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Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions

Publié : 14 nov. 2012, 14:01
par Arthus
Oui oui, je n'oublierai pas les démorthèn traditionnalistes. Comment passer à côté d'eux? ^^

J'ai rajouté une nouvelle section au début du document, relative à la réparttion géographique des clans osags. Je dois encore la finaliser, en développant la présence osag par royaume.
Répartition géographique

Les membres du fier peuple osag se considèrent comme les premiers habitants de la péninsule, et estiment de ce fait être les porteurs et les gardiens légitimes des traditions ancestrales. Pour ces raisons, ils se sont farouchement opposés au féodalisme et à la constitution des royaumes initiés par les trois frères.

La défaite à l'issue des guerres osags, ainsi que le phénomène d'acculturation qui a suivi, a eu pour résultat que de nombreux clans osags se sont dilués dans la population des trois royaumes, comme en témoignent les origines osag de nombreuses familles nobles de la péninsule.

Toutefois, certains clans sont restés farouchement attachés à leur indépendance, à leurs traditions et à leur mode de vie. Ils constituent encore actuellement des clans entretenant des relations parfois tendues avec les royaumes.

Ils se répartissent sur l'ensemble de la péninsule, bien qu'ils soient plus particulièrement présents dans les Terres de Déas en Taol-Kaer, et dans les parties reculées du royaume de Reizh. Les groupements osag de Gwidre sont particulièrement réduits et affaiblis, en raison de la politique de destruction systématique de la culture démorthèn menée par le Temple.
J'ai aussi rajouté un long chapitre relatif à la vision de l'écriture par les osags, directement inspirée de ce que j'avais écrit dans des sujets plus anciens, comme "oghams maudits" et "langues et secrets".
La place de l'oral, le rejet de l'écrit

Par extension de la tradition Démorthèn, la culture osag est exclusivement orale. Cette situation s'explique essentiellement par la conception osag selon laquelle l'écrit ne peut décrire et refléter que très imparfaitement la réalité. Par ailleurs, de nombreux osags assimilent l'écriture à l'exercice de pratiques magiques, probablement en faisant le rapprochement avec les signes oghamiques utilisés par les démorthèn dans l'art du Sigil Rann. Ils ont de ce fait développé une forme de crainte superstitieuse à l'égard de l'écriture, qui devrait selon eux être réservée à des sages, qui en feraient feraient usage avec prudence et parcimonie.

"L'écrit est une parole morte"

La conception des osags de l'écriture est toute entière contenue dans un vieux diction en langue ancienne, probablement héritée de la tradition démorthèn : "l'écrit est une parole morte".

Cet adage signifie que la parole se doit d'être aussi vivante que la réalité qu'elle décrit, sans quoi elle ne serait qu'une coquille vide et inutile. Dans cette vision des choses, une parole appartient à son auteur, qui est le seul à en appréhender totalement le sens. De plus, cette parole vise à décrire, à correspondre à une réalité vivante, changeante, éphémère et ambigüe. Il serait donc un non sens de tenter de les emprisonner toutes deux (la parole et la réalité décrite) dans une forme durable et forcément imparfaite, l'écrit.

Par ailleurs, les osags font régulièrement usage d'un adage particulièrement éclairant à l'égard des "civilisés" qui chercheraient à leur vanter les mérites de l'écriture : "on ne peut emprisonner le ciel dans une cage de fer". Cette image démontre bien toute l'incompréhension des osags face à la volonté des royaumes de diffuser l'écrit, qu'ils jugent aussi stupide qu'inutile.

L'écriture, une pratique magique

Il n'est pas rare que les clans osags perçoivent également l'écriture comme une forme de pratique magique. Cette croyance, souvent véhiculée et encouragée par les démorthèn, implique que l'écriture peut provoquer d'importants effets magiques, qui peuvent avoir des conséquences néfastes s'ils ne sont pas maîtrisés. A ce titre, l'exercice de l'écriture implique de grandes responsabilités, et devrait de ce fait être réservée à certains sages mesurant les conséquences de leurs actes.

Illetrisme et résistance à l'écriture

Ceci explique pourquoi il n'existe pas d'écrit dans la transmission du savoir démorthèn, et pourquoi les clans Osags et la majorité de la péninsule sont illetrés.

