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Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions
Publié : 22 nov. 2012, 22:41
par Patrick Cialf
Un certain nombre de propositions pour compléter le texte.
Patrick Cialf a écrit :Structure clanique
(…) Chaque communauté possède les chefs, enseignants et guides spirituels que sont les ansaléir, damathair et démorthèn, à l'instar des communautés rurales de la péninsule fortement imprégnées des anciennes traditions.
Toutefois, ces communautés sont également regroupées autour d'un chef unique qui dirige l'ensemble du clan. Cet individu est en général l'ansaléir de la communauté la plus importante du clan, que ce soit par sa richesse, sa taille, sa puissance militaire ou son influence.
Ce chef est appelé Ceann, et peut être un homme ou une femme. L’autorité du chef est surtout importante dans les relations avec les non-Osags ou avec les autres clans, qu’il s’agisse de guerre, de razzia, d’une ambassade ou d’un pèlerinage hors des terres claniques. Dans les affaires internes du clan, il ne peut prendre que des décisions temporaires qui doivent être ensuite discutées dans le Comhairle. Certains clans confient la présidence du Comhairle à une autre personne, la damathair par exemple.
Patrick Cialf a écrit :Vie quotidienne
Habitat
Les Osags accordent peu d’importance au confort des maisons, et, pour leur défense, ils se fient plus à leur valeur guerrière et aux difficultés du terrain qu’à des remparts bâtis de main d’homme. Seules les agglomérations principales, Deanaidh et Déas, ressemblent un peu plus aux bourgs tri-kazeliens ordinaires. Sinon, les villages nichent dans des gorges difficiles d’accès et dont l’entrée est facile à barrer.
Les tours de guet, qui existent aussi chez les autres populations de la péninsule, sont les édifices les plus visibles. Elles peuvent servir de refuge quand la plupart des guerriers sont en expédition lointaine, mais, depuis la fin des grandes guerres, elles sont de moins en moins entretenues.
Le manoir d’un ansaleir n’est généralement qu’une grosse ferme, bâtie en pierres sèches et recouverte de mousse. Humains et bestiaux vivent souvent sous le même toit, pour économiser la chaleur. Le mobilier est rarement luxueux, mais il arrive qu’un Osag montre fièrement quelques objets précieux que lui ou ses ancêtres ont ramené des anciennes guerres ou reçu en cadeau de leurs alliés.
Les maisons des simples paysans sont peu différentes de celles des chefs. S’il n’y a que peu de luxe, la misère est presque inconnue : sauf catastrophe exceptionnelle, la maison est étanche et bien pourvue en provisions.
Nourriture
Commerce
Travail du métal, chevaux, chiens
Bien que les Terres de Déas contiennent un certain nombre de minerais, les Osags n’ont aucun goût pour le travail de la mine, et, depuis la fin des grandes guerres, ils n’ont plus d’esclaves en nombre suffisant pour les exploiter. C’est donc une richesse potentielle qui reste inutilisée.
Les forgerons osags, parfois renommés, travaillent sur des pièces métalliques achetées à l’extérieur. Il n’est pas recommandé de vendre à un Osag une lame de fer de mauvaise qualité, car il viendra généralement la rendre au vendeur en la lui plantant quelque part dans le corps : "c’est le fourreau qui convient à une mauvaise lame", dit un proverbe osag. L’entretien des lames, la confection d’ornements inspirés des symboles claniques sont les principales attributions des forgerons. Seuls quelques maîtres ont le droit de travailler des objets sacrés tels que les torques.
Ce qui est vrai pour la forge l’est aussi, dans une certaine mesure, pour les autres artisanats. L’économie osag dépend assez largement des ventes de bétail et du mercenariat à l’extérieur, et ramener de ses voyages des objets précieux ou des matières travaillables est un facteur de prestige. Les artisans des duchés voisins connaissent les goûts des Osags et fabriquent des produits en conséquence.
Les Osags montent des caernides plutôt que des chevaux, moins adaptés au relief montagneux. Cependant, pour les guerriers de grande taille, il existe des chevaux robustes et très appréciés. Un Osag se doit d’être un bon marcheur et un bon grimpeur, et il utilise une monture pour le prestige plus que par nécessité absolue.
