Arven n'est pas encore chevalier. Et être chevalier, ça ne veut pas forcément dire rejoindre un ordre.
A l'origine, le chevalier tri-kazelien est le combattant possédant sa propre monture. Rapidement, avec l'instauration de la féodalité, ces gens ont formé le rang le plus mineur de la noblesse (une noblesse d'épée, sans terre la plupart du temps et rattachée à des suzerains de rang supérieur).
Les premiers chevaliers employaient surtout des caernides, c'est avec l'instauration des trois royaumes, l'expansion des cités et l'importance croissante des échanges que le cheval est graduellement devenu plus important, et que l'équipement martial (armure notamment) s'est modifié.
Les premiers ordres chevaleresques arrivèrent par la suite, ils virent le jour sous impulsion royale, permettant aux souverains d'avoir au sein même de la petite noblesse des combattants armés et mobiles qui rendaient compte à la fois à leurs suzerains et au trône. En effet, malgré une féodalité officielle, les allégeances claniques restent fortes, encore à l'époque actuelle.
On a eu ensuite des chevaliers issus de la roture, qui accédèrent au rang de chevalier en échange de services ou d'argent mais qui ne combattirent pas forcément, ni ne furent dotés de terres. On peut trouver un certain nombre de descendants de bourgeois citadins qui ont le statut de chevalier parce qu'un de leurs ancêtres a pu financer certaines choses au bon moment, par exemple. Plus clairement : donner à un roturier le titre de chevalier est un moyen de l'annoblir, sans forcément faire de lui un seigneur féodal, mais en lui donnant les privilèges de la noblesse (voire un revenu régulier). Mais à part le titre "chevalier" et le fait qu'ils soient désormais membres de la petite noblesse, ces gens n'ont rien à voir avec les combattants armés.
On a donc en fait quatre types de chevaliers :
- les chevaliers ruraux, qui doivent généralement leur statut à un seigneur qui les adoube, presque toujours à son service. C'est la perspective d'avenir la plus probable pour Arven telle qu'on la remet dans les mains d'un joueur : devenir chevalier au service des Mac Lyr qui dirigent le val de Melwan.
- les chevaliers membres d'un ordre. Ils peuvent être d'origine noble, ou être acceptés dans un ordre ce qui leur confère ce statut. Chaque ordre à ses propres pratiques de recrutement et épreuves d'entrée : certains n'acceptent que les nobles, d'autres aussi les roturiers mais s'ils viennent avec leur propre arme, voire leur propre monture, d'autres encore demandent de l'argent, etc. La plupart des ordres furent fondés par les rois de Tri-Kazel, même si certains n'ont plus forcément des liens étroits avec le trône.
- les chevaliers urbains, c'est à dire en fait des roturiers annoblis, ou leurs descendants. Des petits nobles citadins, donc. Qui peuvent cependant être les héritiers d'une puissance financière conséquente, largement supérieure à celle de certains barons des montagnes. Ils sont le cas le moins nombreux quand on parle de chevaliers, mais en ville, il y a des chances pour que l'emploi de ce terme désigne l'un d'eux. Si on vous invite chez le chevalier Peliann de Kel Loar, vous avez sensiblement plus de chances de tomber sur un fils ou petit-fils d'artisan ou de maitre de guilde que sur le descendant d'une longue lignée dont le premier annobli combattait au service d'un vassal des trois rois fondateurs, ou sur un combattant roturier qui a brillé au service d'un seigneur qui l'a adoubé à son service. Et non, tous les chevaliers ne portent pas non plus le "mac" indiquant leur statut noble. Le plus souvent, cela désigne les nobles qui ont des terres, en fait, les descendants des chefs de clan de l'ère des fondations ou ceux qui furent annoblis par un des ducs ou par un roi durant les siècles qui suivirent. Certains d'ailleurs n'ont plus ni terre, ni propriétés (les hasards de la guerre, de la politique, etc...), mais restent des nobles et continuent à porter le "mac" honorifique.
- les chevaliers lames, qui sont un ordre militaire au sens large, si ce n'est qu'au lieu d'avoir été fondé par un roi, ou pour protéger une région stratégique, il s'agit évidemment du bras armé de l'église du Temple.
Pour en revenir à Arven, elle a donc comme perspectives les plus vraisemblables de devenir vassale des Mac Lyr, ou de se voir recommandée par eux afin d'intégrer un ordre (sensiblement moins probable : si elle a de la valeur, les Mac Lyr préfèreront la prendre à la service après tout...). Après, tout dépend du joueur et du meneur
On a pas mal de choses officielles à dire sur la chevalerie, mais c'est dans les tuyaux en attente de validation et ensuite, il faudra qu'on trouve une occasion de vous le fournir (et on a pas mal de choses autres sur le feu). Mais grosso modo, voilà un très bref récapitulatif de généralités sur la chevalerie.