Il est à noter que cet illetrisme n'est pas perçu négativement, bien au contraire. Il existe même une résistance farouche à l'écriture chez les plus traditionnalistes, qui y verront au mieux une marque de stupidité, au pire un acte contre-nature, violant des coutumes ancestrales sacrées.

Cela peut même conduire à des débordements de violence dans les clans les plus traditionnalistes, un lettré non démorthèn pouvant être mis à mort si il est surpris en train de lire ou d'écrire.

Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions

Publié : 16 nov. 2012, 15:58
par Arthus
J'ai rajouté une partie sur le rituel de désignation d'un nouveau chef :



La désignation d'un nouveau chef

Dans les sociétés osag, le chef d'une communauté (qu'il s'agisse de l'ansaléir ou du Ceann) est désigné par le Comhairle de cette communauté. Le candidat ou la candidate se présente devant l'assemblée, qui décide si oui ou non il ou elle est digne d'endosser la responsabilité de chef du clan ou de la communauté, éventuellement après une mise à l'épreuve.

La plupart du temps, la désignation d'un nouveau chef ne pose pas de problème, car il est de coutume qu'un chef désigne son successeur de son vivant, et que le Comhairle se contente de valider ce choix.

Une fois que le Comhairle a confirmé un candidat ou une candidate dans sa fonction de chef, une cérémonie solennelle a lieu en présence de toute la communauté. Au cours de cette cérémonie, le nouveau chef doit prononcer les paroles rituelles de la Geis, le serment sacré qui le lie à la communauté ou le clan dont il aura désormais la charge (voir infra : la Geis). Ensuite, il reçoit des mains du plus ancien démorthèn de la communauté l'insigne de sa fonction : un torque ancestral en métal précieux, généralement en or.

Il arrive parfois que la succession d'un chef pose problème, et que plusieurs candidats se présentent. Ce sera notamment le cas lorsque le chef précédent est mort sans désigner successeur, ou lorsque le chef précédent a été désavoué, ce qui invalide son choix, ou encore lorsque la succession est contestée.

Dans ce cas, il est de coutume que chaque candidat prononce une Geis devant le Comhairle, qui les mettra ensuite à l'épreuve. Ces épreuves peuvent prendre diverses formes : combat rituel, épreuves physiques ou d'adresse, énigmes... Dans tous les cas, l'échec signifie la mort, car le candidat aura trahi sa Geis, acte sacrilège aucquel il ne peut survivre.

Au terme de ces épreuves, le candidat survivant est invité à réitérer sa Geis, avant d'être désigné chef par le Comhairle, qui lui remet alors le torque ancestral.

En principe, la fonction d'ansaléir ou de Ceann est acquise à vie, c'est à dire jusqu'à ce qu'il meure, ou trahisse sa Geis, ce qui le condamne à mort. Il existe cependant de rares cas connus où la trahison d'une Geis n'a pas entrainé la mort, mais le bannissement. De telles situations de bannissement restent toutefois exceptionnelles.
J'hésite à faire figurer ce chapitre dans la partie "structure de la société osag", après la partie sur les Comhairle, ou dans la partie "Croyances et traditions", après la partie sur la Geis (= promesse sacrée). Qu'en pensez-vous?

J'ai également commencé la partie sur les démorthèn :
Croyances et rituels

La société osag étant fortement attachée à ses traditions ancestrales, elle intègre très lentement et très difficilement les changements touchant le reste de Tri-Kazel, quand elle ne les rejette pas purement et simplement.

Pour cette raison, la culture osag est restée relativement intacte au fil des siècles, malgré les guerres et les bouleversements qui ont ébranlé la péninsule.

Les démorthèn et leurs croyance disposent dans ces sociétés d'une puissance et d'un respect sans équivalent dans les populations des royaumes, ce qui explique que de nombreux rites et savoirs aient perduré au sein des clans osags, alors qu'ils sont depuis longtmps tombés dans l'oubli partout ailleurs.


Tradition démorthèn

Si la tradition démorthèn connaît un déclin lent mais certain à travers toute la péninsule, c'est indéniablement au sein des clans osags qu'elle demeure la plus présente et la plus vigoureuse.