Le bétail est la principale mesure de richesse des familles et des clans. Le village a un troupeau commun : chaque famille a droit à un nombre de têtes proportionnel à la surface de sol qu’elle cultive. La damathair et le demorthèn reçoivent un certain nombre de têtes sur le troupeau commun, selon l’importance de leurs services. L’ansaleir et certains chefs de famille influents peuvent avoir un troupeau personnel : la répartition des pâturages est régulièrement discutée au Comhairle.
Les bonnes années, l’excédent de bétail est vendu sur les foires, parfois aussi loin que Tuaille et Llewelen (pour les Osags de Taol-Kaer) ou d’autres villes éloignées. La chasse, la pêche en rivière et les razzias fournissent aussi un supplément de nourriture apprécié.
Les chiens osags sont de différents types, mais le plus connu est le "chien oursier", utilisé pour la garde des troupeaux et des maisons : on dit que deux de ces chiens sont capables de mettre en fuite un ours. Les chants osags contiennent plusieurs histoires de chiens fidèles qui défendent leur maître ou l’enfant de leur maître au prix de leur vie.
Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions
Publié : 23 nov. 2012, 00:45
par Arthus
Super!!!
Je vais immédiatement intégrer le complément de la partie "structure clanique"!
Pour l'habitat, je rajouterais bien à ton texte une description d'une maison ronde (les maisons osag sont constituées d'une seule pièce, avec un foyer en son centre et un trou dans le toit pour laisser s'échapper la fumée. De telles maisons, très spacieuses, sont conçues pour abriter une famille entière), ainsi que celle des quelques rares "forteresses" osag (qui peuvent être Déas et Deanaidh), appelées Dunn. Ces forteresses seraient calquées sur lesmodèle de Dun Aengus en Irlande
http://dep-lea.univ-pau.fr/live/digital ... Aengus.jpg
ou des oppida continentaux
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/c ... tution.JPG
Enfin, je ferais deux ou trois retouches au texte sur le travail du métal, les chevaux ou les chiens (le commerce, donc ^^). Tout d'abord, je vois les osags comme un peuple épris de liberté, pour qui l'emprisonnement ou l'esclavage est un sort pire que la mort. Je ne les vois donc pas faire usage d'esclaves, et j'enlèverais cette référence.
Ensuite, j'insisterais plus sur l'excellente réputation d'orfèvres et de forgerons des osags (en conservant l'histoire des torques et le fourreau des mauvaises lames, qui sont excellentes!

).
Enfin, je vois plutôt les osags monter des chevaux que des Caernides, car ces animaux, tout comme les chiens, sont un facteur de richesse et de prestige. Leur élevage est particulièrement surveillé, et ils font l'objet d'une sélection poussée pour obtenir de meilleurs spécimens de génération en génération. Par ailleurs, ces animaux sont grandement respectés, et il est fréquent qu'ils soient considérés comme des membres de la famille
Voilà, hormis ces quelques retouches et ajouts mineurs, que je ferai quand j'aurai plus de temps, ces textes sont très bien écrits, et d'une grande aide!!!
Un grand merci!
Edit : mine de rien, en incluant tes textes tels quels, on en est déjà à 10 pages word...

Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions
Publié : 23 nov. 2012, 09:16
par iznurda
Je rejoins patrick sur les caernides. L'animal emblématique et endémique de la péninsule c'est le caernide, pas le cheval qui a mon avis est arrivé en même temps que les vagues d'immigration continentale.
Les chevaux sont le fait des chevaliers (d'ou leur nom :p) et ce n'est que tout récemment qu'on se rend compte à quel point ils sont utile autrement (trait et surtout pour les travaux des champs). De plus les osags sont des montagnards, donc les caernides leur sied mieux. Sinon Patrick à stipulé qu'ils étaient bon marcheurs. A vu du relief, un homme à pied familier des lieux doit être plus véloce qu'un autre monté forcé de prendre des sentes plus douces.
