Bonjour !
Je viens de lancer à nouveau une table d'Esteren à deux joueurs, je vous propose dans ce fil de discussion de suivre leurs aventures. Dans ce premier post, je vous résume les profils des deux joueurs après création et vous donne le pitch d'introduction de la campagne.
JOUEUR 1 : Frère Owain, 23 ans, gwidrite, théologien
Frère Owain est né en Taol Ker dans le duché de Tulg, non loin de la frontière gwidrite, d'une mère gwidrite et d'un père talkéride. Pour une raison qui lui est inconnue, ses parents ont subi le courroux des sigires lorsqu'il était jeune enfant (12 ans), tuant son père et emmenant sa mère. Essayant de défendre tant bien que mal sa famille et sa maison en flammes, le jeune Owain a été maîtrisé par les religieux vêtus de noir. Souffrant d'une infection pulmonaire grave à la suite de la respiration de la fumée incendiaire, il a été emmené par les sigires et laissé au monastère de Tuath, ou il a passé quelques années et a découvert l'Unique. Ce n'est que plus tard qu'il a rejoins l'ordre des clercs. Passionné de Théologie, il s'est fait remarquer par le clergé et est entré dans la prestigieuse université de Théologie de Gorm Caladh, ou il a brillé par son intelligence et sa connaissance des écrits. À la fin de ses études, il a été recruté directement par l'université en tant qu'enseignant en théologie, poste rare et convoité, normalement inaccessible à un clerc aussi jeune. Il possède une admiration sans égale pour frère Lormel, son maître à penser.
JOUEUR 2 : Frère Gaetan, 45 ans, gwidrite, sigire
Frère Gaetan est l'un des sigires les plus discrets et les plus apprécié par maître Vengu, le gardien de la foi. Ayant grandi à Rocheclaire, il a vu dans son enfance des choses qu'il ne devait pas voir : dès son plus jeune âge, il a été intrigué par les absences fréquentes de ses parents le soir, et très vite on lui a fait comprendre qu'il ne devait pas poser de question sur les réunions nocturnes de la communauté de Rocheclaire, du moins pas avant d'avoir été initié. Lors de la purge de Rocheclaire par les sigires, il a assisté, impuissant, à une crise de folie de son père qui a conduit à l'embrasement spontané de la masure dans laquelle il vivait. Les hurlements de sa mère se faisant dévorer par les flammes le hantent encore aujourd'hui. Son père a pris la fuite, et le garçon a été retrouvé par les sigires au milieu des cendres encore chaudes. Les sigires de l'époque ont pris la décision d'emmener l'enfant et de le confier à l'ordre aux couleurs noires. Gaetan a participé à la reconstruction d'expiation, et est devenu un sigire obéissant et méthodique. Sa loyauté et sa capacité à effectuer n'importe quelle mission sans poser aucune question lui ont valu les faveurs des sigires haut placés.
[CR] La Disparition de frère Lormel
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Dernière modification par Val le 14 août 2016, 11:37, modifié 1 fois.
Meneur : Patient13, Hellywood, Esteren, Cats! La Mascarade, Lacuna
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Re: [CR] La Disparition de frère Lormel
PROLOGUE
Lormel est un des élus les plus célèbres du royaume de Gwidre. Il y a près de 30 ans, alors que la ville de Gorm Caladh était assaillie par une horde de démons venus droit du coeur des limbes pour tourmenter les âmes de ses habitants, l'arrivée d'un homme élu de Soustraine du nom de Lormel a permis de repousser les féondas et de sauver une grande partie de la population locale. Les miracles de frère Lormel ont donné lieu à de nombreuses ballades et à des louanges envers la grâce de Soustraine et les pouvoirs conférés à l'Élu par l'Unique. La ville de Gorm Caladh a aussitôt entrepris la construction d'une grande cathédrale en l'honneur de Lormel. Le chantier, commencé il y a presque 20 ans, est encore en cours de nos jours. Lormel fait partie de l'ordre des clercs et, en plus d'être un élu de Soustraine, est un théologien de renom. Il a fondé la grande Université de théologie de Gorm caladh, qu'il a dirigé pendant presque 15 ans, avant de laisser ses fonctions au clerc Partheg afin de se consacrer davantage à ses recherches.
