Bon, compétence d'Exhumation en hausse !
Je vais vous partager deux PNJ un peu particuliers puisqu'ils seront la base d'une intrigue future (nom de code : la marionnette (in)humaine) qui n'est même pas encore en phase d'écriture car prévue pour plus loin dans ma propre timeline.
Ils ont été créés en une fois ou presque, il est donc fort possible que certains de leurs aspects vous choquent mais bon, si je les mets ici c'est aussi pour que vous puissiez les utilisez (ou pas) avec les modifications qui vous sembleront plus juste.
Erwan Mac Fallon
Talkéride, magientiste, 38 ans
Voies : Combativité 1. Créativité 1. Empathie 2. Raison 7. Idéal 4
Compétences : Artisanat 5 (dinanderie 7, céramique 8, horlogerie 9) ; Combat au contact 2 ; Discrétion 4 ; Erudition 5 (doctrine du Temple 6) ; Magience 5 (+2) (réparation d’artefact 7(+2), utilisation d’artefact 7 (+2), médecine 10 (+2)); Occultisme 3 (+2) ; Perception 2 ; Prières 2 ; Relation 2 ; Science 5 (+2) (mécanique 9 (+2)).
[Note importante : les scores de compétence ci-dessus ne tiennent pas compte des scores de Voies, vous devrez les additionner pour les utiliser pleinement]
Avantages : Brillant (+2 Sciences, Magience, Occultisme).
Désavantages : Mauvaise vue (compensée par des lunettes), Trauma 3 (mort de sa femme).
Santé mentale :
Résistance mentale : 9 Conscience : 11 Instinct : 2 Trauma 17 (Folie)
Désordre mental : Obsession (ritualisations)
Histoire
Erwan a étudié la magience à Bald-Ruoch. Plutôt doué, le jeune homme se tourna rapidement vers l’étude de la médecine et des artefacts médicaux. Pendant ses études, il fit la connaissance d’Alessa Calbagh, jeune fille de bonne famille aussi rousse qu’effrontée. Ce caractère impertinent séduisit immédiatement Erwan et après quelques mois, ils décidèrent de se fréquenter de façon régulière pour finalement prendre la décision de se marier à la fin de leurs études.
Ils vécurent heureux pendant longtemps et avaient beaucoup de projets mais la mort de sa femme suite à un tragique accident coupa court à tout ce bonheur et Erwan fut dévasté, envahi par une tristesse équivalente à toute la joie qu’il avait ressentie jusqu’alors. Inconsolable, il chercha lui-même à mourir jusqu’à ce qu’un prêtre de l’Unique, l’apercevant, l’en dissuade en lui expliquant que l’âme d’Alessa ne voudrait pas qu’il la rejoigne de cette façon. Après cette conversation, le jeune magientiste prit tous les renseignements possibles, compulsa tous les ouvrages – Unistes – traitant de l’âme immortelle pendant que la sienne, sombrant dans la folie, imaginait un plan insensé : ressusciter Alessa.
Il commença par exhumer son corps et en récupérer quelques organes dont le cerveau et le cœur, les mit en suspension dans des solutions liquides mélangées à du Flux pour les conserver et commença à fabriquer un pantin mécanique afin d’abriter ses reliques. Il lui fallut des années pour en concevoir un répondant à ses attentes et qui soit l’exacte réplique d’Alessa de son vivant. Ensuite, il tenta de la ramener à la vie mais échoua sans comprendre. Dans un élan de désespoir, il tenta de mêler à sa préparation du Flux organique qu’il injecta directement dans les organes vitaux conservés et là, il obtint une réponse, mais qui ne dura pas assez pour lier un contact. Alors sa folie franchit un nouveau cap et il décida d’extraire le Flux organique à sa source, c’est-à-dire sur des êtres humains bien vivant, d’abord sur des hommes puis sur des femmes et c’est à partir de ces dernières qu’il obtint une réaction positive du golem magientiste.
Après avoir raffiné le sang pour en extraire – selon lui – un Flux organique de meilleure qualité, il l’administra au pantin contenant les organes d’Alessa et le miracle eut lieu : elle s’éveilla ; sauf qu’au lieu de la joie qu’il espérait, il la devina horrifiée et quand elle tenta de se détruire, il lui assura qu’il trouverait une solution pour lui rendre un corps humain mais qu’en attendant, elle devait être patiente…
Personnalité
Erwan est totalement instable ; son amour pour Alessa était si grand que sa mort provoqua en lui une déchirure impossible à refermer. Il se détacha progressivement de ses amis, de son laboratoire, pour finalement ne plus sortir de chez lui ou uniquement pour se rendre dans les bibliothèques du monastère Uniste présent près de Tulg. Quand enfin, après bien des années de travaux, il parvint à recréer un corps fonctionnel et qu’Alessa finit par s’y éveiller, il recommença à sortir de chez lui et à nouer des contacts avec le monde extérieur mais ces années d’isolation l’avaient beaucoup changé, et les personnes qu’il côtoyait éprouvaient les plus grandes difficultés à soutenir son regard exalté dans lequel on devinait une folie tout juste contenue.
