SESSION N°5 : Doutes et incompréhensions
Début de session : je laisse les joueurs échanger entre eux sur les derniers éléments récupérés par Liam. Les hypothèses vont bon train et les plans d'actions se mettent en place.
ACTE 2 - SCENE 1 - UNE ARRESTATION INCOMPREHENSIBLE
Je lance la musique et démarre l'introduction, sur un mode narratif, évoquant la pluie, les funérailles et... Leur emprisonnement. Les joueurs se regardent incrédules mais ne se rebellent pas.
Je débriefe ensuite pour leur expliquer plus en détail ce qui s'est passé sur les derniers jours.
J'insiste sur leur fatigue et sur le froid ambiant et je leur narre le cauchemar collectif qu'ils font de façon récurrente, presque toutes les nuits (Le quartier et sa brume, la mort de Glazi, le corps d'Edhene, la chambre...). Ils ne tentent pas de s'échapper et attendent leur heure.
Celle ci vient le 7ème jour au matin (j'ai fait un peu plus court, je trouve que ça ne change pas trop l'impact sur le déroulement des évènements dans le quartier).
ACTE 2 - SCENE 2 - RETABLIR LA VERITE
Ils sont conviés à se laver et se changer. Ils prennent alors conscience de leur état. Liam est fatigué, mais il tiendra, Alban et Cinead accusent une toux gênante, mais rien de trop grave. L'Etat de Masha et Jeremiah est plus inquiétant. Liam s'en rend compte assez facilement et diagnostique le Cathare.
Jeremiah est mal en point (il lui reste 5 PV soit 3 jours de maladie si non soignée).
L'inquiétude apparaît mais il n'ont pas le temps de s'y arrêter. Ils sont amenés auprès de Muiredach Yago.
Ce dernier leur énonce les chefs d'accusation puis les laisse parler. Les joueurs balancent pas mal d'informations au magistrat, même leur travail pour le Dr Twain. Ceci dans le but de prouver leur innocence. Ils mettent en avant le fait qu'ils ont travaillé dans le quartier et qu'ils ne sont pas tant étranger que cela et que les accuser à mi-mot de la mort d'Edhene est insupportable compte tenu de l'énergie qu'ils ont offert pour la retrouver.
Tout ceci conforte Muiredach dans son impression de départ : le groupe n'est pour rien dans le trafic de Gwilmine qui a démarré avant même leur arrivée en ville. Il leur propose donc un marché : l'amnistie totale contre leur coopération dans l'enquête sur le trafic de Gwilmine.
Les personnages acceptent, tentent de négocier une rémunération, mais on ne négocie pas avec la justice...
Avant de partir, il leur donne cependant quelques informations sur l'évolution du quartier :
- des meurtres ont été commis à nouveau. A sa connaissance, trois corps ont été retrouvés dans des ruelles peu fréquentées, dans des états très "abîmés".
- Il se passe des choses particulières au domicile des Maer. Un va et vient incessant de visiteurs qui ne devrait plus être une semaine après la mort de leur fille.
- Des individus disent avoir vu Edhene dans les rues du quartier. Il ne s'en était pas préoccupé jusque là, mais compte tenu des propos tenus par le groupe, il pense que cela peut les intéresser.
Il n'évoque pas la maladie et la quarantaine, qui serait une bonne raison pour les joueurs de prendre la tangente.
Il leur laisse aussi étudier la lettre de laquelle ils obtiennent les informations prévues.
ACTE 2 - SCENE 3 - UN CAUCHEMAR MYSTIQUE
Je dépeins le quartier comme brumeux et froid. Ils ne savent même plus depuis combien de temps ils n'ont pas vu la lumière du soleil.
La place du marché est vide ce jour. Etrange car, à l'accoutumé, les marchands y sont presque installés tous les matins.
Ils décident de prendre des nouvelles à la Bobine d'Or autour d'un repas qui ne peut que leur faire du bien.
A l'intérieur, la morosité d'une partie de la salle contraste avec l'ambiance débridée des tables dans le fond. Des hommes côtoient des femmes de façon presque malsaine, autour de jeu et d'alcool.
Alban y repère Mandica, et s'entretient avec elle pour obtenir quelques informations. La femme, qu'il comprend au bout d'un moment être une sorte de "Dame de Compagnie" pour hommes seuls et argentés, l'informe qu'elle souhaite prochainement quitter la ville.