Enfin il est possible que le roi de Taol-Kaer ai instauré un ordre de cavaliers justement pour supplanter une caerniderie osag par trop véloce. L'usage de chevaux, bien qu'encore rare au début, a du leur permettre d'établir leur supériorité militaires dans les zones de bas relief (bas des vallées, plaines agricoles, collines.) D'autant plus qu'un caernide ne permet pas de parter un combattant lourd, chose que peut un cheval
Par contre, avec les menaces féondes, je m'étonnes que les osags ne protègent pas un minima leurs communautés. C'est possible mais en ce cas on peut imaginer des tours de guet dissiminées autour des villages. Ces tour (voir l'illustration qu'en avait donnée ptiche) étaient souvent habitées par un petit contingent de travailleurs assistés par un à plusieurs combattants et disposait d'une petite étable pour les montures. La position sur-élevée de la tour offrait une vue large sur une grande zone (d'autant plus que les osags vivent sur les reliefs) et un feu pouvait s'allumer à son sommet afin de porter l'alerte. Ainsi un oeil exercé devait pouvoir prévenir de la majorité des menaces, féonde incluse.
iz
Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions
Publié : 23 nov. 2012, 13:17
par Arthus
Proposition adaptée!
Patrick Cialf a écrit :Vie quotidienne
L'habitat traditionnel : les villages
Les Osags accordent peu d’importance au confort des maisons, et, pour leur défense, ils se fient plus à leur valeur guerrière et aux difficultés du terrain qu’à des remparts bâtis de main d’homme. La plupart des villages nichent dans des gorges difficiles d’accès, possédant plusieurs entrées et sorties faciles à barrer ou à exploiter pour la fuite, ou dans des forêts profondes, où ils sont difficilement repérables.
Bien que ce ne soit pas toujours le cas, de nombreux villages osag sont pourvus de tours de guet, édifices qui existent aussi chez les autres populations de la péninsule. Elles peuvent servir de refuge quand la plupart des guerriers sont en expédition lointaine, mais, depuis la fin des grandes guerres, elles sont de moins en moins entretenues, et la construction d'une tour de guet lors de l'établissement d'un nouveau village est un fait de plus en plus rare.
Le manoir d’un ansaleir n’est généralement qu’une grosse ferme, bâtie en pierres sèches et recouverte de mousse. Hormis les matérieux plus solides utilisés pour leur construction et le fait qu'ils comptent parfois plus d'une pièce, ces manoirs ne diffèrent généralement pas beaucoup des habitations des gens du commun.
Le modèle des demeures osag est une grande maison ronde avec un foyer en son centre, recouverte d'un toit de chaume percé d'un trou pour évacuer la fumée. De telles maisons sont suffisamment spacieuses pour acceuillir une famille entière, qui partagent souvent leur toit avec leurs bestiaux. Cette pratique leur permet d'économiser la chaleur, mais aussi d'effectuer une surveillance permanente sur leurs bêtes, qui seraient autrement des cibles beaucoup plus faciles à atteindre en cas de razzia nocturne.
Le mobilier est rarement luxueux, mais il arrive qu’un Osag montre fièrement quelques objets précieux que lui ou ses ancêtres ont ramené des anciennes guerres ou reçu en cadeau de leurs alliés. Ainsi les armes, armures et boucliers de belle facture sont particulièrement appréciés comme éléments décoratifs, ce qui présente en outre l'avantage d'avoir constamment des armes à portée de la main en cas d'attaque.
Enfin, si l'habitat des osags ne comporte que peu d'éléments de luxe, leur mode de vie communautaire a pour conséquence que la misère leur est presque inconnue: sauf catastrophe exceptionnelle, la plupart de leurs maisons sont étanches et bien pourvues en provisions, et ceux qui seraient malgré tout touchés par le malheur sont la plupart du temps pris en charge par la communauté.