L'histoire commence avec la disparition mystérieuse de frère Lormel. L'homme étant assez lunatique, son absence à l'université n'a inquiété personne dans un premier temps. En effet, l'homme de foi prenait souvent du temps pour s'isoler afin de réfléchir, ou s'enfermait dans un scriptorium pendant plusieurs jours, et il n'était pas rare pour les théologiens de l'université de ne pas le croiser durant des semaines. L'inquiétude a cependant gagné son plus proche ami frère Owain, qui connaissait mieux que les autres les habitudes du théologien, et dont les conversations et débats avec Lormel étaient chose fréquente. Avec l'appui de certains confrères, et malgré la réticence du recteur Partheg, Owain a rédigé une lettre d'alerte aux autorités d'Ard-Amrach.
Cette histoire a pour cadre un moment politique fort dans la vie du royaume. Le hiérophante Anthénor se fait de plus en plus agé, et vient de plus d'être touché par un scandale de grande ampleur, stipulant qu'il aurait eu un enfant caché il y a presque 15 ans. Le hiérophante prépare déjà son départ, et le cénacle cherche un successeur pour mener les affaires religieuses du royaume et surtout pour conseiller le roi Davenlerch. Une partie des instances religieuses de Gwidre à mis en avant le nom de Lormel pour succéder à Anthénor. Le clerc jouit en effet d'une popularité sans précédent dans le royaume, sa nomination permettrait de redorer l'image du temple et celle du roi. Bien sur, certains voient d'un mauvais oeil cette nomination, d'autant plus que le clerc n'est pas connu pour avoir une poigne de fer et une vision stricte du clergé. Les progressistes y voient une opportunité de réformer l'église, les partisans de la royauté y voient une occasion de prendre les rennes et de se servir de Lormel comme d'une vitrine de foi et de bonté pour le royaume. La lettre informant de la disparition de Lormel a donc suscité l'attention de quelques membres haut placés dans le clergé. Le gardien de la foi Vengu a envoyé l'un de ses sigires, frère Gaetan, pour enquêter discrètement sur l'affaire. La mission de Gaétan est de retrouver le clerc et de le ramener en Ard-Amrach le plus rapidement possible.
Lormel est un des élus les plus célèbres du royaume de Gwidre. Il y a près de 30 ans, alors que la ville de Gorm Caladh était assaillie par une horde de démons venus droit du coeur des limbes pour tourmenter les âmes de ses habitants, l'arrivée d'un homme élu de Soustraine du nom de Lormel a permis de repousser les féondas et de sauver une grande partie de la population locale. Les miracles de frère Lormel ont donné lieu à de nombreuses ballades et à des louanges envers la grâce de Soustraine et les pouvoirs conférés à l'Élu par l'Unique. La ville de Gorm Caladh a aussitôt entrepris la construction d'une grande cathédrale en l'honneur de Lormel. Le chantier, commencé il y a presque 20 ans, est encore en cours de nos jours. Lormel fait partie de l'ordre des clercs et, en plus d'être un élu de Soustraine, est un théologien de renom. Il a fondé la grande Université de théologie de Gorm caladh, qu'il a dirigé pendant presque 15 ans, avant de laisser ses fonctions au clerc Partheg afin de se consacrer davantage à ses recherches.
L'histoire commence avec la disparition mystérieuse de frère Lormel. L'homme étant assez lunatique, son absence à l'université n'a inquiété personne dans un premier temps. En effet, l'homme de foi prenait souvent du temps pour s'isoler afin de réfléchir, ou s'enfermait dans un scriptorium pendant plusieurs jours, et il n'était pas rare pour les théologiens de l'université de ne pas le croiser durant des semaines. L'inquiétude a cependant gagné son plus proche ami frère Owain, qui connaissait mieux que les autres les habitudes du théologien, et dont les conversations et débats avec Lormel étaient chose fréquente. Avec l'appui de certains confrères, et malgré la réticence du recteur Partheg, Owain a rédigé une lettre d'alerte aux autorités d'Ard-Amrach.
