendre la semence d'un mâle humain. Selon certaines recherches archéologiques menées par les Grands Anciens, les Druides de l'Entre-Deux-Mondes faisaient souvent venir à eux, dans leurs cercles de pierres, les démons élémentaires dans ce but. L'offrande de leur semence aux démons élémentaires leur faisait espérer qu'en échange, les démons leur offriraient la fertilité pour leurs champs et leurs cultures. Mais cela leur permettait aussi d'établir un lien avec le monde de l'invisible.
Par la suite, les agents du Roi Cramoisi firent aussi appel à ces capacités inhabituelles des démons élémentaires et, à l'aide de la technologie des Grands Anciens et leurs connaissances en matière de génétique, créèrent un grand nombre d'hybrides moitiés humains, moitiés démons.
Quelques relectures des Livres de la gamme :

- Livre 0 page 13 :

Certains « feondas » colossaux s’entredéchirèrent !

- Le pouvoir de la langue ancienne évoqué par Céliane Livre 1 p21

- Miracle Purification Livre 1 p261 :

les feondas émergent de zones pourrissantes. La miracle permet de bannir les esprits corrompus et empêche que de nouveaux feondas émergent…

- Les feondas Livre 1 p35 => Ce qui est vrai selon moi

- Il y a bien un problème d’humilité des humains qui se sont pris et se prennent pour Dieu.
- Sans les pouvoirs conférés à certains demorthèns par les autres esprits, le monde aurait basculé dans un chaos total.
- Les démons (et non pas directement ou pas uniquement les feondas) sont attirés par les émotions fortes et par les vices, profitant de la faiblesse des hommes pou s’infiltrer et semer le chaos.
- Les feondas peuvent être repoussés par des sanctuaires de l’unique
- Les feondas sont des mutations grotesques d’espèces déjà existantes. (et sont encore générés du fait d’un principe énergétique entropique)

- Divers éléments du Livre 2 Voyages

Ciany Lorn associe l’esprit qui la poursuit et lui confie des pouvoirs à un esprit de l’air. Elle a trouvé un témoignage évoquant un cas comparable avec un esprit des flammes.

Dans le profil d’Argala, il est implicite que les C’maogh interviennent bel et bien dans les pouvoirs liés à la nature. Pourtant les C’maogh sont également très attirés par Beren qui ne parvient pas à devenir demorthèn, mais fait ensuite des « miracles du temple » miracles qu’il accomplissait déjà auparavant sans passer par la foi de l’Unique…
Il est clair également que c’est toujours le rindath qui est utilisé par les morcails.

Aodren Floyd est confronté à une possession qu’on pourrait rapprocher ce que qu’a connu temporairement Mac Snor… Intelligence maligne, force, soif de sang /de chair, langage guttural incompréhensible, force surhumaine.

Dans la description de la plante feond Nimh cuir, la distinction entre plante mutée à cause du flux et féond est clairement établie…


- La symbolique des masques

http://echange-spirituel.kazeo.com/obje ... 89769.html
Le masque constitue aussi un instrument de possession, destiné à capter la force vitale qui s’échappe d’un être humain au moment de sa mort.

Le masque occupe une fonction d’agent régulateur de la circulation des énergies spirituelles dispersées dans le monde. Il les piège pour empêcher leur errance. Ainsi, le masque vise à maîtriser et à contrôler le monde invisible.
- La symbolique du Double (notamment selon Claude Lecouteux, source piquée à Iris) :

- L’âme est une sorte de double qui peut voyager, notamment en rêve, en transe ou durant un coma, voire prendre la forme d’un animal. Le double peut atteindre des territoires inaccessibles. Clair lien avec les Rusemorts, éventuellement avec les entités comme celle que pense croiser Ciany Lorn. http://fr.wikipedia.org/wiki/Double_%28dualit%C3%A9%29

- Les 5 composants de l’humain selon les mythes nordiques

Lík = Empathie ; Várðr = Combativité ; Hamr = Créativité ; Hugr = Raison ; Ánd = Idéal.

http://theriansotherkins.forumactif.com ... nt-l-homme Voir aussi les articles Wikipédia correspondant aux divers noms.

Précisions apportées à la dernière version des Secrets Pwyll

Publié : 11 sept. 2012, 15:55
par Pwyll
Juste pour signaler (pour les 3 personnes que ça intéresse ! :D ) les éditions apportés au texte "Secrets 2.0"

- Quelques ajouts et précisions, notamment sur le rôle positif de la magience pour vaincre lors de l'Aergewin et sur la responsabilité quasi exclusive des demorthèn dans la provocation de l'Aergewin.
- Précision qui explique pourquoi les traditions demorthèns n'ont pas été exportées vers le Continent.
- Ajout pour souligner le rôle de l'art, notamment dans le dernier paragraphe consacré à l'espoir.
- Développement au sujet des Doubles de l'inconscient / Esprits tutélaire qui joueraient un rôle dans les cas de sorcellerie.

Par ailleurs, je pense que certains éléments de mon récit ne correspondent pas du tout aux véritables secrets, mais si je trouve que ma version tient pas mal la route.

La "pétrification" d'Aingeal et Sniomh laisse à désirer. Par ailleurs j'ai toujours l'intuition qu'il y a bien une histoire de jumeaux complémentaires et antagonistes, chacun étant porteur de deux visions extrêmes de l'Univers. élément que je ne suis pas vraiment parvenu à intégrer au binôme des deux dragons... Dans cette perspective, il est fort possible que Sniomh, L'Unique et Aingeal soient trois entités distinctes et que les "démons" soient essentiellement composés des âmes damnées des pires humains de l'époque antique.

to be continued...