Les démorthèn jouissent encore d'un ascendant très fort au sein des sociétés osag, et il n'est pas rare que leur parole ait autant voire plus d'autorité que celle des chefs de clan.
Enfin, j'ai rajouté d'autres éléments de la structure finale de mon document, tels que des annexes contenant des règles optionnelles ou des pnjs ainsi qu'une partie sur l'habitat, la nourriture et le commerce des clans osags.

Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions

Publié : 16 nov. 2012, 16:58
par iznurda
Cela prend forme et ce que je lis me convient, ou en tous cas diffère si peu de ma propre vision des osags (que je n'ai guère creusé, bcp moins que les tarish par exemple), que je pourrait pour l'instant me baser dessus telle quelle est. J'ai hâte de lire la suite. Dis-moi si ensuite tu veux la faire relire et mettre en page ^^

Tiens, tant que j'y pense, j'avais pensé à une coutume pour les osags : celle de l'octroie. Il faut en préciser les termes mais en gros si un guerrier tue un autre guerrier il peut, s'il l'estime assez honorable, accueillir par la suite sa famille au sein de la sienne. Il hébergera et nourrira la femme chez lui s'il n'est pas marié, l'épousera s'il ne l'est pas. De plus il considérera les enfants de feu son ennemi comme les siens. "J'ai tué un homme valeureux et honorable, il est normal que je me rachète en m'occupant des siens comme il l'aurait fait."

iz

Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions

Publié : 20 nov. 2012, 18:06
par Arthus
Hello Iz! Merci pour tes commentaires et remarques!

Pour les relectures et mise en page, toute aide sera bien évidemment la bienvenue (d'autant plus que je galère avec scribus, que je ne trouve pas très pratique... ...et pour lequel je n'arrive pas à installer Ghostscript) une fois cette aide de jeu terminée! Ce n'est pas pour tout de suite toutefois, vu le chantier que j'ai ouvert... (rien que la partie "règles optionnelles" risque de prendre un certain temps... Ecrire les règles du Liadh, et réécrire les règles de réserve intérieure et des Aislingar... :roll: :lol: )
Un grand merci pour la proposition en tous cas! :)

En ce qui concerne la coutume de l'octroi, l'idée est excellente, mais je me demande comment l'intégrer.
En effet, dans la vision que je développe, la femme est l'égale de l'homme. Elle peut ainsi devenir chef ou guerrière, et ne se cantonne pas obligatoirement aux travaux domestiques. Par ailleurs, dans la partie "exogamie", j'avais imaginé la possibilité qu'il existe de clans dans lesquels la tradition du mariage n'existe tout simplement pas, et dans lesquels les enfants "suivent" leur mère lorsqu'elle change de partenaire ou redevient indépendante.
On peut aussi imaginer que la damathair joue un rôle prépondérant dans l'éducation des enfants, ce qui "libère" leurs parents d'une partie de cette charge (et leur permet, par exemple, d'exercer le métier des armes pratiquement à temps plein). Je devrais peut-être développer cet aspect des choses, tiens...

Quoiqu'il en soit, je pense que la coutume de l'octroi n'est pas transposable telle quelle dans la culture osag telle que je suis en train de l'écrire (Une femme peut tuer un homme ou vice-versa, le veuf ou la veuve du vaincu peut refuser, le clan du vaincu lui-même peut refuser, les enfants n'ont pas forcément besoin de protection, car ils conservent la protection de leur clan par l'entremise de leur damathair, etc).

Une solution pourrait être de ramener cela au niveau du clan? Genre, le guerrier (ou la guerrière) qui désire "faire jouer" cette coutume doit soumettre sa demande au Comhairle de son clan (qui prendra la famille en charge), et ensuite demander la permission au Comhairle du clan d'en face (qui décidera s'il est acceptable de "perdre" en un coup toute une famille).
Si les deux Comhairle acceptent, la famille sera prise en charge par le clan du demandeur, et le demandeur lui-même devra verser une compensation, comme c'est le cas dans le mariage.

Cela te semble-t-il bien?

Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions

Publié : 20 nov. 2012, 19:32
par iznurda
L'octroi était une idée que j'avais eu, n'ayant jamais en fait vraiment eu l'occasion de me penser sur les osag. Si on ne peut l'intégrer je n'en ferait pas une maladie, je trouverais bien qqchose pour la recycler dans un autre jeu ^^

Si tu veux un coup de main pour scribus n'hésite pas non plus. Je commence à connaitre la bête pour l'utiliser pour mes mises en pages et c'est également ce qui a été utilisé pour le fanzine. Mp ou mail, comme tu veux !