Cette histoire a pour cadre un moment politique fort dans la vie du royaume. Le hiérophante Anthénor se fait de plus en plus agé, et vient de plus d'être touché par un scandale de grande ampleur, stipulant qu'il aurait eu un enfant caché il y a presque 15 ans. Le hiérophante prépare déjà son départ, et le cénacle cherche un successeur pour mener les affaires religieuses du royaume et surtout pour conseiller le roi Davenlerch. Une partie des instances religieuses de Gwidre à mis en avant le nom de Lormel pour succéder à Anthénor. Le clerc jouit en effet d'une popularité sans précédent dans le royaume, sa nomination permettrait de redorer l'image du temple et celle du roi. Bien sur, certains voient d'un mauvais oeil cette nomination, d'autant plus que le clerc n'est pas connu pour avoir une poigne de fer et une vision stricte du clergé. Les progressistes y voient une opportunité de réformer l'église, les partisans de la royauté y voient une occasion de prendre les rennes et de se servir de Lormel comme d'une vitrine de foi et de bonté pour le royaume. La lettre informant de la disparition de Lormel a donc suscité l'attention de quelques membres haut placés dans le clergé. Le gardien de la foi Vengu a envoyé l'un de ses sigires, frère Gaetan, pour enquêter discrètement sur l'affaire. La mission de Gaétan est de retrouver le clerc et de le ramener en Ard-Amrach le plus rapidement possible.
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Re: [CR] La Disparition de frère Lormel
Gorm Caladh
Le sigire frère Gaetan se joint à un convoi d'acheminement de pierre blanche (destinée au chantier de la cathédrale) vers Gorm Caladh. L'intégralité des hommes du convoi se murent dans le silence du fait de la présence du sigire, et redoublent de piété, s'arrêtant tout au long de la journée pour ne pas manquer une prière (ce qui a pour effet de retarder le convoi), ce malgré l'indifférence du sigire. À son arrivée, le sigire s'entretien avec le responsable de l'université qui n'a que peu de choses à lui apprendre, si ce n'est que frère Lormel, depuis l'arrêt de ses fonctions de direction de l'Université, passait son temps à étudier les livres, à la bibliothèque de l'Université ou chez lui. Sa "disparition" n'a pas inquiété l'université dans la mesure ou il n'y passait pas tout son temps. Il semblait cependant très proche d'un jeune clerc très brillant, frère Owain.
La rencontre entre les deux héros a lieu peu de temps après. Frère Owain tente plutôt d'éviter le sigire, mais lorsqu'il comprend que celui-ci enquête sur la disparition de son maître, il se force à lui parler. Le sigire force la porte de la demeure de Lormel (ce que le clerc n'avait pas pu se résigner à faire). Les personnages ne trouvent rien, si ce n'est des ouvrages que Lormel avait emprunté dans la reserve de l'université. Frère Owain se met à étudier minutieusement tout les textes (annotés par Lormel) pendant que le sigire enquête en ville. Au terme de leurs enquêtes respectives, il apparaît que :
- Lormel s'intéressait de très près à plusieurs communautés regroupés autour du culte d'un saint : les lames de saint-Albérich, les Béréniens de Tuath, et d'autres groupes tels que les moines de Corvus. D'un point de vue Théologique, il étudiait la formation de ces groupes et la compatibilité de leur doctrine avec les écrits. Lormel semblait tenter de faire des recoupements entre ces communautés. Frère Owain modère cet intérêt lorsqu'il fait part de sa trouvaille au sigire.
- Lormel a été aperçu quittant la ville seul en direction du nord il y a quelques semaines.
Owain et Gaetan décident de se rendre à Saint-Albérich afin de tenter de retrouver la piste de Lormel. Le sigire revêt une robe de bure d'adepte (grise) afin de ne pas afficher son identité, non sans se prendre une remarque d'Owain qui s'interroge sur la pertinence de ce qui pourrait être un mensonge, manquant ainsi de respect aux ordonnances.
Voyage
Lors d'une pause du soir au cours de leur voyage, les personnages s'étant installés non loin d'un campement Tarish sont témoins d'une scène impliquant un Tarish ivre poursuivant une femme (Tarish elle aussi) aux vêtements à moitié arrachés. Frère Gaetan intervient et dégaine son épée, demandant à la femme si elle a besoin d'aide. Devant la colère de l'homme qui a sorti son arme aussi, la femme refuse l'aide du sigire et retourne avec le Tarish, non sans une certaine réticence, faisant retomber la tension. Les deux religieux décident de ne pas intervenir davantage. Le clerc a pitié pour la pauvre femme mais approuve la décision un peu à contrecoeur. Il ne dort que peu et passe une grande partie de la nuit à prier l'Unique.