Ses pairs l’acceptèrent avec moins de réserves, ses travaux sur les golems magientistes ayant permis de grandes avancées sur la conception de machines automatisées et l’on passait aisément sur sa grandiloquence et son perfectionnisme sur ce sujet, même si ses apprentis étaient quelque peu apeurés lorsque par malheur ils échouaient à comprendre ce qu’il leur apprenait.
Aujourd’hui
Erwan se sert de ses talents pour travailler en tant que fabricant d’automates et à l’occasion d’horloger pour les plus nantis ou les troupes de saltimbanques capables de se payer ses services (encore qu’il fabrique des marionnettes de tout type et à tous les prix). Cette activité officielle lui permet d’avoir une rentrée d’argent non négligeable lui permettant de financer ses travaux. Actuellement, ceux-ci portent sur la conservation d’un corps entier sans que celui-ci ne subisse d’altérations suite au décès et sur le transfert de l’âme, afin qu’Alessa puisse vivre normalement et sortir de leur maison. Il n’a aucunement conscience que l’état psychologique de sa femme s’est dégradé au point que même en cas de réussite, elle n’aurait pratiquement aucune chance de pouvoir se réadapter. Il est du reste tout aussi ignorant des meurtres perpétrés par son épouse.
Pour l’aider dans ses recherches, Erwan s’est entouré de deux assistants fournis par un de ses amis mais qui ne savent pas sur quoi ils travaillent exactement ; pour eux, ils cherchent juste à perfectionner les mécanismes et à les rendre le plus silencieux possible tout en les miniaturisant pour permettre à d’autres travaux magientistes de progresser grâce aux bénéfices de leurs recherches, mais bien entendu, cela sert surtout à perfectionner le Pantin d’Erwan.
Alessa Calbagh, pantin de douleur
Attaque 13 ; Potentiel 2 ; Dommages 3
Défense 11 ; Protection 3 ; Points de santé 25
Rapidité 6
Histoire
Alessa avait tout pour être heureuse : un homme qui l’aimait à la folie, un travail qui la passionnait et une belle maison, ne manquait qu’un enfant pour parfaire ce tableau idyllique. Malheureusement, le destin la faucha il y a maintenant plus de dix ans, en mettant sur sa route un brigand qui en avait après son argent et qui la tua simplement parce qu’elle eût le malheur de résister. Sa mort fût lente et douloureuse, et elle ne pouvait se résoudre à mourir de la sorte, si bien que son esprit erra longtemps, à demi-conscient du temps qui passait et de la douleur inguérissable d’Erwan. Quand son époux conçût son golem magientiste, l’énergie qu’il y avait mise était si forte que l’âme d’Alessa se retrouva piégée à l’intérieur sans possibilité de fuir. Et ce fût le néant.
Elle s’éveilla à plusieurs reprises après cela, mais jamais très longtemps, et quand enfin son éveil fût permanent, elle se rendit compte avec horreur ce qu’elle était devenue : un pantin métallique recouvert de porcelaine simulant la peau et vêtue d’une de ses plus belles tenues. Le miroir qui lui renvoyait son image, visage figé sans une once d’émotion, semblait lui cracher à la figure à quel point elle n’était plus rien d’autre qu’une monstruosité mécanique et son désespoir augmentait à mesure qu’elle voyait l’espoir et le bonheur d’Erwan fleurir sur le sien. Elle aurait voulu hurler, mais bien que la bouche de son nouveau corps soit articulée, aucun son n’en sortit ni n’en sortira jamais. Elle chercha à se détruire mais Erwan réussit à la convaincre qu’il lui trouverait un vrai corps, que pour le moment il n’en connaissait pas encore assez pour réussir un tel transfert mais qu’il était persuadé d’y parvenir, elle devait juste être patiente. Alors elle lui fit confiance et attendit. Mais plus le temps passait et plus elle se sentait sombrer, jusqu’au trou noir fatidique où elle reprit conscience devant un couple mort, le visage figé de terreur et la poitrine déchiquetée. Ces trous noirs se reproduisirent plusieurs fois, et chaque fois l’horreur de découvrir des cadavres massacrés s’atténuait, jusqu’à ce qu’elle accepte l’horrible vérité : elle ne parvenait plus à attendre la réussite d’Erwan qu’au travers de ces meurtres réguliers, dans lesquels elle massacrait ces couples si heureux de vivre un bonheur dont on l’avait privé à jamais.
