Re: Chevaliers ronces
Publié : 28 août 2014, 09:37
Tiens, j'avais oublié de mentionner l'héraldique. Tu fais bien de le mentionner, Iznurda!
En ce qui concerne les Ansaléir, j'ai une vision différente : pour moi, ce ne sont que des "chefs de village" roturiers. Aux yeux de la noblesse, ce sont des gestionnaires et porte-paroles locaux, responsables de leur communauté (et du paiement de l'impôt), qui n'ont cependant aucun des droits et privilèges spécifiques à la noblesse.
Donc, de mon point de vue, un ansaléir ne peut pas commander de nobles, ne peut pas lever d'ost (par contre, il peut organiser la défense de son village s'il est menacé), ne peut pas entrer en vasselage, ne peut pas créer d'impôts, et ne peut pas exercer la justice (sur les nobles, c'est certain, pour la roture... disons que le noble a d'autres choses à faire que de régler des disputes pour trois poules, et ferme donc régulièrement les yeux lorsqu'un conseil de village juge un roturier : ça lui fait du boulot en moins. Sachant qu'il peut toujours invalider la décision du conseil ou servir de juridiction d'appel).
Cela dit, cette vision n'est absolument pas incompatible avec un scénario à la "Jacquou le croquant", dans lequel plusieurs villages se réuniraient spontanément derrière un ansaléir charismatique pour renverser un seigneur cruel et trop peu protégé. Et s'il a du bol et que son bled est suffisamment isolé, cet ainsaléir peut même espérer éviter les représailles, voire s'imposer comme seigneur de fait par la suite.
Bon, par contre, inutile d'imaginer un tel scénario dans le duché de Dulan, par exemple.
Sinon, pour en revenir à nos chers chevaliers-ronce, je suis en phase avec à peu près tout ce que tu décris, Iznurda, avec quelques nuances :
- Pour ce qui est du statut des ronces, je les vois tout de même méprisés plus ou moins ouvertement par une partie de la "vraie" noblesse, jalouse de leurs richesses, craintive de sa puissance et désapprouvant la manie de l'ordre d'anoblir des roturiers.
- Pour ce qui est du fait d'accepter quelqu'un pour lui éviter une condamnation, je ne visais évidemment pas le cas du tueur en série notoire... Plutôt celui où un chevalier altruiste sauve une victime innocente de l'oppression. (La référence d'Ikaar aux Piliers de la Terre et à un Monde sans fin est très juste, c'est exactement à ça que je pensais quand j'ai écrit cet exemple).
En ce qui concerne les Ansaléir, j'ai une vision différente : pour moi, ce ne sont que des "chefs de village" roturiers. Aux yeux de la noblesse, ce sont des gestionnaires et porte-paroles locaux, responsables de leur communauté (et du paiement de l'impôt), qui n'ont cependant aucun des droits et privilèges spécifiques à la noblesse.
Donc, de mon point de vue, un ansaléir ne peut pas commander de nobles, ne peut pas lever d'ost (par contre, il peut organiser la défense de son village s'il est menacé), ne peut pas entrer en vasselage, ne peut pas créer d'impôts, et ne peut pas exercer la justice (sur les nobles, c'est certain, pour la roture... disons que le noble a d'autres choses à faire que de régler des disputes pour trois poules, et ferme donc régulièrement les yeux lorsqu'un conseil de village juge un roturier : ça lui fait du boulot en moins. Sachant qu'il peut toujours invalider la décision du conseil ou servir de juridiction d'appel).
Cela dit, cette vision n'est absolument pas incompatible avec un scénario à la "Jacquou le croquant", dans lequel plusieurs villages se réuniraient spontanément derrière un ansaléir charismatique pour renverser un seigneur cruel et trop peu protégé. Et s'il a du bol et que son bled est suffisamment isolé, cet ainsaléir peut même espérer éviter les représailles, voire s'imposer comme seigneur de fait par la suite.
Bon, par contre, inutile d'imaginer un tel scénario dans le duché de Dulan, par exemple.
Sinon, pour en revenir à nos chers chevaliers-ronce, je suis en phase avec à peu près tout ce que tu décris, Iznurda, avec quelques nuances :
- Pour ce qui est du statut des ronces, je les vois tout de même méprisés plus ou moins ouvertement par une partie de la "vraie" noblesse, jalouse de leurs richesses, craintive de sa puissance et désapprouvant la manie de l'ordre d'anoblir des roturiers.
- Pour ce qui est du fait d'accepter quelqu'un pour lui éviter une condamnation, je ne visais évidemment pas le cas du tueur en série notoire... Plutôt celui où un chevalier altruiste sauve une victime innocente de l'oppression. (La référence d'Ikaar aux Piliers de la Terre et à un Monde sans fin est très juste, c'est exactement à ça que je pensais quand j'ai écrit cet exemple).