Les Dunn
Les seules exceptions à ce mode de vie sont les Dunn, qui caractérisent les quelques grandes agglomérations des territoires osag, comme Déas ou Deanaidh. Construits en hauteur, généralement sur une colline, ces Dunn regroupent un nombre conséquent d'habitations au sein d'un ou de plusieurs murs d'enceinte. Ces fortifications sont construites en pierre, sur une armature faite de fûts en bois, dont les interstices ont été bouchés par un mélange de terre et d'argile.
Ces remparts ont une fonction défensive, mais aussi juridique : ils déterminent le périmètre d'application de certaines lois, comme l'interdiction de tuer lors d'une fête sacrée, ou de brandir une arme hors de son fourreau lors d'une transaction commerciale.
Nourriture
Commerce
Commerce et productions
Le travail du métal et autres artisanats
Bien que les Terres de Déas contiennent un certain nombre de minerais, ces richesses potentielles sont largement inexploitées : les Osags n’ont en effet aucun goût pour le travail de la mine ou du tamis dans le lit des rivières. Ils voient par ailleurs d'un très mauvais oeil l'établissement de prospecteurs dans leurs territoires, qui doivent faire preuve d'une grande diplomatie et être prêts à consentir de grandes compensations s'ils désirent éviter un conflit. Plus d'une expédition venue des royaumes s'est ainsi heurtée aux populations locales pour avoir voulu exploiter les richesses naturelles de leurs territoires sans leur autorisation. Certaines disparaissent même purement et simplement sans laisser de trace, et lorsque cela arrive, personne ne doute du sort funeste qu'ils ont connu au mains des osags en colère, ou d'autres créatures se tapissant dans les lieux les plus obscurs des Terres de Déas.
Le principal apport des osags en matière de minerais et de pièces métalliques provient donc de l'extérieur, principalement du commerce, des razzias ou des armes récupérées sur le corps des vaincus sur le champ de bataille. Les forgerons et orfèvres osags sont très renommés pour la qualité et la finesse de leurs produits, principalement des bijoux ou des armes. L’entretien des lames, la confection d’ornements inspirés des symboles claniques sont leurs principales attributions, mais seuls quelques maîtres ont le droit de travailler des objets sacrés tels que les torques.
Les osags eux-mêmes sont particulièrement férus d'armes de qualité, dont ils savent apprécier le travail. Il n’est pas recommandé de vendre à un Osag une lame de fer de piètre qualité, car il viendra généralement la rendre au vendeur en la lui plantant quelque part au travers du corps. "C’est le fourreau qui convient à une mauvaise lame" est un proverbe osag très connu, et particulièrement craint des camelots des royaumes.
Ce qui est vrai pour la forge l’est aussi, dans une certaine mesure, pour les autres artisanats. L’économie osag dépend assez largement des ventes de bétail et du mercenariat à l’extérieur, et ramener de ses voyages des objets précieux ou des matières travaillables est un facteur de prestige. Les artisans des duchés voisins connaissent les goûts des Osags et fabriquent des produits en conséquence.
les montures
Les Osags montent le plus souvent des caernides, particulièrement adaptés au relief montagneux. Ils n'usent toutefois pas de ces montures par nécessité : étant un peuple montagnard, les osags sont avant tout d'excellents marcheurs et grimpeurs.
La possession de monture constituent plutôt pour eux une marque de prestige et de puissance.
Depuis quelques siècles, les chevaux ont fait leur apparition dans les familles et les clans les plus riches, et représentent le plus grand luxe que puisse s'offrir un guerrier osag. Au yeux de ces guerriers, le cheval reflète toutes les qualités recherchées par les osags : puissance, noblesse et fierté. Pour ces raisons, les chevaux sont particulièrement respectés, et leur reproduction fait l'objet de toutes els attentions, afin d'obtenir les spécimens les plus beaux, les plus rapide et les plus robustes possible.
Le bétail
Le bétail est la principale mesure de richesse des familles et des clans. Le village a un troupeau commun : chaque famille a droit à un nombre de têtes proportionnel à la surface de sol qu’elle cultive. La damathair et le demorthèn reçoivent un certain nombre de têtes sur le troupeau commun, selon l’importance de leurs services. L’ansaleir et certains chefs de famille influents peuvent avoir un troupeau personnel : la répartition des pâturages est régulièrement discutée au Comhairle.