Si jamais me revient autre chose je t'en ferais part ^^

iz

Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions

Publié : 20 nov. 2012, 23:05
par Patrick Cialf
Excellent texte et qui donne très bien les traits essentiels. Il y a des détails qu'on peut affiner:
Arthus a écrit :Dans les faits, la sanction d'un crime commis par un clan puissant à l'égard d'un clan minoritaire sera en général beaucoup plus légère que celle que pourrait subir ce même clan minoritaire si les rôles étaient inversés. Cette différence s'explique par le fait que les clans minoritaires ont rarement les moyens de s'attaquer à des clans plus puissants sans risquer des pertes conséquentes ou d'éventuelles représailles, même si cette attaque est légitimée par le recours à la Diolthas.

De leur côté, les clans puissants ont intérêt à préserver leur puissance, leur influence ou leur prestige, et useront de ce fait beaucoup plus souvent du droit à la Diolthas pour châtier directement ceux qui leur causent préjudice. Ils n'en abusent toutefois pas, à quelques rares exceptions près, car ils savent qu'il faut éviter de s'attirer l'inimitié de potentiels alliés en adoptant trop souvent un comportement inutilement violent.
Pour humaniser un peu, on peut rappeler que:

"En outre, du fait de la coutume d'exogamie, la plupart des membres du Comhairle ont leur mère ou leur femme issue d'un des petits clans, et une conduite trop injuste envers celui-ci leur vaudrait de violents reproches à domicile."


Hommes et femmes sont égaux, si j'ai compris, mais dans les mariages inter-clans, il peut y avoir un sexe qui émigre plus que l'autre. On pourrait indiquer certaines coutumes de mariage, par exemple la femme emmènerait un chaudron de braises prises au foyer de ses parents. Il y aurait une complémentarité du genre, la femme fournit le feu et l'homme le toit. Les exceptions seraient notées comme "femme de toit" et "homme de feu", ce qui ne serait pas péjoratif mais marquerait une situation un peu particulière.

Il faudra aussi faire une part à l'économie. J'imagine une société basée sur l'élevage, avec une pratique assez fréquente de la razzia de bétail chez le clan rival (qui se terminerait par une réconciliation et des mariages une fois que chaque camp aurait fait la preuve de sa valeur).

Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions

Publié : 21 nov. 2012, 01:04
par Arthus
Excellente suggestion, Patrick! :)

Je vais tenter de l'intégrer harmonieusement, en insistant tout de même sur le caractère égalitaire de la société osag.

En effet, les femmes peuvent être démorthèn, guerrières, voire même chef de clan. De plus, il est fréquent (si pas généralisé) de retrouver des femmes dans les comhairle, notamment les damathair.

Donc, je propose d'adapter ton texte comme suit :
En outre, du fait de la coutume d'exogamie, il n'est pas rare qu'un ou plusieurs membres de la famille des personnalités siégeant au Comhairle soient issus d'autres clans, dont il faudra ménager les intérêts pour éviter de violents reproches à domicile. Dans les communautés les plus modestes, il arrive même que certains membres du Comhairle soient eux-même originaires d'une autre communauté, ce qui garantit en général que les intérêts de cette commaunauté soient pris en compte dans la plupart des décisions de l"assemblée.
EDIT : texte retouché pour y intégrer cet ajout et lier le tout ensemble de manière harmonieuse (enfin j'espère!)

J'aime aussi l'idée de l'homme de toit et de la femme de feu (ou l'inverse), et je pense que la migration se fera souvent en fonction de la puissance respective des époux (ce qui n'est pas la même chose que la puissance de leurs clans). Ainsi, la fille du chef d'une communauté modeste pourra parfaitement épouser un guerrier d'un clan plus puissant, lequel sera alors "homme du feu". J'intègrerais bien cette partie juste après le commerce, et la ferais suivre par la partie sur l'éducation. Du coup, je rebaptiserais la section "Habitat, nourriture et commerce" en "vie quotidienne". Qu'en pensez-vous?

