Re: Langues et secrets
Publié : 18 nov. 2011, 12:54
Je trouve ton projet d'aide de jeu super, et j'espère pouvoir t'aider par mes retours! 
En ce qui concerne les hommes-savoir... ...encore un sujet passionnant!
Selon moi, la nature des "hommes-savoir" dépend de la culture dans laquelle on se place... Il n'y aura ainsi pas un seul type d'homme-savoir, mais bien des individus remplissant cette fonction de façon différente en fonction de la "faction" abordée.
- les Démorthèn : possèdent le savoir mythologique, magique, spirituel et scientifique (médecine, herboristerie, agronomie, etc) dans les communautés traditionnelles.
- Les Damathair : de par leur fonction, elles doivent probablement posséder certaines connaissances générales qu'elles peuvent transmettre aux enfants. A ce sujet, le début du livre de base semble le confirmer : une Damathair y donne en effet une leçon de géographie relativement poussée aux enfants de Melwan... Or, une telle leçon suppose de solides connaissances, qui ne se limitent pas à préparer le brouet et à repriser les chausettes.
On peut donc supposer que ces Damathair, en vieillissant, pourront devenir de véritables sagesses vivantes vers qui la communauté aura tendance à se tourner -sans doute bien plus que vers le démorthèn, d'ailleurs-, tout simplement parce qu'elle aura probablement instruit la majorité des habitants de ladite communauté!
- Les érudits du Temple : je suppose qu'il doit exister des érudits de la faction du temple qui font aussi office de référence en matière de connaissance. J'imagine assez bien des prêtres de village donnant des leçons d'histoire et de catéchisme dans les villages gwidrites, par exemple.
- le vieux/la vieille qui sait : en dehors de toute fonction particulière, il y aura souvent dans la plupart des communautés un "vieux/une vieille qui sait". indépendamment du fait qu'il/elle occupe ou non un poste important, il/elle fait office de référence parce qu'il/elle "a atteint un âge canonique et a tout vécu". Si tu as lu "Hurlemort, le dernier royaume" de Serge Brussolo, la vieille Bastine Méloir, qui a 50 ans et a connu une attaque du village (et, selon elle, un viol, qu'elle ne se prive d'ailleurs pas de raconter avec une certaine fierté à la moindre occasion) en est un parfait archétype. C'est notamment elle qui connaît et alimente toute la micro-mythologie du village (lieu maudit dans la forêt, coutume locale, etc).
- les varigaux : Ils ont beaucoup voyagé, et les informations dont ils ont pris connaissance par la lecture d'almanach de confrères, par échanges oraux avec ces derniers ou tout simplement par contact avec les communautés visitées en font mine de rien de précieuses sources d'information pour peu que l'on se donne la peine de s'intéresser à eux. Du coup, j'imagine assez bien le cas d'un varigal vieillissant décidant de "se ranger" et de finir sa vie dans son village natal, ou dans une communauté avec laquelle il a tissé des liens privilégiés. Un tel personnage deviendrait à coup sûr une référence de choix en matière de savoir, parce qu'il a vécu nombre de choses que les villageois ordinaires n'expérimenteront jamais de leur vie.
- les bardes : idem que pour les varigaux.
- chez les Tarish : je suppose que dans les sociétés Tarish, c'est la matriarche qui occupe ce rôle de "femme savoir", mais il existe peut-être l'un ou l'autre conteur qui peut également remplir cette fonction.
Je rajouterais bien le magientiste ou l'érudit solitaire à la liste, mais leurs connaissance reposeront la plupart du temps sur l'écrit...
Les choses sont grosso-modo similaires en Armuir, avec quelques spécificités par-ci par-là, comme les "quêteurs de légendes", les Tarina Etsija du peuple Aïnut, qui reprennent le principe des quêteurs d'histoire Faèl du cycle de la guerre des cygnes, de Sean Russell. Grosso modo, ils collectionnent les récits et le savoir, et disposent d'une sensibilité spécifique leur permettant de "ressentir" (visions, sensations) les "échos de ce qui s'est passé" dans un lieu donné. La puissance de l'"écho" en question dépendra de l'ancienneté et de l'intensité de l'évènements qui s'est produit. pour prendre un exemple, un quêteur d'histoire sur le lieu d'une bataille pourra aussi bien avoir des visions que sentir un goût de sang en buvant l'eau de la rivière proche.
Enfin, il existera sans-doute dans Armuir des tribus sauvages sanguinaires et mystérieuses (surtout par le fait qu'elles semblent de temps en temps surgir de nulle part) qui auront des "chamans", dont la particularité sera de pouvoir entrer en transe et se faire partiellement "posséder" par leurs "Dieux" (qui étaient autrefois des humains, mais là on rentre dans le coeur des secrets d'Armuir, et ce serait sans doute un peu trop long et surtout totalement hors sujet ^^), qui feront également office d'"hommes-savoir" dans leurs communautés.
Voilà, je pense ne rien avoir oublié...
Edit : vu comme c'est parti, n'ouvririons-nous pas un nouveau sujet spécifique consacré aux hommes-savoir, pour éviter le hors-sujet et s'y retrouver par la suite?