Les bonnes années, l’excédent de bétail est vendu sur les foires, parfois aussi loin que Tuaille et Llewelen (pour les Osags de Taol-Kaer) ou d’autres villes éloignées. La chasse, la pêche en rivière et les razzias fournissent aussi un supplément de nourriture apprécié.
Les chiens
Les chiens osags sont de différents types, mais le plus connu est le "chien oursier", utilisé pour la garde des troupeaux et des maisons : on dit que deux de ces chiens sont capables de mettre en fuite un ours. Les chants osags contiennent plusieurs histoires de chiens fidèles qui défendent leur maître ou l’enfant de leur maître au prix de leur vie.
Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions
Publié : 24 nov. 2012, 00:59
par Patrick Cialf
D'accord pour les retouches. L'idée des prospecteurs en conflit avec les communautés osags est excellente, c'est un bon point de départ de scénario.
Pour les feondas, je pense que la plupart ne sont pas capables de briser les murs d'une maison de pierre: il faut seulement éviter de laisser des parties fragiles à leur portée. Une bonne palissade de bois, comme celle qui entoure la plupart des villages trikazeliens, devrait aussi être une protection convenable.
Je n'ai pas parlé du travail du cuir, qui doit être important dans un pays d'élevage.
Un mot sur la place des artisans tarish ne serait pas inutile non plus. Même s'ils sont présents dans toute la péninsule, j'ai cru comprendre qu'ils étaient plus anciennement présents et plus nombreux dans les Terres de Déas. Il doit y avoir quelques points de encontre importants dans les deux cultures.
Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions
Publié : 24 nov. 2012, 14:38
par iznurda
Agree, cela prend une belle tournure.
Si le osags n'aiment pas trop la mine ils doivent tout de même avoir certaines mines. Deux solutions : certaines communautés osags se sont spécialisées dans le travail de mine. Bien que marginales ces communautés n'ont sont pas moins importantes. Bien que considérés avec condescendances par les autres clans, leur poids économique et politique reste bien plus important dans les faits : que deviennent des guerriers sans arme pour prolonger leur bras ? Suffit ensuite de glisser une référence historique indiquant qu'une coalition de clans en passe de suprématie fut défaite parce que son clan de mineurs a refusé de les approvisionner suite à un désaccord. Du coups les clans miniers sont riches et les chefs de clans puissants cherchent à y tisser des liens du sangs, en offrant leurs filles en mariage, par exemple.
L'autre alternative étant de considérer que les osags, s'ils ont appris à exceller dans l'acier, ont largement employés le cuivre et le bronze qui s'extraient et se travaillent plus facilement : le cuivre se trouve en abondance dans certains affleurements et dans nombre de roches aux teintes vertes qu'il suffit de chauffer (malachite notamment). L'étain lui est plus complexe à extraire mais la conformation des terres de Dèas semblent indiquer un socle de roche dure ayant légèrement versé dans l'océan. Par conséquent on peut estimer que cette région dispose de grès et chistes en abondance dans lesquels des filons de minerais de cuivre et étain affleurent (modèle cornouailles). D'où l'intérêt des prospecteurs. Cela permet aussi de doter les osags de Dèas de grand étameurs, notamment pour la fabrication de miroir en étain.
Le fer peut aussi s'extraire de roches affleurant en surface mais un feu simple ne chauffe pas assez : il faut utiliser du charbon.
Pour les tours les feux étaient là pour l'alerte principalement, il ne sont pas alumés en permanence. Et pour la discrétion je pense qu'il est difficile de maintenir caché une communauté dédiée à l'élevage. D'où les tours stratégiquement placée, pourquoi pas comme complément aux patrouilles y trouvant là abri et position défendables.