Enquête à Saint-Albérich
Frère Owain est déjà venu à Saint-Albérich avec son maître pour étudier les nombreux ouvrages que recèle la bibliothèque de l'abbaye des Lames. Il va quérir le prêtre de la cathédrale, qui est une bonne connaissance. Lormel est bien venu à Saint-Albérich il y a de cela deux mois, et y est resté deux semaines, avant de repartir vers l'est en compagnie d'une varigale. Le sigire déguisé s'intéresse surtout au culte de Saint-Albérich et enquête pour en apprendre davantage, auprès du prêtre, puis des chevaliers Lames. Pendant ce temps là, Owain va consulter les ouvrages que son maître a parcouru durant son séjour. Le clerc est discrètement abordé par un moine, que le prêtre a mis au courant de son arrivée. Owain connais le moine pour l'avoir vu discuter à plusieurs reprises avec Lormel lors de ses précédents passages à Saint-Albérich, sans avoir jamais eu d'interactions directes avec lui. Il est copiste, et s'occupe du scriptorium et de la bibliothèque.
L'homme explique que Lormel est bien passé ici il y a environ deux mois. Il semblait à la fois pressé, excité et un peu craintif, comme s'il était suivi. Il disait avoir mis le doigt sur quelque chose, quelque chose à la fois d'important, de magnifique mais aussi quelque chose de dangereux. Lormel a demandé à consulter certains ouvrages de la bibliothèque, et notamment ceux qui parlaient de l'histoire de Saint-Albérich. Après deux nuits blanches dans la bibliothèque, il a jeté les ouvrages par terre dans un accès de rage, en disant que "non, ça ne collait pas...". Il en a tout de même recommandé un pour ses confrères de Gorm Caladh, il a mentionné que des théologiens viendraient probablement le chercher ici pour l'emprunter. En consultant le dit-ouvrage, Owain trouve, glissée entre deux pages du livre, une lettre qui lui est adressée :
Frère Owain lit attentivement la lettre et prend quelques notes qu'il glisse en marge de l'un des livres qu'il porte avec lui, avant de la détruire. Il ne mentionnera jamais l'existence de cette lettre au sigire, mais fait tout pour orienter la piste vers le monastère de Tuath. Les deux religieux décident d'entreprendre le voyage, et payent les services de Sid, un varigal, pour les accompagner. Pour gagner du temps, il faudra couper par la forêt des murmures...
Le sigire frère Gaetan se joint à un convoi d'acheminement de pierre blanche (destinée au chantier de la cathédrale) vers Gorm Caladh. L'intégralité des hommes du convoi se murent dans le silence du fait de la présence du sigire, et redoublent de piété, s'arrêtant tout au long de la journée pour ne pas manquer une prière (ce qui a pour effet de retarder le convoi), ce malgré l'indifférence du sigire. À son arrivée, le sigire s'entretien avec le responsable de l'université qui n'a que peu de choses à lui apprendre, si ce n'est que frère Lormel, depuis l'arrêt de ses fonctions de direction de l'Université, passait son temps à étudier les livres, à la bibliothèque de l'Université ou chez lui. Sa "disparition" n'a pas inquiété l'université dans la mesure ou il n'y passait pas tout son temps. Il semblait cependant très proche d'un jeune clerc très brillant, frère Owain.
La rencontre entre les deux héros a lieu peu de temps après. Frère Owain tente plutôt d'éviter le sigire, mais lorsqu'il comprend que celui-ci enquête sur la disparition de son maître, il se force à lui parler. Le sigire force la porte de la demeure de Lormel (ce que le clerc n'avait pas pu se résigner à faire). Les personnages ne trouvent rien, si ce n'est des ouvrages que Lormel avait emprunté dans la reserve de l'université. Frère Owain se met à étudier minutieusement tout les textes (annotés par Lormel) pendant que le sigire enquête en ville. Au terme de leurs enquêtes respectives, il apparaît que :
- Lormel s'intéressait de très près à plusieurs communautés regroupés autour du culte d'un saint : les lames de saint-Albérich, les Béréniens de Tuath, et d'autres groupes tels que les moines de Corvus. D'un point de vue Théologique, il étudiait la formation de ces groupes et la compatibilité de leur doctrine avec les écrits. Lormel semblait tenter de faire des recoupements entre ces communautés. Frère Owain modère cet intérêt lorsqu'il fait part de sa trouvaille au sigire.