Enfin, une partie sur l'économie est prévue, et figure dans le premier post (qui concentre en fait tout ce que j'écris en un texte unique, continuellement mis à jour). Je pensais à une économie partiellement basée sur le troc, les spécialités osag incluant la métallurgie, l'orfèvrerie, l'élevage des chevaux et des chiens de combat.

Voilà! :) Un grand merci pour ce retour constructif! ^^

Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions

Publié : 21 nov. 2012, 02:56
par Arthus
Partie sur les démorthèn adaptée et finalisée!
Croyances et rituels

La société osag étant fortement attachée à ses traditions ancestrales, elle intègre très lentement et très difficilement les changements touchant le reste de Tri-Kazel, quand elle ne les rejette pas purement et simplement.

Pour cette raison, la culture osag est restée relativement intacte au fil des siècles, malgré les guerres et les bouleversements qui ont ébranlé la péninsule.

En outre, les démorthèn et leurs croyance jouissent dans ces sociétés d'une puissance et d'un respect sans équivalent dans les populations des royaumes, et il n'est pas rare que leur parole ait autant, sinon plus d'autorité que celle des chefs de clan.

Ces différents facteurs expliquent que de nombreux rites et savoirs aient perduré au sein des clans osags, alors qu'ils sont depuis longtemps tombés dans l'oubli partout ailleurs.


Tradition démorthèn

Si la tradition démorthèn connaît un déclin lent mais certain à travers toute la péninsule, c'est indéniablement au sein des clans osags qu'elle demeure la plus présente et la plus vigoureuse.

Cette tradition est particulièrement présente dans la vie quotidienne, dont elle influence la plupart des aspects. L'utilisation de l'ancienne langue, le rejet de l'écrit, le fonctionnement des Comhairle, l'institution de la Geis ou les rites de passage sont autant d'éléments issus directement des croyances démorthèn.

Par ailleurs, certains démorthèn osag possèdent encore des connaissances et des savoirs particulièrement anciens, transmis oralement de génération en génération depuis la période mythique ayant précédé l'Aergewin.

Ainsi, les quelques rares démorthèn maîtrisant encore l'art du Liadh sont pratiquement tous issus des rangs osags, et des rumeurs font même état d'individus ayant préservé certains secrets du Lorn Rann, ce savoir légendaire qui permettait de graver de nouveaux oghams.

On prétend également que certains démorthèn osag appartenant à des communautés isolées sont détenteurs de secrets et de pouvoirs plus étranges encore. Cela suscite une certaine méfiance de la part des démorthèn issus des royaumes, qui craignent que certaines pratiques ne soient en réalité l'oeuvre de Morcails, ces démorthèn haïs et méprisés pour avoir abandonné la voie de l'harmonie au profit des sombres pouvoirs de l'Oradh.

Malgré cette méfiance, il arrive parfois que des démorthèn venant de l'un des trois royaumes demande à pouvoir bénéficier de l'enseignement des démorthèn osag. Les Osags n'accèdent que très rarement à de telles demandes, et lorsqu'ils le font, ce n'est qu'au terme de plusieurs années. Au cours de cette période, le candidat devra prouver sa sagesse et le espect sincère qu'il porte aux enseignements démorthèn, notamment en réussissant une série d'épreuves particulièrement exigeantes.

Enfin, lorsq'un tel candidat voit sa demande acceptée, il ne lui est plus possible de revenir sur son engagement : tout abandon ou échec irrémédiable est en effet puni de mort. Cette coutume particulièrement stricte est justifiée par le fait qu'un savoir puissant ne peut être octroyé qu'à ceux qui en sont digne, et qui en useront avec parcimonie et sagesse.

Certaines rumeurs prétendent que cette sévérité et ce protectionnisme visent plus à vérifier la loyauté et la confiance du candidat que sa sagesse, ce qui sous-entendrait l'existence d'une fracture au sein même de la tradition démorthèn.