Objet de pouvoir : le Pantin de Douleur
En créant le golem magientiste qui allait accueillir l’âme d’Alessa avec tout le talent acquis pendant près de quinze années de travail acharné et de solitude, Erwan lui a également insufflé son désespoir et le désir irrépressible de retrouver l’être si cher à son cœur. Son vœu fût exaucé mais de manière perverti : tout le malheur que ressentait le magientiste à ce moment-là fût intégralement transmis à l’esprit de sa défunte épouse qui se trouva submergé par l’angoisse, la peur et le désespoir. Erwan ne sait pas que les organes dont il a doté le pantin ne lui servent à rien, ce sont tous ses sentiments qui ont permis au golem de se mettre en route, le Flux lui permettant d’acquérir la mobilité nécessaire.
Pire encore, maintenant que le Pantin a appris ce qu’était la vie, sa volonté s’est renforcée au point qu’il ne puisse plus être détruit aussi aisément qu’avant : cela ne fera que renvoyer l’âme qu’il retient en otage dans le néant, le désactivant sans pour autant le détruire, jusqu’à ce que quelqu’un d’autre éprouve le même désir morbide de retrouver l’être aimé afin qu’un nouveau cycle commence. A cet instant précis, le Pantin se réparera tout seul bien que jamais parfaitement : les fils coupés se reconstitueront, les plaques de métal trouées ou bosselées se ressouderont ou se redresseront partiellement ; seule la porcelaine ne se reformera pas, tout comme les réservoirs de Flux dont il n’aura finalement plus besoin. La seule façon de s’en débarrasser de façon définitive est de brûler son cœur, car Erwan a transmis à sa création, en plus du reste, sa plus intime conviction : celle qui dit que c’est le cœur qui renfermerait l’âme humaine. Et si le pantin n’a plus de cœur, il ne pourra donc plus s’en approprier de nouvelles.
Désolé du pavé (j'ai jamais fait aussi gros depuis que j'erre sur ce forum et ce sera sûrement le seul de cette taille, je m'appelle pas Arthus

), j'espère que cela ne vous gênera pas trop dans votre lecture.
Un point me semble important à préciser : les compétences d'Erwan. Elles risquent de vous sembler élevées mais c'est surtout pour montrer qu'il a passé quinze ans à se documenter, à expérimenter et à échouer dans sa folle quête visant à ramener sa défunte épouse à la vie. C'est aussi pour moi le meilleur moyen de visualiser ses connaissances, j'ai un peu de mal à m'imaginer ce dont est capable un personnage si je ne peux pas chiffrer ses compétences. Après bien entendu, vous en faites ce que vous voulez.
Rumeurs
« Oyez, oyez ! Je rappelle qu’un couvre-feu est toujours de rigueur tant que les meurtriers sévissant actuellement n’auront pas été mis hors d’état de nuire ! Il est rappelé aux femmes de ne pas sortir seules le soir pour rentrer chez elles et de bien fermer les portes et fenêtre de leurs domiciles. Jusqu’à présent, les tueurs ne sont jamais entrés dans une maison pour assouvir leurs instincts mais il reste prudent de ne pas tenter le mal. »
-Alsyphe, crieur de rue.
« Si je suis au courant de c’qu’y s’passe ? Et comment ! Y a plusieurs mois qu’ça a commencé d’jà, on r’trouvait des femmes mortes, des catins ou des filles de passage. Personne savait qui c’était ou s’en souciait du reste mais l’truc louche, c’est qu’elles étaient retrouvées froides comme la glace avec les doigts des mains et des pieds grillés comme par un méchant hiver, allongées bien comme y faut, les habits bien mit avec une fleur blanche sur la poitrine. Y en a qui dise qu’en plus on les r’trouvaient vidées de leur sang, à faire froid dans l’dos. Sans mauvais jeu de mot, hein ? Au début, elles tombaient comme des mouches puis ça s’est arrêté deux mois avant de reprendre mais moins souvent, genre une fille par semaine. Mais là, c’est plus les mêmes qui s’font zigouiller : maintenant c’est des bourgeoises qu’on r’trouve dans l’caniveau, pas que ça m’gêne d’ailleurs mais bon. Et comme si ça suffisait pas, maintenant on a un autre tueur complètement fou qui s’attaque à des couples ! Déjà six dans la sciure ! Et là, c’est pas dans le feutré qu’y sont morts, mais dans la violence, avec les boyaux hors du ventre et tout ! Si j’étais vous, j’me paierai les services d’un bon garde du corps et y s’trouve que j’en connais un ou deux qui s’raient prêts à vous protéger pour quelques daols. Faudrait voir à pas abimer une si jolie peau… »
-Dagorn, « garde du corps »
N'hésitez pas a me dire ce que vous en pensez et à me faire part de vos remarques.
Edition : modification de Médecine et de Mécanique.
Edit 2 : modification des Disciplines d'Artisanat.