Par "emblématique" et "générique", je voulais dire que les attaques féondes seraient composées dans 75% des cas de féonds humanoïdes, qui seraient du coup représentatifs de la menace.
Bref, l'idée est que lorsqu'on dit le mot "féond" à un tri-kazélien moyen, ce soit un humanoïde contrefait qui lui vienne en premier à l'esprit (en horde pour ravager son village, ou en solitaire pour l'agresser sur la route ou dans les bois...).
Je ne suis pas d'accord avec toi. Je pense que tu fais une confusion entre monstre emblématique et monstre générique. Si le feondas était aussi générique que l'humain dans sa menace, il ne serait pas emblématique. Il l'est car il est absent la plupart du temps mais d'aucuns savent qu'il est là tapi dans l'ombre. Quand va -t-il ressurgir? Sans parler du côté "légendaire", via la transmission orale ou autre. Bref, je m'égare et je pavotte à mon tour. Toutes mes confuses :p
...et c'est ton droit (de ne pas être d'accord, je veux dire)! Personnellement, j'avoue être partagé entre deux tendances.
D'une part le Esteren "post apo médiéval", avec des communautés précaires qui risqueraient constamment de se faire balayer par une horde féonde. En dehors des routes officielles sécurisées à grand peine, les voyages relèveraient de la roulette russe avec un chargeur à moitié plein. Dans cette optique, on est dans la survie face à la menace féonde, et les mystères qui entourent l'univers prennent des allures de quête désespérée pour tenter de trouver un remède avant qu'il ne soit trop tard, avec toujours la crainte que ce remède n'existe pas. L'horreur, quant à elle, se trouve dans la monstruosité physique des féondas qui parodient l'humanité, mais aussi dans l'humanité elle-même, parce que même dans un contexte aussi précaire, elle parvient encore à se faire des sales coups bien vicieux.
Et de l'autre, Esteren comme ce qu'il est aujourd'hui, avec une menace féonde relevant davantage de la superstition. L'horreur est davantage suggérée, plus diffuse. L'aspect "survie" est moindre, ce qui permet de développer davantage l'aspect psychologique et politique des choses. Enfin, la quête des secrets serait perçue comme plus métaphysique, "le savoir pour le savoir", sans qu'une nécessité impérieuse se fasse forcément sentir.
J'ai toujours été partagé entre ces deux optiques, et je me demande si la première ne reflète pas les attentes des lecteurs qui se focalisent sur la menace féonde.
Edit : post de Casaïr entretemps... et je suis assez d'accord sur tous les points que tu soulèves. (Et oui, j'aime aussi cette idée selon laquelle l'humanité s'est amollie parce que la période était douce, et qui redécouvre dans la douleur le quotidien "légendaire et supposé exagéré" de ses ancêtres...

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