En ce qui concerne les hommes-savoir... ...encore un sujet passionnant!
Selon moi, la nature des "hommes-savoir" dépend de la culture dans laquelle on se place... Il n'y aura ainsi pas un seul type d'homme-savoir, mais bien des individus remplissant cette fonction de façon différente en fonction de la "faction" abordée.
- les Démorthèn : possèdent le savoir mythologique, magique, spirituel et scientifique (médecine, herboristerie, agronomie, etc) dans les communautés traditionnelles.
- Les Damathair : de par leur fonction, elles doivent probablement posséder certaines connaissances générales qu'elles peuvent transmettre aux enfants. A ce sujet, le début du livre de base semble le confirmer : une Damathair y donne en effet une leçon de géographie relativement poussée aux enfants de Melwan... Or, une telle leçon suppose de solides connaissances, qui ne se limitent pas à préparer le brouet et à repriser les chausettes.
On peut donc supposer que ces Damathair, en vieillissant, pourront devenir de véritables sagesses vivantes vers qui la communauté aura tendance à se tourner -sans doute bien plus que vers le démorthèn, d'ailleurs-, tout simplement parce qu'elle aura probablement instruit la majorité des habitants de ladite communauté!
- Les érudits du Temple : je suppose qu'il doit exister des érudits de la faction du temple qui font aussi office de référence en matière de connaissance. J'imagine assez bien des prêtres de village donnant des leçons d'histoire et de catéchisme dans les villages gwidrites, par exemple.
- le vieux/la vieille qui sait : en dehors de toute fonction particulière, il y aura souvent dans la plupart des communautés un "vieux/une vieille qui sait". indépendamment du fait qu'il/elle occupe ou non un poste important, il/elle fait office de référence parce qu'il/elle "a atteint un âge canonique et a tout vécu". Si tu as lu "Hurlemort, le dernier royaume" de Serge Brussolo, la vieille Bastine Méloir, qui a 50 ans et a connu une attaque du village (et, selon elle, un viol, qu'elle ne se prive d'ailleurs pas de raconter avec une certaine fierté à la moindre occasion) en est un parfait archétype. C'est notamment elle qui connaît et alimente toute la micro-mythologie du village (lieu maudit dans la forêt, coutume locale, etc).
- les varigaux : Ils ont beaucoup voyagé, et les informations dont ils ont pris connaissance par la lecture d'almanach de confrères, par échanges oraux avec ces derniers ou tout simplement par contact avec les communautés visitées en font mine de rien de précieuses sources d'information pour peu que l'on se donne la peine de s'intéresser à eux. Du coup, j'imagine assez bien le cas d'un varigal vieillissant décidant de "se ranger" et de finir sa vie dans son village natal, ou dans une communauté avec laquelle il a tissé des liens privilégiés. Un tel personnage deviendrait à coup sûr une référence de choix en matière de savoir, parce qu'il a vécu nombre de choses que les villageois ordinaires n'expérimenteront jamais de leur vie.
- les bardes : idem que pour les varigaux.
- chez les Tarish : je suppose que dans les sociétés Tarish, c'est la matriarche qui occupe ce rôle de "femme savoir", mais il existe peut-être l'un ou l'autre conteur qui peut également remplir cette fonction.
Je rajouterais bien le magientiste ou l'érudit solitaire à la liste, mais leurs connaissance reposeront la plupart du temps sur l'écrit...
Les choses sont grosso-modo similaires en Armuir, avec quelques spécificités par-ci par-là, comme les "quêteurs de légendes", les Tarina Etsija du peuple Aïnut, qui reprennent le principe des quêteurs d'histoire Faèl du cycle de la guerre des cygnes, de Sean Russell. Grosso modo, ils collectionnent les récits et le savoir, et disposent d'une sensibilité spécifique leur permettant de "ressentir" (visions, sensations) les "échos de ce qui s'est passé" dans un lieu donné. La puissance de l'"écho" en question dépendra de l'ancienneté et de l'intensité de l'évènements qui s'est produit. pour prendre un exemple, un quêteur d'histoire sur le lieu d'une bataille pourra aussi bien avoir des visions que sentir un goût de sang en buvant l'eau de la rivière proche.
Enfin, il existera sans-doute dans Armuir des tribus sauvages sanguinaires et mystérieuses (surtout par le fait qu'elles semblent de temps en temps surgir de nulle part) qui auront des "chamans", dont la particularité sera de pouvoir entrer en transe et se faire partiellement "posséder" par leurs "Dieux" (qui étaient autrefois des humains, mais là on rentre dans le coeur des secrets d'Armuir, et ce serait sans doute un peu trop long et surtout totalement hors sujet ^^), qui feront également office d'"hommes-savoir" dans leurs communautés.
Voilà, je pense ne rien avoir oublié...
Edit : vu comme c'est parti, n'ouvririons-nous pas un nouveau sujet spécifique consacré aux hommes-savoir, pour éviter le hors-sujet et s'y retrouver par la suite?