- Lormel a été aperçu quittant la ville seul en direction du nord il y a quelques semaines.
Owain et Gaetan décident de se rendre à Saint-Albérich afin de tenter de retrouver la piste de Lormel. Le sigire revêt une robe de bure d'adepte (grise) afin de ne pas afficher son identité, non sans se prendre une remarque d'Owain qui s'interroge sur la pertinence de ce qui pourrait être un mensonge, manquant ainsi de respect aux ordonnances.
Voyage
Lors d'une pause du soir au cours de leur voyage, les personnages s'étant installés non loin d'un campement Tarish sont témoins d'une scène impliquant un Tarish ivre poursuivant une femme (Tarish elle aussi) aux vêtements à moitié arrachés. Frère Gaetan intervient et dégaine son épée, demandant à la femme si elle a besoin d'aide. Devant la colère de l'homme qui a sorti son arme aussi, la femme refuse l'aide du sigire et retourne avec le Tarish, non sans une certaine réticence, faisant retomber la tension. Les deux religieux décident de ne pas intervenir davantage. Le clerc a pitié pour la pauvre femme mais approuve la décision un peu à contrecoeur. Il ne dort que peu et passe une grande partie de la nuit à prier l'Unique.
Enquête à Saint-Albérich
Frère Owain est déjà venu à Saint-Albérich avec son maître pour étudier les nombreux ouvrages que recèle la bibliothèque de l'abbaye des Lames. Il va quérir le prêtre de la cathédrale, qui est une bonne connaissance. Lormel est bien venu à Saint-Albérich il y a de cela deux mois, et y est resté deux semaines, avant de repartir vers l'est en compagnie d'une varigale. Le sigire déguisé s'intéresse surtout au culte de Saint-Albérich et enquête pour en apprendre davantage, auprès du prêtre, puis des chevaliers Lames. Pendant ce temps là, Owain va consulter les ouvrages que son maître a parcouru durant son séjour. Le clerc est discrètement abordé par un moine, que le prêtre a mis au courant de son arrivée. Owain connais le moine pour l'avoir vu discuter à plusieurs reprises avec Lormel lors de ses précédents passages à Saint-Albérich, sans avoir jamais eu d'interactions directes avec lui. Il est copiste, et s'occupe du scriptorium et de la bibliothèque.
L'homme explique que Lormel est bien passé ici il y a environ deux mois. Il semblait à la fois pressé, excité et un peu craintif, comme s'il était suivi. Il disait avoir mis le doigt sur quelque chose, quelque chose à la fois d'important, de magnifique mais aussi quelque chose de dangereux. Lormel a demandé à consulter certains ouvrages de la bibliothèque, et notamment ceux qui parlaient de l'histoire de Saint-Albérich. Après deux nuits blanches dans la bibliothèque, il a jeté les ouvrages par terre dans un accès de rage, en disant que "non, ça ne collait pas...". Il en a tout de même recommandé un pour ses confrères de Gorm Caladh, il a mentionné que des théologiens viendraient probablement le chercher ici pour l'emprunter. En consultant le dit-ouvrage, Owain trouve, glissée entre deux pages du livre, une lettre qui lui est adressée :
"Owain, mon ami,
Si vous lisez cette lettre, sachez que je suis désolé d'être parti brutalement, du jour au lendemain, sans avertir. J'ai préféré quitter Gorm Caladh en toute discrétion, afin de ne pas vous mettre en danger en vous emportant dans la folle route que j'entreprends. Si c'est vous qui lisez ces mots, il est probablement déjà trop tard mais au moins vous aurez le recul et la tempérance que je vous sais, et que je ne possède pas. J'aurais pu rester de marbre et me détourner de mes récentes découvertes, mais la soif que j'ai pour le savoir et la vérité du créateur a vaincu le peu d'ambition qui sommeillait en moi. Oui, j'ai récemment été contacté à plusieurs reprises par la capitale, enfin du moins par une partie des autorités qui voit en moi le prochain hiérophante du Temple.
