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par iznurda » 27 févr. 2012, 14:58
Plop,
bon ça fait un moment je vous bassine avec et que j'y fait allusion et vous en ignorez encore tout donc voici déjà un avant goût du contexte. Cela devrait vous donner un meilleur aperçu du projet.
Préambule sur Espérance - attention y a du spoil -
Tout à vraiment commencé en 783 [1286 ap. Rév.] Lors de la grande Expurgation.
Le frêre Ern, Sigire de son état, poursuivait avec une poignée des siens un groupe de d'hérétiques demorthèn à travers la Forêt des Murmures. Perdus ils errent un temps en trouvant bon gré malgré leur subsistance sur place avant de trouver par hasard un grand cercle d'imposants dolmens aux pierres gravées. Le lieu et les dolmen semblent anciens et le lieu leur apparaît immédiatement comme important. Alors qu'ils passent la nuit en son centre on raconte qu'Ern eût la vision d'une cité et que l'alignement parfait des six dolmen étaient un signe que lui envoyait l'Unique.
784 [1287 ap. Rév.]
Ern fut le seul à être repêché dans le Kreizhdour au printemps suivant alors que sa vie ne tenait plus qu'à un fil. Il avait visiblement souffert de privations et le froid lui avait prélevé tous les doigts de sa main gauche et la majeure partie de ceux de ses orteils. On ne sait trop comment cela arriva mais il effectua sa convalescence à Tulg Naomh, période durant laquelle il en profita pour rédiger ses notes car il se savait capable de retrouver le site désormais.
787 [1290 ap. Rév.]
Ern est de retour à Ard-Amrach ou il narre ses aventures à ses proches. Certains demeurent sceptiques mais d'autres se rallient à sa vision.
788 [1291 ap. Rév.]
Les visions d'Ern gagnent du terrain et les destructions des pierres dressées ralentissent. Ern est arrêté par des sigires et longuement interrogé. Visiblement il avait convaincu plus de monde qu'il n'y paraissait car ce fut le tollé au sein du Culte. Craignant une dislocation et une perte d'autorité totale le hiérophante finit par intervenir et ordonne la libération d'Ern. Il s'entretient avec lui avant de le nommer recteur d'un monastère qu'il aura charge d'ériger sur le site qu'il revendique comme sacré avec ceux qui le voudraient. L’événement fut consigné, les notes d'Ern recopiées et le vent de révolte apaisé aussi vite qu'il était apparût.
790 [1293 ap. Rév.]
Ern s'enfonce dans la forêt des Murmures avec un millier de suivants, civils comme religieux. Plus personne ne reçut de nouvelles par la suite et l'expédition fut finalement consignée comme étant un échec.
892 [1395 ap. Rév.]
Couronnement du roi de Gwidre Dalenverch IV l'année de ses 14 ans. Le hiérophante Anthénor se rend vite compte qu'il ne faut se fier à son jeune âge et que le nouveau roi serait moins malléable que son prédécesseur. Suite à un début d'incendie - que l'on soupçonne criminel - dans une bibliothèque on retrouve par hasard les notes relatives à Ern et sa vision. Curieux, le hiérophante monte dans le plus grand secret une expédition pour retrouver l'abbaye d'Ern. Engageant le varigal le plus réputé pour cette partie du monde de l'époque auquel il adjoint quelques sigires habitués à voyager discrètement et rapidement. L'expédition revient et annonce qu'il n'existe plus de moines à l'abbaye et qu'une communauté traditionnelle importante y vit.
893 [1396 ap. Rév.]
Après un hiver de réflexion le hiérophante Anthénor finit par voir dans ce site une bonne opportunité pour échapper à l'emprise toujours plus forte du jeune souverain. Il ordonne discrètement à une garnison de chevaliers lames de s'installer sur le site et convertir les infidèles. La communauté locale s'insurgea et fut exterminée. (Remarque : hormis dans quelques archives du Temple, cet épisode sanglant est presque inconnu de tous. La communauté vivait isolée et en autarcie au sein d'une région méconnue avant d'être passée par le fil de la lame des chevaliers de l'église).
Les terres arables sont fertiles et le site viable. Anthénor fait s'installer discrètement de plus en plus de forces sur place. Des moines rejoignent le chapitre de chevaliers lames nouvellement créé et l'ancienne abbaye est réhabilitée.
894 [1397 ap. Rév.]
Une horde de féondas s'abat avec violence sur le site, faisant fi des fortifications insuffisamment reconstruites. Les chevaliers lames font retraite en protégeant les moines vers le cercle de dolmen toujours en place. Rapidement il apparaît que les créatures ne parviennent pas à pénétrer dans le cercle et les chevaliers, à force de harcèlement, finissent par l'emporter au prix de lourdes pertes. Premier Fléau, premier Miracle. Sitôt la nouvelle parvenue aux oreilles du hiérophante ce dernier comprend que cet illuminé d'Ern n'avait peut-être pas tord quand à l'importance de ce site. Décidant d'y cristalliser ses propres ambitions pour le culte il rebaptise le site Espérance et pioche dans les caisses du clergé pour investir dans la concrétisation de la vision d'Ern, construire la premier cité-monastère en Tri-Kazel.
895 [1398 ap. Rév.]
