Effectivement, on appartient à la même famille en ce qui concerne les pavés...
En ce qui concerne le jeu de rôles, en revanche, je suis (en tant que meneur) plutôt narrativiste avec prédilection pour les systèmes légers et ouverts dans lesquels le rôleplay est récompensé, tant qu'il s'agit véritablement de rôleplay et non d'abus de la part des joueurs (cf les considérations de fafi, que je partage). Je jette ainsi volontiers les règles aux orties (pour jouer temporairement sans) dès qu'un joueur me propose des choses intéressantes scénaristiquement parlant.
Autre point important : je suis partisan du principe selon lequel le joueur s'adapte au meneur, et pas l'inverse. Ainsi, en tant que joueur, je m'adapte au maximum à mon meneur et à son style, même si ce n'est pas celui que je choisirais personnellemen si j'étais à sa place. Et en tant que meneur, je "sélectionne" mes joueurs en fonction de leurs affinités.
Ainsi, un joueur (ouvertement simulationniste) a quitté ma table parce qu'il ne se retrouvait pas dans mon style de maîtrise, au terme d'une discussion sereine entre nous. Personnellement, je préfère ça à des situations de tension au cours desquelles des joueurs tenteraient de faire pression sur moi pour que je m'adapte à leur style de jeu (ce qui n'arrivera de toute façon pas, étant donné que je préfère cultiver mes points forts que de tenter de compenser mes points faibles).
Bref.
Concernant les adaptations que tu proposes, elles semblent aller dans ton sens de jeu, donc c'est du tout bon.
En ce qui me concerne (et c'est personnel) :
1) découpler les voies des compétences : en théorie oui, en pratique non. J'aime tellement l'idée que les joueurs oublient le système pour ne se préoccuper que de l'histoire que j'ai tout précalculé sur leur feuille de personnage, et n'ai pas le réflexe de leur demander une combinaison différente. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je fusionnais (et refusionnerai peut-être à l'avenir) attaque et dégâts, et défense et protection.
2) Concernant les problématiques liées au combat, mon optique irait plutôt vers une meilleure dénomination à donner aux compétences, et à appliquer une règle commune à la défense et à l'attaque, à savoir voie + compétence pour les deux.
3) Concernant tes idées d'attitude, je les trouve intéressantes... A voir comment traduire ça en pratique. Pourquoi pas un art du combat (bien cher, parce que c'est tout de même un gros bonus) intitulé "style personnel" permettant de redistribuer les voies associées à chaque aspect du combat? (ce qui ferait que le personnage conserverait des forces et faiblesses...)
4) Concernant l'évolution des voies, je ne l'utiliserais pas pour une raison d'optique rôleplay. En effet, pour moi les voies représentent la personnalité profonde d'un individu, pas celle qu'il voudrait ou croit avoir. Elles ne peuvent donc pas évoluer, hormis traumatismes graves représentés par l'évolution de la santé mentale.
Ainsi, un individu idéaliste le restera probablement, même si ses idéaux se font casser, parce qu'il continuera malgré lui à tendre vers des idéaux, à vouloir y croire.
Un individu sensible pourra s'endurcir autant qu'il veut contre les atrocités de la vie, cette sensibilité existera toujours au fond de lui.
Un individu qui aura enterré sa fougue derrière des années d'expérience et de discipline en possèdera toujours une part au fond de lui, prête à ressurgir alors qu'il pensait l'avoir maîtrisée.
Voilà, c'est ma vision du truc, mais que cela ne t'empêche pas de développer les tiennes!

En attendant, peut-être que certaines de mes considérations t'aideront à prendre tes décisions, soit parce que tu en aimes la logique, soit au contraire parce que cela te conforte dans l'idée que tu souhaites développer autre chose.
Le tout est au final de savoir ce qu'on veut, comme l'indique très bien l'intéressant article d'Iris...
