@ Fafi : Du coup c'est ma faute : j'ai multi-édité mon texte, qui ne comportait effectivement qu'un seul paragraphe au départ, et s'est étoffé à mesure que mes idées évoluaient en mode
Amonbofis...
@Casaïr : en effet, Aline Mac Govrian n'est pas très marquante (note que c'est peut-être voulu pour des raisons d'effet de surprise, qui sait?). Pour ma part, je ne la connais que parce que j'ai envisagé de transformer l'arc de l'amour en arc de la famille : chez moi c'était Aline qui survivait à l'incendie, et pas Céliane. Et la rivalité Maël/Pj tournait plus autour de l'amour fraternel d'Aline qu'autour de celui de Céliane.
C'est ça qui m'a permis de me rendre compte qu'en fait Maël se comportait comme un écervelé irresponsable. Je ne l'aurais sans doute jamais remarqué sans ce travail de réflexion...
N'empêche que tous ces éléments sont bel et bien là (en germe) dans la version "officielle" de Dearg .
Pour moi, Aline représente un fort potentiel dramatique qui n'est pour l'instant pas du tout exploité (mais qui ne demande qu'à l'être!)

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Quand on y pense, cette pauvre petite fille est orpheline et son frère, qui est la dernière famille qui lui reste, la néglige parce qu'il a l'amour en tête (d'après ce que j'ai compris des non-dits de Gaol, il l'abandonne quand même seule à Smiorail en compagnie d'Argan et de ses soudards pendant son service d'ost d'un an, et pendant tout ce temps il pense plus à Céliane qu'à elle...). Connaissant son statut, elle n'a pas dû se faire beaucoup d'amis, et a donc probablement connu une enfance triste et solitaire.
Et malgré tout ça, elle trouve la sagesse de mettre en garde son frère, avant de se sacrifier en tentant de lui sauver la vie...
Le pire, c'est que tout ça se déroule dans l'indifférence générale la plus complète : au final, c'est davantage Maël qu'on pleure qu'Aline, au point que même aux yeux des meneurs, ce personnage n'apparaisse pas mémorable.
Eh bien moi, je trouve que ce personnage riche et puissant mérite mieux que l'oubli, surtout qu'il permet mine de rien de faire le lien avec les trois autres arcs narratifs tout en offrant un faible espoir de "happy end" (même si elle est triste, mélancolique et tragique, on y échappera pas) dans la confrontation avec Crow-man.