Le climat du quartier se dégrade fortement et elle voit d'un mauvais oeil ces nouveaux comportements débridés.
Elle a entendu parlé de la Gwilmine, bien sur. Certaines de ses "connaissances" étant des consommateurs réguliers.
Les meurtres ne lui sont pas inconnus, mais elle n'en sait pas plus, sinon que se sont des clochards et des prostituées qui ont été visés.
Elle informe aussi Alban que le corps de Glazi est resté pendu deux jours avant que la garde ose intervenir.
La vie dans le quartier commence à reprendre son cours mais dans une atmosphère pesante.
Alban cherche à savoir si elle a remarqué quelque chose de particulier ces derniers jours. Elle lui indique qu'une caravane Tarish est arrivée dans le quartier il y a deux ou trois jours. Bizarrement, ils ne sont pas restés longtemps, comme ils le font habituellement. Au lieu de profiter de la ville pour gagner quelques doals en commerçant et en se produisant en spectacle, ils sont partis dès le lendemain.
Pendant cette discussion, le reste du groupe part à la recherche de plantes et de matériel de soin pour améliorer leur état.
Alban rentre chez les Maer et est le premier à y découvrir les faits. Il aperçoit Yverna en compagnie d'un habitant qui quitte la maison. La mère d'Edhene semble aller beaucoup mieux.
Elle est moins abattue. Elle accueille Alban avec une surprise vite écartée et retourne à ses affaires sans trop s'occuper le lui.
C'est la réaction de Greine qui l'inquiète plus. Face à ses questions, elle lui fait comprendre qu'elle ne peut pas lui parler à l'instant. Elle le fera quand elle leur rapportera leurs affaires.
Erwin est présent, abattu au dessus d'une assiette vide. Il finit par remarquer Alban et balbutie quelques mots avant de prendre son manteau et retourner travailler.
Le reste du groupe revient. Ils prennent du temps pour se soigner alors que Greine arrive en tirant le coffre contenant leurs affaires.
Elle leur explique la situation chez les Maer et évoque le cas du Gwidrite guéri par miracle et de la rumeur que cela a créé dans le quartier. Elle indique son inquiétude face au comportement d'Yverna. Elle pense que les choses ne sont pas naturelles et que, même si ses propres connaissances des esprits sont bien lointaines, elle pense qu'il faudrait laisser Edhene rejoindre Corahn-Rin.
Trop fatigués, malades et blessés, les PJs décident de faire une pause l'après midi.
Ils se retrouvent ensuite lors du repas du soir.
A table, il manque Herald, qui est parti faire une course pour un client. Il manque aussi Gliwi.
En réponse aux interrogations sur ce dernier, la famille indique que le cousin passe le plus clair de son temps dans sa chambre, abattu par la mort d'Edhene.
Pas de réaction particulière des joueurs.
A ce stade, ils occultent encore complètement Gliwi comme suspect. Ils sont trop focalisés sur la bande du canal et chose que je n'avais pas anticipé, ils intègrent même à l'équation Yzvael Mac Baellec (dont le scenario est toujours en suspens...).
Damned !
Certains commencent même à évoquer la possibilité de tout laisser et de retourner à leur problème initial qui est justement le fils Mac Baellec.
Il posent tout de même quelques questions à la famille et apprennent notamment le début d'une maladie dont les symptômes rappellent à Liam la fièvre chimérique.
Ils s'intéressent ensuite à qui a pu placer la drogue dans leurs affaires.
Greine leur indique que seuls les enfants étaient présents à la maison pendant les funérailles (pour le coup, ils commençaient alors à soupçonner Gliwi... Je vous jure...).
Face aux regards pesant des adultes, le petit Derin indique qu'il a répondu à un voisin qui était venu après leur départ. Il ne se souvient pas de son nom mais c'est un monsieur qui travaille avec son père et qui vient de la campagne.
Au bout d'un moment, Asim finit par évoquer le nom de Raseron, non sans douter que ce dernier puisse être pour quelque chose dans tout ceci.
On termine la session sur cette révélation. Les joueurs sont un peu perdu face à tous ces éléments. Pour le moment ils collectent les indices mais ne réussissent pas à se décider pour en sélectionner certains à suivre.
Avec l'évocation de leur "fuite" possible et le retour sur la scène d'Yzvael Mac Baellec, je me prépare à boucler le quartier rapidement. Merci la quarantaine, et merci l'état de santé des membres du groupe

!
A suivre...