Ouah, quelle activité ! J'ai pas fini de réfléchir aux implications des objections de Casaïr que l'inductrice de traumas psychiques vient en rajouter une couche.
Qui aurait pensé que le parfum de l'Iris était à ce point psychotrope ? ^^
Alors, dans l'ordre :
1. Sur les oghams en lien avec les Feondas
En lisant Casaïr, j'ai sauté au plafond, puis tandis que j'étais en l'air fauché mon Voyages qui s'est
comme par hasard ouvert à la page de Sneachda (bon, peut-être pas tout à fait, mais bon, Conteur un jour, Menteur toujours, euh, Meneur, je voulais dire Meneur...)
La question qui vient immédiatement, c'est : "Quel est l'ogham, qui, corrompu, permet d'avoir un effet sur les monstres ?" (On suppose que monstre se réfère à feond)
Puis Iris nous rappelle Neventer, qui utilise un ogham pour approcher le feond sans danger. A noter que cet ogham ne contrôle pas le feond. Il s'applique simplement, de façon indirecte, à masquer la nature humaine du demorthen (ou morcail, puisque le Meneur a le choix, dans cette aventure).
Pour cette raison, la réponse à ma première question, sur le ou les oghams corrompus par Sneachda, serait qu'il ne s'agit pas d'oghams du type : "Contrôler les Feondas", mais plutôt, par un moyen indirect, d'inciter les feondas à l'ignorer elle plutôt que les autres humains à proximité.
2. Sur la (re)naissance du feond corvidé (la famille des corbeaux)
En lisant la description des objets de pouvoir, puis l'aventure le Monastère de Tuath, on est bien dans ce que décrit le passage du livre I : une émotion suffisamment puissante, peut imprégner, par le biais d'un lien affectif, une chose.
On parle d'objets, mais rien, dans l'application de ce principe, n'interdit qu'un lieu, un bâtiment, voire une région toute entière, du moment que l'humain concerné ait un lien affectif (voire symbolique) avec cette "chose", puissent également être imprégnés.
L'ultime défenseur d'un col montagneux, un amant agonisant sur le lieu même de sa première rencontre avec l'être aimé, un capitaine de navire sombrant suite à la trahison de l'homme de quart, devenu fou... Et voilà comme le Col lui-même, le lieu romantique ou le vaisseau fantôme peuvent être investi de l'émotion dominante...
L'idéal et l'exaltation sont la source du livre vengeur de Tuath.
La douleur et la haine sont la source de la vengeance de Sneachda.
Le déchirement et le désespoir sont la source de la vengeance du "Crowman"
Le fait que l'on retrouve la vengeance comme thème d'action principal renvoie quand même assez bien à l'idée que les demorthen se font de l'action d'Aingeal et Sniomh.
Les pierres du tumulus ont été déplacées. Et si c'était par le demorthen lui-même ?
Se doutant que quelque chose s'est produit, souhaitant affirmer son pouvoir sur le val, opposé à l'hilderin pour le contrôle des lieux...
D'autres options existent, mais comme Meneur, j'envisagerai sérieusement la piste durant ma préparation de la campagne.
3. Extrapolations / Interpolations
Je reviens sur l'extraction / le raffinage du flux comme émetteur de pollution.
Le Nimheil empoisonne la nature et la change (automne rouge, les algues du naufrage).
L'Ambre a des propriétés similaires, mais encore plus étrange (jusqu'à la proposition de mutation d'Alban, en fin de scénario, et bien sûr la situation de Verzal).
Question : que provoque le miracle de purification sur le Nimheil ?
Voilà une question à laquelle un Meneur est vraiment susceptible de faire face. Et il faudra bien prendre une décision à ce moment-là. Or, la description de ce miracle laisse les deux options ouvertes : ça produit un effet, ou pas.
Si cela produit un effet, le Nimheil, agent corrupteur du monde, est bien une corruption contre laquelle l'Unique peut avoir un effet.
Si cela ne produit pas d'effet, le Nimheil "trompe" l'Unique ou échappe au domaine de celui-ci.
En tout cas, l'expérience serait pleine d'enseignement pour un personnage, quelle que soit sa faction.
Bon, ensuite, concernant mes trois options sur les raisons pour lesquelles l'extraction et le raffinage produisent de la pollution corruptrice pour la nature, elles étaient les suivantes :
- Hypothèse 1 : l'extraction est complète. Tout ce qui est flux est extrait. Ce qui reste n'est que du non-flux. Si le flux est "la force de vie", le courant vital, essentiel, le substrat matériel du Rindath, alors ce qui reste n'est que matière morte.
Dans un tel cas, il n'y a aucune raison pour que ce résidu soit corrompu. Il s'agit d'un cadavre tout à fait normal.
- Hypothèse 2 : les éléments utilisés durant le processus sont polluants. Le processus d'extraction est imparfait dans le sens où ce que l'on ajoute à la matière pour réaliser l'extraction du flux est justement la source de la pollution résiduelle.
Dans un tel cas, on a une contradiction avec le Nimheil, corrupteur naturel, sans adjonction d'aucune sorte. Par ailleurs, les magientistes se seraient sans doute rendu compte depuis belle lurette que les solvants utilisés étaient polluants. Et enfin, les trois processus d'extraction reposant sur trois matières différentes (minéral, végétal, animal), il est peu probable que chacun d'entre eux utilise les mêmes composants additionnels.
- Il ne me reste alors que l'Hypothèse 3 : en extrayant le flux de la matière vivante (au sens où elle est animée par le Rindath), les magientistes séparent en fait la partie "noble" du Rindath de sa partie "vile". Le flux recueilli est noble. Le résidu est formé des parties viles.
Cette partie corrompue, que chaque être posséderait donc dans "son" Rindath, est liée à la présence corruptrice de Sniomh (pour simplifier, conservons l'idée) aux racines de l'arbre-vie, duquel est existencié tout ce que le monde matériel contient. Tout ce qui advient à l'existence, fût-ce une montagne ou un océan, contient une part de cette corruption.
Pour l'homme, et les autres êtres conscients, s'il y en a, il y aurait un prix à son libre-arbitre : la capacité d'éprouver des émotions corruptrices de son propre Rindath. D'où le point commun entre la pensée demorthen et la liturgie du Temple : la maîtrise de soi, donc de ses émotions et instincts. Raison contre passion.
Du coup, tout être, toute chose, peut être corrompue de l'extérieur, mais parmi ceux-ci, ceux qui peuvent éprouver des émotions peuvent également être corrompus de l'intérieur. Un des premiers effets des substances corruptrices est d'ailleurs d'agir sur la conscience et les émotions. La folie n'est jamais loin...
En tout cas, pour ce qui me concerne, ça y est, c'est fait
