Bon, allons-y pour les grosses lignes.
Ma propre conception des tarish est une sorte de mix entre la culture roms et
Nénètses. Comme je ne peux m'appuyer sur les caernides pour remplacer les rennes vu qu'ils sont sacrés, j'ai opté pour le plan B, les calyres
Mode de vie
Si après le naufrage les tarishs ont parcourus la péninsules en tribus nomades, ils se sont depuis mêlés avec les habitants des trois royaumes et sont devenus semi-nomades. Il ne se déplacent plus que quelques fois par ans, généralement entre des communautés ou lieux d'escales réguliers. Un grand nombre d'entre-eux se sont pleinement sédentarisés et servent alors de terres d’accueil pour les leurs.
Ce mode de vie encourage les professions d'extérieur et saisonniers. En parallèle les tarishs ont sus apprendre et nombre de leurs groupes présentent des artisans d'exceptions : forgerons, batisseurs (de ponts notamment), tanneurs et dresseurs/éleveurs. Tous ne se font pas payer en daols et la majeure partie du temps ils louent leur savoir faire contre de la matière première excédentaire qu'ils utilisent alors au profit de leur clan.
Lorsqu'ils n'utilisent pas de bâtiments en dur, les tarishs vivent dans des tchoum, sortes de grand tipis. Ce n'est que récemment (env. 100ans), avec les avancées magientistes, que les roulottes ont fait leur apparition. Les traineaux de bois d'antan ne sont plus très utilisés hormis par certains clans reculés parcourant les contrées les moins peuplées de l'est de la péninsule.
Alimentation
En dehors du poisson, les tarish consomment uniquement de la viande de calyre. Leurs caravanes possèdent donc la majeure partie du temps un important troupeau de ces chèvres unicornes endémiques qui leur fournit matière première et nourriture. Le lait de calyre, selon un procédé qu'ils gardent jalousement, est fermenté et épicé pour fournir une boisson alcoolisée très réputée.
De ce qu'on en sait, les tarishs ont apportés le fromage avec eux. Ils sont d'ailleurs les seuls à en consommer une variété fraiche non pressée.
Organisation sociale
La société tarishe est matriarcale (livre 2, Voyages, p.72). Ce sont les femmes qui dirigent les familles et les clans car en plus de donner la vie c'est par elles que s'expriment les ancètres. Elle sont le socle de la société tarishe et pour certaines d'entre-elles les piliers spirituels. Par conséquent toutes les grandes décisions sont prises lors de conseils des femmes, présidés par une matriarche. Cette dernière ne dispose d'aucun pouvoir décisionnaire mais ses propos sont généralement écoutés si bien qu'elle se place en position d'arbitre : lorsque les avis sont partagés, la matriarche remporte généralement la décision finale.
Les hommes ne sont pas en reste cependant. Durant les conseils participe un homme, élus par ses pairs pour les représenter tous.
L'éducation des femmes se fait exclusivement par elles alors que les garçons sont laissés aux soins des hommes. A eux la charge de lui apprendre un métier qui sera utile à l'ensemble du clan.
Si les liens du sang sont important chez les tarishs, ils se diluent devant ceux du clan, et par extension ceux de leur peuple. Un tarish ne refusera jamais assistance ou hospitalité à un des siens.
Chez les tarishs c'est la femme qui choisit son futur époux et les mères qui donnent leur accord. Par contre la notion de dot est absente de leur culture, peu axée sur la possession matérielle. De ce fait les femmes tarishes sont souvent perçues comme effrontées et sans gènes. Indirectement l'histoire tarishe compte énormément d'héroïnes et de femmes de caractères. Cette indépendance et le mystère qui les nimbe offre aux femmes tarishes un atout séduction non négligeable.
Croyances
Les tarishs croient et vénèrent leurs ancêtres dont les paroles se diffusent dans le vent, audible par celles qui savent écouter. Après leur arrivée dans la péninsule leurs ancêtres se sont animalisés au contact des osags et de leurs totems. En dehors de leurs ancêtres les tarishs vénèrent les esprits du vent, notamment le Mhór-Dún, Milosdan dans leur langue, un vent puissant venant du sud ouest qui les a poussé jusqu'en Creag il y a bien longtemps. D'ailleurs les tarishs s'appellent parfois entre-eux les fils du vent, signe d'un attachement fort avec l'élément éolien.
Culture
La langue tarishe est très chantante et diffère totalement de la langue ancienne, du continental ou bien du tri-kazelien courant. Les chants tarishs forment de longues mélopée aux sonorités variées et envoûtantes, traditionnellement mise en valeur par une instrumentation rythmée et énergique. Son apprentissage est strictement oral, cette dernière n'ayant pas de forme écrite. L'écriture a d'ailleurs une acceptation ambigue chez le peuple tarish. En effet les plus conservateur y voient un éloignement de la voix et de la sagesse des ancêtres, et par conséquent une distanciation avec l'essence du peuple tarish.
Les tarishs aiment également danser et jouer. C'est pourquoi il n'est pas rare que leurs caravane compte un certain nombre de baladins, trouvères et autres amuseurs de foules. Le dressage d'animaux fait toujours sensations, tout comme les cracheurs de feu, les jongleurs et acrobates.
Hop, voila déjà une belle base de travail. Me faudra également adjoindre quelques mots qui seraient propre aux tarishs, histoire d'ajouter un peu d'exotisme.
A vous !
iz