Question 'marécage', ne pourrait-on pas ajouter l'extraction de
tourbe ?
Précédemment, j'avais écrit un scénario à ce sujet pour DD3.5 :
http://www.cerbere.org/telechargement/d ... Marais.pdf
Quelques morceaux choisis :
Le louchet est une bêche spéciale extrêmement coupante, dont un côté est replié de manière à emboîter la motte de tourbe.
De grands louchets : un petit louchet monté sur un manche de près de 6 m de longueur a servi d'armes d'hast de fortune aux tourbiers (ech tireu de tourbe). Le coupeur de tourbe (ech coupeu) : souvent, le gamin du tourbier coupait les pains de tourbe en briquette égales de près de 25 x 10 cm à l'aide d'un coutelas courbe et pointu, qu'on retrouve ensanglanté ; il a dû atteindre son but mortel. Le contenu des
brouettes a été répandu au sol. Celles-ci étaient maniées par ech brouteu. Elle serve à
disposer les briques à l'air libre pour leur laisser perdre leur humidité, tant la tourbe est
spongieuse et gorgée d'eau.
De grandes zones herbeuses ont été dégagées sur 20 cm de profondeur. De petits
louchets se trouvent aux alentours. Ce « découennement » récent prouve l'existence
d'une activité humaine d'extraction de tourbe à cet endroit.
Il y avait eu un combat (traces de lutte)
Des briques au sol ont été renversées, écrasées dans d'âpres combats sur la zone d'« étente ». Des pyramides ajourées de briquettes ont été
jetées au sol, saccagées, et puis foulées sans vergogne. Elles servent après un premier
séchage de 8 jours à clôturer l'évaporation des briquettes de tourbe. On les surnomme des « lanternes ».
Pour le MJ, ajoutons que le pouvoir calorifique de la tourbe est inférieure de moitié à celui du charbon mais qu'elle constitue un combustible et un mode de chauffage pratique et bon marché, même si sa combustion a l'inconvénient de dégager énormément de fumées. Elle n'en reste pas moins accessible aux couches de population les moins nanties.
Un accessoire, couleur locale et fort pratique, les
tagetas :
Assez vite, les PJ vont commencer à ressentir une certaine fatigue à force de patauger sans cesse sur un sol spongieux où une force de succion leur fait payer au prix d'horribles efforts chaque pas qu'ils font. A moins de chausser un équipement spécial,
cela va vite devenir un calvaire.
D'ailleurs, ils remarquent que la plupart des villageois portent des chaussures spéciales et typiques au environnement marécageux appelées tagetas.
Durant la période Yayoi, il y a plus de deux mille ans, les cultivateurs portaient les tagetas, qui leur évitaient de s’enfoncer dans la boue des rizières lors du repiquage du riz. Le tageta consistait en un assemblage de planchettes dépassant largement la pointure du pied pour la portance, avec la lanière de paille tressée pour y glisser l’orteil et deux cordes plus longues tenues à la main pour exercer une traction secondant le pied dans son effort pour extraire la planchette de la boue. On estime que c’est le tageta qui évolua vers le geta (socque de bois).
Bibliographies et sources :
* Charbonnier
Le Chemin d’un Village ASBL, Bulletin d’information de l’Homme et de la Nature.
Trimestriel n° 43 Printemps 1TRI./2004.
* Tourbier
Les sites web suivants :
http://pageperso.aol.fr/guinesjl/les_tourbieres.htm
http://bacquet.lionel.free.fr/frameset.html