Les considérations politiques ne m'intéressent pas, et vous savez que j'ai toujours fui mon image. J'y vois toutefois une éventuelle opportunité de réformer le clergé et de rendre moins stricts certains aspects du dogme qui pèsent sur le royaume. Je sais évidemment que les personnes qui voient en moi le futur hiérophante attendent précisément cela de moi, et c'est ce qui m'effraie en partie. Comment être sur que ces réformes soient bien guidés par le Créateur, et non par la main du Roi et de ses considérations politiques, militaires et marchandes ? Voient-ils en moi un héros populaire, une marionnette de propagande, une vitrine de foi ? Malgré mes craintes, je pense pouvoir servir l'Unique de cette façon, en m'efforçant de rester juste.
Cependant, mon voyage a une toute autre raison : j'ai entrepris récemment de croiser plusieurs écrits sacré et païens et je suis aujourd'hui convaincu que quelque chose ne colle pas. Vous savez que ma foi immense s'accompagne d'une analyse rationnelle et pragmatique des faits (que vous m'avez toujours un peu reproché, d'ailleurs). J'ai fait des découvertes fantastiques sur des formes de foi s'écartant légèrement du dogme de l'orthodoxie. J'ai la sensation qu'il s'est passé quelque chose dans l'histoire récente de notre église et de notre royaume, quelque chose de terrible, trop terrible pour en parler dans une lettre. Je me dois de creuser cette piste, surtout si je devais me rapprocher des autorités dans le futur. J'en saurais plus dès lors que j'aurais rassemblé les pièces du puzzle qui se dessine. Je dois en savoir plus sur les moines Berenniens de Tuath, pour commencer. Un jeune moine du nom de Jalan avec qui j'entretiens une correspondance m'a informé de la présence d'un ouvrage sur Saint-Beren dans la bibliothèque du monastère. J'espère secrètement y trouver aussi un exemplaire du livre de Rosag qui je le pense, est la clef de tous ces mystères... Aussi je pars demain pour le val de Thoir ou se trouve le monastère des Berenniens. Je vous enjoins à ne pas vous inquiéter, mon ami, et à regagner Gorm Caladh, où je serais de retour dans trois semaines au plus tard...
Amicalement, frère Lormel"
Frère Owain lit attentivement la lettre et prend quelques notes qu'il glisse en marge de l'un des livres qu'il porte avec lui, avant de la détruire. Il ne mentionnera jamais l'existence de cette lettre au sigire, mais fait tout pour orienter la piste vers le monastère de Tuath. Les deux religieux décident d'entreprendre le voyage, et payent les services de Sid, un varigal, pour les accompagner. Pour gagner du temps, il faudra couper par la forêt des murmures...
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Re: [CR] La Disparition de frère Lormel
La forêt des murmures
Nos deux compagnons se sont donc mis en route vers le monastère de Tuath, à travers la forêt des murmures. Une bonne occasion de plonger directement dans l'univers sombre et violent d'Esteren. Arrivant dans des zones reculés de Gwidre, le varigal Sid à l'intuition qu'un sigire (il a deviné l'identité de frère Gaetan) ne sera pas forcément tout le temps accueilli avec joie. En particulier, à l'approche d'un village, Sid va se renseigner et découvre qu'un mariage est célebré, et de peur de jouer les trouble fête, il conseille aux religieux de rester à l'écart. Les PJ l'écoutent et suivent son conseil.
Petit instant de malaise lorsque Sid sort un luminaire, alimenté par du flux. Le sigire pragmatique est paradoxalement moins gêné que le clerc, qui se retrouve dans un dilemne et priera l'Unique de le pardonner une bonne partie de la journée. Pareil lorsque Sid sort une pipe et se met à fumer, ce qui est prohibé en Gwidre. Les deux hommes comprennent néammoins que Sid leur est indispensable et ils n'ont pas le choix, et ils acceptent ces écarts aux ordonnances, car avoir un guide est vital pour eux.
