Re: De "l'hopital" psychiatrique ...
Publié : 21 mai 2013, 14:24
Je suis en grande partie d'accord avec toi pour tout ça... à quelques différences près :
Pour moi, dans le terme Nourrice, il y a "nourrir", ou plutôt, donner le sein. C'est ainsi que faisaient les nourrices de notre monde, au départ. Elles remplaçaient la mère, y compris dans l’allaitement des enfants. Aussi, si une dàmàthair doit être nourrice, il faut qu'elle ait elle-même déjà eu des enfants, puisqu'il faut qu'elle "produise" du lait maternel (le terme est mal choisi, mais je n'ai rien trouvé d'autre). Et là, Céliane n'est clairement pas dans cette situation. D'où ma notion de dàmàthair spécialisée dans la petite enfance.
L'autre point est celui de la comparaison avec notre société :
Nous avons la chance de ne pouvoir travailler qu'un nombre d'heures réduit dans une journée. Et même s'il arrive qu'un enfant soit, dès son plus jeune age, confié à une crèche ou à une assistante maternelle de 7h à parfois 20h, ce n'est pas la norme. Et là encore, il reste aux parents des week-ends, des jours de RTT et des vacances pour intégrer la notion de famille à l'enfant.
Dans le monde d'Esteren, la dàmàthair, ou plutôt les dàmàthairs, vont prendre en charge beaucoup plus que ça. Elles vont, à la fois, devenir mères de substitution dès la petite enfance en allaitant le bébé, le socialiser auprès des autres enfants, lui apporter petit à petit la culture de son pays, ses traditions, son mode de vie... Elles vont le présenter aux personnes importantes (demorthèn, ansailèir, etc.). Elles sont également responsables de la protection des enfants en cas de danger. Et pendant ce temps là, la plupart des parents ne seront que très peu présents. La vie de paysan, qu'il soit cultivateur ou éleveur n'est pas rythmée par des week-ends et des vacances. Tous les jours, le labeur mène loin de la maison et le temps disponible pour l'enfant est très réduit.
C'est pour cela que je pense que le fondement même de la famille est différent dans Esteren et dans notre société. L'attachement aux parents ne prévaut sans doute pas sur l'attachement à la communauté dans son ensemble. Un enfant - appelons le Féor - né à Dearg, élevé en grande partie par les dàmàthairs de Dearg, avec les autres enfants de Dearg, depuis son plus jeune age, va intégrer un mode de vie où Dearg sera sa famille telle que nous l'entendons. Quand il sera adulte, Féor sera attaché plus encore à sa terre, à son village, qu'à ses géniteurs, qui, finalement, n'auront pas tant compté que ça, dans son éducation.
Bien sur, il y a des exceptions. Les Mac X seront élevé à l'écart des autres enfants, surtout dans les familles les plus fortunées. De même pour certains enfants qui auront la chance d'avoir un parent plus disponible (je pense à Eoghan par exemple). Mais dans l'ensemble, je pense que les habitants de tri-kazel - et plus encore ceux de Taol-Kaer - sont plus attachés à leur communauté toute entière, qu'à leurs parents biologiques, de part leur éducation.
Pour moi, dans le terme Nourrice, il y a "nourrir", ou plutôt, donner le sein. C'est ainsi que faisaient les nourrices de notre monde, au départ. Elles remplaçaient la mère, y compris dans l’allaitement des enfants. Aussi, si une dàmàthair doit être nourrice, il faut qu'elle ait elle-même déjà eu des enfants, puisqu'il faut qu'elle "produise" du lait maternel (le terme est mal choisi, mais je n'ai rien trouvé d'autre). Et là, Céliane n'est clairement pas dans cette situation. D'où ma notion de dàmàthair spécialisée dans la petite enfance.
L'autre point est celui de la comparaison avec notre société :
Nous avons la chance de ne pouvoir travailler qu'un nombre d'heures réduit dans une journée. Et même s'il arrive qu'un enfant soit, dès son plus jeune age, confié à une crèche ou à une assistante maternelle de 7h à parfois 20h, ce n'est pas la norme. Et là encore, il reste aux parents des week-ends, des jours de RTT et des vacances pour intégrer la notion de famille à l'enfant.
Dans le monde d'Esteren, la dàmàthair, ou plutôt les dàmàthairs, vont prendre en charge beaucoup plus que ça. Elles vont, à la fois, devenir mères de substitution dès la petite enfance en allaitant le bébé, le socialiser auprès des autres enfants, lui apporter petit à petit la culture de son pays, ses traditions, son mode de vie... Elles vont le présenter aux personnes importantes (demorthèn, ansailèir, etc.). Elles sont également responsables de la protection des enfants en cas de danger. Et pendant ce temps là, la plupart des parents ne seront que très peu présents. La vie de paysan, qu'il soit cultivateur ou éleveur n'est pas rythmée par des week-ends et des vacances. Tous les jours, le labeur mène loin de la maison et le temps disponible pour l'enfant est très réduit.
C'est pour cela que je pense que le fondement même de la famille est différent dans Esteren et dans notre société. L'attachement aux parents ne prévaut sans doute pas sur l'attachement à la communauté dans son ensemble. Un enfant - appelons le Féor - né à Dearg, élevé en grande partie par les dàmàthairs de Dearg, avec les autres enfants de Dearg, depuis son plus jeune age, va intégrer un mode de vie où Dearg sera sa famille telle que nous l'entendons. Quand il sera adulte, Féor sera attaché plus encore à sa terre, à son village, qu'à ses géniteurs, qui, finalement, n'auront pas tant compté que ça, dans son éducation.
Bien sur, il y a des exceptions. Les Mac X seront élevé à l'écart des autres enfants, surtout dans les familles les plus fortunées. De même pour certains enfants qui auront la chance d'avoir un parent plus disponible (je pense à Eoghan par exemple). Mais dans l'ensemble, je pense que les habitants de tri-kazel - et plus encore ceux de Taol-Kaer - sont plus attachés à leur communauté toute entière, qu'à leurs parents biologiques, de part leur éducation.