Pwyll a écrit :
En résumé, l'Unique est un bel enfoiré, mais ça on le savait déjà

Quand tu dis ça, tu parles du cas où l'Unique se serait fait supplanter par un imposteur, qui est un enfoiré et se fait passer pour lui, ou du cas où l'Unique, le seul, le vrai, est un enfoiré à la base? ^^"
NdddN a écrit :Sinon, pour Jean Ray j'avais lu l'adaptation d'un de ses romans (une aventure de Harry Dickson) en BD et j'avais trouvé ça très sympa. Mais je n'ai jamais lu un de ses romans. Pour les autres auteurs, il faudrait leur poser la question.
La meilleure "adaptation" que je connaisse en BD est la série des aventures de Carland Cross (qui est un Harry Dickson dont on a simplement changé le nom, l'ambiance restant la même).
Pour les nouvelles de Jean Ray, celle qui m'a le plus marqué est "la ruelle ténébreuse", qui pourrait parfaitement correspondre à Esteren, et plus particulièrement aux occultistes. En voici le résumé (incomplet) que donne Wikipédia, sachant que la nouvelle est constituée de deux "manuscrits", qui semblent avoir un lien entre eux, et que le narrateur invite à mettre en relation :
Le Manuscrit Allemand raconte la pénible aventure d’une jeune femme que recueillirent, dans leur demeure de la Deichstrasse, un vieux célibataire et trois vieilles filles. Des événements tragiques ne tardèrent pas à se dérouler sous les yeux des habitants de la vaste maison : un soir de tempête qui les fit renoncer à une fête au Tempelhoff, ils furent témoins de la disparition d’Eléonore Ruckardt. Par la suite, ce fut au tour de Frau Piltz, de Lotte Ruckardt, de Frida de disparaitre, non sans avoir assisté, peu avant, à une horrible scène au cours de laquelle Herr Huhnbein se fit proprement décapiter. Epouvante à l’intérieur. Effroi à l’extérieur, où pendant la même période, on ne dénombra plus les crimes bizarres accomplis dans le brouillard. La narratrice, quant à elle, finit par découvrir que dans la maison qu’elle parcourait sans cesse se dissimulait une présence, une sorte d’être vaporeux, avec qui elle entra en relation. A la grande fureur de la dernière survivante, Meta Ruckardt, qui attaqua l’informe créature et son interlocutrice. Au moment du combat, ravageant la maison, un incendie s’alluma, au sein duquel surgit une immense vieille femme ; son regard tomba sur la narratrice et ce fut le dernier événement précis dont celle-ci rut rendre compte. Dans la dernière séquence du manuscrit, elle eut à peine l’occasion d’évoquer le fait qu’elle se trouvait dans une étrange petite maison et qu’elle n’y était pas seule…
Le Manuscrit Français raconte la découverte, par un professeur nommé Alphonse Archipètre, d’une étrange rue, la Sankt Berengonnegasse, qui débouchant dans une rue fréquentée et connue, la Mohlenstrasse, semblait cependant n’avoir d’existence que pour le seul narrateur. Personne, en effet, n’a jamais parcouru cette impasse ni vu leurs murs blancs. Personne n’a jamais pu faire ce que fit le narrateur : il entra dans ces maisons, y découvrit quelques étrangetés, y ramassa des plateaux, les vendit à l’antiquaire Gockel et s’offrit, avec l’or qu’il obtint, les charmes d’Anita qui dansait et chantait au Tempelhoff. Parcourir la ruelle et y voler des plats devinrent pour Alphonse Archipètre des gestes purement répétitifs, jusqu’au jour où une terreur sans nom envahit la ville ! Disparitions brutales, assassinats sauvages tout au long de la Deichstrasse ; Anita elle-même disparut. Le narrateur, découvrant l’épouvante que semblait contenir la ruelle ténébreuse, décida de la conjurer en boutant le feu aux petites maisons. Au moment de fuir l’incendie, il s’empara, dans une des maisons de quelques feuillets manuscrits, avant de pousser un ultime cri.
Alléchant, non?