Le voyage est perturbé par une attaque de créatures : à la nuit tombée, des fennecs hurleurs font leur apparition
FENNEC HURLEUR (10 points de vie)::
Attaque : 11. Défense : 13. Rapidité : 12. Potentiel : 3. Dégâts : 2. Protection : 8
Lorsque le fennec hurle, jet de résistance mentale. En cas d'echec, le PJ est désorienté pendant 3 round et subis un malus de -3 à tous ses jets.
Coup du destin, le varigal Sid enchaîne la malchance (deux échecs critiques, contre un coup critique d'un féond) et se fait sauter à la gorge par deux féonds enragés. Il aura à peine eu le temps de combattre avant de trouver la mort brutalement, sa gorge déchiquetée par les fennecs. Alors que le sigire repousse les autres féonds et que le combat commence à tourner en la faveur des deux religieux, un horrible rugissement se fait entendre. Apparaît un énorme ours féondas, fait de ronces :

Frère Owain et frère Gaetan croient leur heure arrivée. Impuissant face à l'ours qui les charge, ils essaient de s'enfuir sur Astaban, la jument de frère Gaetan, mais ils se font désarçonner. Gaetan essaie de défendre frère Owain qui se met à prier l'Unique de toutes ses forces. Le combat est inégal et Gaetan finit par tomber inconscient sous les coups de l'ours féond. La dernière chose qu'il voit avant de s'évanouir est frère Owain générant une lumière bleutée d'une luminosité incroyable, progressant de manière circulaire autour d'eux et repoussant le monstre. Noir pour les deux religieux.
Nos deux compagnons se sont donc mis en route vers le monastère de Tuath, à travers la forêt des murmures. Une bonne occasion de plonger directement dans l'univers sombre et violent d'Esteren. Arrivant dans des zones reculés de Gwidre, le varigal Sid à l'intuition qu'un sigire (il a deviné l'identité de frère Gaetan) ne sera pas forcément tout le temps accueilli avec joie. En particulier, à l'approche d'un village, Sid va se renseigner et découvre qu'un mariage est célebré, et de peur de jouer les trouble fête, il conseille aux religieux de rester à l'écart. Les PJ l'écoutent et suivent son conseil.
Petit instant de malaise lorsque Sid sort un luminaire, alimenté par du flux. Le sigire pragmatique est paradoxalement moins gêné que le clerc, qui se retrouve dans un dilemne et priera l'Unique de le pardonner une bonne partie de la journée. Pareil lorsque Sid sort une pipe et se met à fumer, ce qui est prohibé en Gwidre. Les deux hommes comprennent néammoins que Sid leur est indispensable et ils n'ont pas le choix, et ils acceptent ces écarts aux ordonnances, car avoir un guide est vital pour eux.
Le voyage est perturbé par une attaque de créatures : à la nuit tombée, des fennecs hurleurs font leur apparition
FENNEC HURLEUR (10 points de vie)::
Attaque : 11. Défense : 13. Rapidité : 12. Potentiel : 3. Dégâts : 2. Protection : 8
Lorsque le fennec hurle, jet de résistance mentale. En cas d'echec, le PJ est désorienté pendant 3 round et subis un malus de -3 à tous ses jets.
Coup du destin, le varigal Sid enchaîne la malchance (deux échecs critiques, contre un coup critique d'un féond) et se fait sauter à la gorge par deux féonds enragés. Il aura à peine eu le temps de combattre avant de trouver la mort brutalement, sa gorge déchiquetée par les fennecs. Alors que le sigire repousse les autres féonds et que le combat commence à tourner en la faveur des deux religieux, un horrible rugissement se fait entendre. Apparaît un énorme ours féondas, fait de ronces :

Frère Owain et frère Gaetan croient leur heure arrivée. Impuissant face à l'ours qui les charge, ils essaient de s'enfuir sur Astaban, la jument de frère Gaetan, mais ils se font désarçonner. Gaetan essaie de défendre frère Owain qui se met à prier l'Unique de toutes ses forces. Le combat est inégal et Gaetan finit par tomber inconscient sous les coups de l'ours féond. La dernière chose qu'il voit avant de s'évanouir est frère Owain générant une lumière bleutée d'une luminosité incroyable, progressant de manière circulaire autour d'eux et repoussant le monstre. Noir pour les deux religieux.
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Re: [CR] La Disparition de frère Lormel
La suite please ??