Si tu lis le chapitre "Monnaie et échanges" (Ikaar confirmera ou corrigera si besoin est), , l'usage des daols est ancien en Tri-Kazel, mais les échanges monétaires n'ont pris une grande importance que récemment.
Oui, et pas partout, le troc est encore monnaie courante dans les villages reculés.
Le travail de chevalier-ronce est tout de même difficile et dangereux, et très peu, jusque-là, pouvaient vivre assez longtemps pour accéder à une charge de maître des monnaies ou de financier de l'Ordre.
En effet, leur vocation, je préfère parler de vocation, les confronte au danger, ne serait-ce que par ce qu'ils sont amenés à trancher dans le vif (et ce n'est pas qu'une métaphore) de certaines querelles.
Après, et malgré l'argent, on a vu par le passé des Ronces, tels que Quentin, refuser une charge, voire inverser leur décision après avoir eu tous les tenants et les aboutissants en mains et avoir considéré que la cause pour laquelle ils avaient été engagés n'étaient pas justes ou dans l'esprit des traditions trikazeéliennes.
Ils ne doivent pas être a priori les pantins serviles de l'argent. Par contre, ils prennent récompense là où elle est, l'usage voulant qu'on leur en offre une pour services rendus.
C'est une règle tacite, comme l'hospitalité chez les grecs. Mtnt, on sait ce qu'en fit Polyphème...
La monétarisation de l'économie a beaucoup changé leurs priorités .
Oui, dans les faits, cela a beaucoup joué, mais ils ne sont pas devenus de simples mercenaires.
Ils ne peuvent pas espérer une part de domaine (comme les chevaliers des seigneuries) ou une charge publique (comme les hilderins et les lames). Du coup, les perspectives de riche mariage sont assez réduites. Tout cela en faisait (jusqu'à récemment) un métier peu attractif, sauf pour les idéalistes.
En effet, mais l'idéal est partie prenante de leur "instruction" et fait partie de leur vocation. Mtnt, elle ne nourrit pas son homme, mais les Ronces brassent pas mal d'argent. Il y a des pbatiques liées à l'argent, mais on est pas passé de tous des oies blanches à tous des pourris.
La vocation est prestigieuse et respectée par les trikazéliens, c'est déjà beaucoup en fait. Beaucoup considèrent en quelque sorte qu'il s'agit d'une noblesse de coeur face à d'autres chevaliers n'ayant qu'une noblesse de naissance. Bien sûr, c'est très naïf, mais pas si loin du concept de base.
L'Ordre a une immunité judiciaire, mais comme il ne tient pas à attirer la racaille, il doit y avoir un examen assez strict pour écarter les hors-la-loi.
Oui, totalement, il y a une initiation, assez longue d'ailleurs.
Il y a un serment aussi, très important.
Pensez chevaliers-dragons et garde de nuit, quelque part.
Ils laissent aussi une bonne part de leur passé derrière eux, style légion étrangère. Si on ne leur demande pas la tabula rasa, les intérêts de la péninsule et des Ronces passent avant l'histoire personnelle, et celle-ci ne doit pas venir en contradiction avec les objectifs de la caste.
Les Ronces font aussi le tri par eux-mêmes. En cas de manquement fort, il y a punition stricte allant possiblement jusqu'à l'élimination. Bref, on taille fort chez les Ronces. Un tribunal interne existe également, j'imagine, comme une sorte de tribunal militaire.
[img]Je%20suppose%20qu'il%20y%20a%20un%20service%20d'écuyer%20où%20le%20candidat%20est%20mis%20à%20l'épreuve%20et%20payé%20au%20minimum.[/img]
Oui, à peu près ça en effet.
Peut-être qu'il y a une condition d'instruction (savoir lire, écrire et compter) qui élimine certains candidats.
En effet, l'instruction est nécessaire car elle doit servir le chevalier et la caste dans son ensemble. Il est toutefois possible d'apprendre durant l'initiation, allongée dans ce cas, en travaillant tout d'abord dans une des roseraie.
De la manière dont je le vois aussi, tout aspirant Ronce est surveillé de près, pour savoir s'il a bien l'étoffe d'un véritable Ronce et n'aspire pas seulement qu'à rechercher bassement la gloire, la fortune et le pouvoir. L'ordre est après tout très prestigieux en Tri-Kazel, donc les responsables doivent serrer la vis pour éviter les pommes pourries.
Oui, cf. ce que j'ai dit plus haut sur la rigueur vis à vis de la faute.
Après, comme le fait remarquer le personnage de Quentin Erward, ça n'empêche que trop de membres se sont encroûtés dans le mercantilisme et dans les affaires au fur et à mesure de leur carrière, et qu'il faudrait maintenant du sang neuf pour redonner à l'ordre des Ronces l'éclat qui lui convient.
Oui, mais attention, on est entre gris clair et gris foncé, si un membre ne respectait plus, au moins artificiellement, l'idéal des Ronces et la notion de "service", ils seraient jugés très sévèrement pour corruption.