Les geôles de Gorm Caladh et d'Aimliù sont vidées et les forçats sont mis à contribution pour les premiers grands travaux d'ampleur. Les dolmens sont écartés les un des autres et le cercle agrandi. L'abbaye et le chapitre sont déplacés pierre par pierre et reconstruites à l'intérieur de la nouvelle zone étendue. Au centre même de l'hexelcis formé par les dolmens, ayant conservés leurs orientations d'origine, est conservé un large espace destiné à accueillir la future cathédrale.
L'hiver qui suivit toute végétation mourus sur une journée de marche autour d'Espérance. L'espace fut colonisé rapidement par une herbe foncée et haute. C'est le second Fléau.
896 [1399 ap. Rév.]
Aucune récolte ne poussa dans les terres autour d'Espérance. La famine terrasse la majeure partie des forçats et les Espérantois. Au plus fort de l'hiver tous attendent la fin jusqu'au second Miracle : en l'espace d'une nuit a poussé sur la neige une récolte de blé. Il apparût rapidement que certains pouvaient toucher le végétal alors que pour d'autre il se désagrégeait au contact. Une fois récolté le grain demeurait sain et stable. La population fut sauvée et cela fit grand bruit. Impossible désormais de tenir secret si énorme. Dalenverch reste cependant sans réaction et le hiérophante pousse son avantage. Piochant allègrement dans les caisses et assigne un maximum de ressources à la cité-monastère en devenir.
897 [1400 ap. Rév.]
Pour la seconde fois les récoltes ne produisent rien mais le blé jaillit de la neige. Ce miracle annuel est baptisé Moissons de Givre. La roche du site, bien que moins claire que l'albanite, se montre facile à travailler tout en durcissant à l'air, est exploitée et des carrières souterraines sont mises en place pour fournir à la cité les pierres dont elle a besoin. Les remparts de la première marche, formant un hexagone parfait dont les dolmen forment les arches des portes, est construit dans l'année. De l'albanite est importée et taillée en fresque pour décorer la muraille.
898 [1401 ap. Rév.]
Troisièmes Moissons de Givre. Une théorie avance que le miracle permet de tester sa foi. Un pèlerinage se met spontanément en place, les pèlerins échouant au test de la récolte devant travailler pour la cité-monastère jusqu'à réussite. Le chantier n'arrête jamais et les carrières fonctionnent même l'hiver. L'église consacre ses forces à la surveillance, l'entretient et au renforcement des voies de communications pour permettre l'acheminement d'un flot de pèlerins toujours croissant. Les communautés voisines sont mises à contribution pour l'effort de nourriture en échange d'une protection accrue. Un équilibre fragile s'installe mais la cité-monastère semble sortir de terre de jour en jour.
900 [1403 ap. Rév.] :
Les travaux de construction de la cathédrale commencent. Alban, l'architecte chargé du projet est un jeune homme prometteur originaire de Gouvran. Ses croquis promettent le clocher le plus haut et le plus lumineux qu'il ai été donné de voir à la Péninsule.
908 [1411 ap. Rev.]
Espérance, de nos jours. Aujourd'hui Espérance compte plusieurs milliers d'habitants et presque autant de travailleurs sur les chantiers et carrières. L'économie locale est en pleine expansion : si les terres avoisinantes ne produisent rien elles constituent de bonne pâtures. La laine et son exploitation est encouragée et de nombreux ateliers sont établis. Un nouveau procédé de tissage y est testé et le velours ainsi produit constitue une nouveauté très prisées dont le potentiel à l'exportation semble prometteur. Les fondations des murailles de la seconde marche sont établies et les constructions s'entassent dans les espaces délimités. Au delà de la seconde marche des habitations et sommaires hébergent le trop plein, principalement des pèlerins.
Comme on peut le voir j'accorde une place politique en Gwidre et un rayonnement économique en devenir important à la cité-monastère. L'ambition du hiérophante est de pouvoir déplacer le centre du pouvoir théologique à Espérance et de créer un contre-pouvoir en Gwidre. Pour ce faire il en profite également pour tisser des alliances avec nombre de seigneurs, aidé en cela par la politique d'ingérence permanente menée par le roi.
De son côté Dalenverch n'est pas dupe mais considère pour l'instant la situation à son avantage : en plus de protéger à moindre frais sa frontière sud, toute une nouvelle région de son pays jusqu'alors négligée est en train d'être exploitée. Le dynamisme commercial engendré par la construction d'Espérance remplit les caisses royales et vide celles du Temple qui, tout accaparé par son grand projet, ne le sollicite quasiment plus. Habilement mais sûrement il tisse également ses alliances et prépare tranquillement sa réaction prochaine.
Bien entendu tout n'est pas dit mais voici donc pour le moment le portrait de la situation et le contexte tel que je l'imagine pour ma campagne. Le premier épisode aura donc pour objectif de les jeter sur les routes de Gwidre, périple qui les conduira tout droit à Espérance dès le troisième épisode. Là ils découvriront progressivement l'histoire et les secret de la cité-monastère naissante, directement ou indirectement.
A noter toutefois que les éléments ci-dessus peuvent cependant changer quelque peu, au fil de mon avancée dans la rédaction de la campagne.
Remarques : J'ai également modifié ici la date du sacre de Dalenverch IV, me rendant compte que celle de ma chronologie était erronée. 888 correspond en fait à son année de naissance (Livre I, Univers, page 77). J'ai fixé assez arbitrairement l'âge de son sacre à 14 ans, mais je trouve que cela renforce l'aura que donne à ce souverain les descriptions du LdB. Je répercuterais ultérieurement la modification dans ma chronologie simplifiée. Du coups j'en profite également pour renommer ce thread.
iz