Toutefois, les osags et les candidats étant particulièrement peu loquaces sur le sujet, ces rumeurs restent extrêmement difficiles à vérifier pour un non initié.
Edit : j'ai également retouché la partie sur les Comhairle pour intégrer la désignation d'un représentant osag auprès des royaumes, comme indiqué dans le livre 1.
En outre, il existe au sein des clans osags des Terres de Déas un Comhairle rassemblant les dignitaires (chefs, démorthèn et bardes) les plus importants de chaque clan, appelé Mor Comhairle. Cette assemblée supérieure, qui se réunit au moins une fois par an à proximité du site sacré de Comhlann [orthographe à vérifier], prend les décisions qui impliquent l'ensemble des osags de Taol-Kaer. C'est notamment en son sein qu'est désigné un représentant des peuples osags des Terres de Déas, chargé de porter la parole des clans à l'ensemble de la péninsule, et plus particulièrement à la cour du roi Mac Anweald. Actuellement, ce représentant est le chef du clan Mac Isean, un guerrier connu pour son profond mysticisme que tous respectent.

Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions

Publié : 21 nov. 2012, 10:17
par Arthus
Désolé de tri-poster, mais je découpe mes contributions pour tenter d'éviter l'aspect "pavé indigeste"...

Suite à nos récentes réflexions sur les varigaux, et après avoir lu le superbe texte de Patrick sur le rôle tenu par cette "guilde" lors des guerres osag, je me suis demandé si ma vision du rôle des démorthèn dans ce conflit était plausible.

En effet, je voyais les démorthèn divisés sur ce conflit, certains prenant le parti des osags luttant pour leur indépendance, d'autres prônant une stricte neutralité. Vers la fin du conflit, un important Tsioghair aurait eu lieu, au cours duquel une majorité des démorthèn se seraient ralliés au camp des vainqueurs pour sauver leur tradition et leur pouvoir.

Seule une minorité des démorthèn osag auraient pu assister à cette assemblée, car la majorité d'entre eux étaient engagés dans le conflit.

Du coup, même si la plupart des démorthèn osags sont conscients que cette décision peu glorieuse a permis de sauver leur culture, ils éprouvent encore un profond mépris (voire un certain ressentiment) à l'égard de ce qu'ils considèrent comme une trahison de leurs valeurs.

Cet aspect des choses se retrouve en filigrane dans mon texte, dans la partie sur la tradition démorthèn :
Certaines rumeurs prétendent que cette sévérité et ce protectionnisme visent plus à vérifier la loyauté et la confiance du candidat que sa sagesse, ce qui sous-entendrait l'existence d'une fracture au sein même de la tradition démorthèn.
Cette interprétation expliquerait l'importance des démorthèn en Taol-Kaer ainsi que leur attachement au pouvoir royal, et ce malgré les guerres osag. Elle expliquerait également la confiance limitée et le protectionnisme dont font preuve les démorthèn osag par rapport aux autres démorthèn (cet aspect des choses transparaissait déjà dans le livre 1, il me semble).

Et enfin, elle me permettrait d'intégrer une création personnelle qui me tient à coeur, à savoir la tradition des Aesterrach (rêveurs) et des Aislingar (Berserkr) et son histoire (ils auraient été trahis par le mouvement démorthèn lors des guerres osag, voir le sujet "camapgne autour d'une tradition démorthèn oubliée", dans la section "secrets").

Elle laisserait également la porte ouverte à des intrigues au sein même du mouvement démorthèn, qui ne serait pas aussi uni qu'il semble l'être de prime abord : les démorthèn osag acceuilleraient en leur sein certaines traditions étranges qui seraient perçues comme étant limite morcail par les démorthèn des royaumes. Cette fracture pourrait mener à des situations tendues, voire à des conflits : les démorthèn osag vont défendre ces traditions aux motifs qu'elles font partie de leur héritage ancestral, et qu'il n'est pas question de trahir une fois de plus les valeurs démorthèn au nom de la politique, de la peur et de l'opportunisme, alors que les démorthèn des royaumes tenteront parfois de faire disparaître ces traditions parce qu'elles représentent un risque de corruption et de dérives à leurs yeux.

Voilà, qu'en pensez-vous? Cette vision des choses vous semble-t-elle crédible et cohérente?

Re: [WIP] sociétés osag : structure et traditions

Publié : 22 nov. 2012, 00:10
par iznurda
Il est tout à fait probable, même certain en fait, qu'un groupe comme les demorthèns possède en son sein différents courants de pensée. Ce que tu proposes est donc un bon point de départ.

J'aime bien aussi l'idée de Patrick, sinon.

iz