La taille des troupeaux fait penser aux classes censitaires de l'antiquité, indexée elle sur le grain. Cela dit, j'aurais trouvé plus subtil d'avoir une échelle de valeur osags pas seulement basée sur une échelle de "celui qui à la plus grosse". Je pense que le trait le plus important pour les osags devrait être la noblesse d'âme : sont encensés ceux qui agissent avant tout pour le clan et pas forcement ceux qui font étalage de leurs richesses et avantages (ce qui va cependant souvent de pair, toutefois.) Le guerrier riche et vantard, aussi fort soit-il, est souvent raillé car son attitude est jugé égoïste. Enfin une idée du genre, rendant le personnage osag plus intéressant et complexe à jouer qu'une brutasse sans finesse. Ainsi même les mercenaires osags répondraient à des principes culturels tels que la solidarité, l'excellence et le respect des promesses faites (ils vont au bout de leurs contrats, sans faillir ou en mourant en le tentant.) Cela en fait des mercenaires fiables et prisés.
Enfin c'est mon ressenti.
iz
Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions
Publié : 25 nov. 2012, 21:45
par Patrick Cialf
Je voyais le mercenariat comme une formule développée par les Osags pour se procurer des objets rares comme les métaux, justement, qu'ils se refusent à produire eux-mêmes. Ce qui ne les empêche pas d'avoir de bons forgerons, mais dans la branche transformation. Et l'existence de richesses minières inutilisées serait une tentation permanente pour les communautés des duchés environnants.
Pour l'écart entre richesse et prestige social, c'est en effet quelque chose qu'il faudrait développer. Un Osag qui a un troupeau nombreux doit être en mesure de le défendre contre les razzias de ses rivaux, ce qui est un indice de valeur guerrière comme un autre. Il aura aussi plus de facilité pour intégrer de nouveaux membres à sa communauté, et i peut se permettre d'être sélectif. Bien sûr, il peut y avoir des cas de riches avares ou vantards qui excitent les moqueries, mais l'idée dominante est que si un Osag a des richesses, c'est que lui ou ses ancêtres les ont conquises les armes à la main, ce qui est honorable.
Ensuite, il y a des cas de prestige non lié à la richesse:
- Les demorthèn, bien sûr, très honorés par les Osags.
- Les damathair: leur cheptel doit être proportionné au nombre d'enfants qu'elles éduquent, ce qui dépend plus de la population du village que de la valeur individuelle de la damathair (encore que certaines familles peuvent conclure un arrangement pour placer leurs enfants chez une damathair prestigieuse, même si ce n'est pas celle de leur village).
- Quelques guerriers glorieux, mais qui n'ont pas eu le loisir de fonder une famille et de prendre soin de leurs troupeaux, ce qui ne les empêche pas d'être très écoutés au Comhairle.
Il peut y avoir des discussions pour réintégrer dans le clan un mercenaire qui a servi de longues années hors du pays, et qui a acquis des richesses (parfois) et en tout cas une expérience utile à la communauté. Ce serait l'occasion de faire le point: qu'a-t-il à apporter, a-t-il respecté le code de valeurs osag, etc. Soit c'est "Il est riche, mais il a eu une conduite honteuse et nous n'en voulons pas", soit "Il est vieux, invalide et sans le sou, mais il apporte sa gloire et son expérience à la communauté, on va lui trouver une place".
Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions
Publié : 25 nov. 2012, 22:18
par iznurda
Cela va dans le sens de ce que j'aimerais bien voir chez les osags. Il faudrait définir ce côté mercantile du mercenariat osag mais le postulat de base est bon : si les hommes partent au loin c'est pour aller y obtenir ce que l'on n'a pas a proximité.
le reste me semble cohérent avec la vision que j'en ai.
iz
Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions
Publié : 04 déc. 2012, 14:04
par DaftFlo
Est-ce que le 1er texte que tu as posté Arthus est à jour ? ou bien est-ce qu'il faut le construire à l'aide des apports et correction indiquées par la suite.
Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions
Publié : 04 déc. 2012, 14:16
par Arthus
Je le mets à jour à chaque fois, et je mets les apports dans des posts séparés pour qu'on voie ce qui est nouveau et qu'on puisse y réagir.
Seule la dernière partie discutée ici n'a encore été que partiellement intégrée, car elle est encore en discussion.
D'ailleurs, il faudra que je m'y remette, quand j'aurai le temps!
